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« La lèpre le quitta et il fut purifié » Edition du 14 février

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Marc (1, 40-45)

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En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.

COMMENTAIRE

Au delà du miracle accompli par Jésus sur la demande d’un lépreux, il faut se replonger dans le contexte de l’époque. La lèpre était une maladie terrible qui entraînait une exclusion totale du malade de la société civile et religieuse, le reléguant en dehors des villes. Ses vêtements étaient brûlés et il revêtait des guenilles en criant « impur ». Au moyen âge, les lépreux ne se déplaçaient  qu’avec une crécelle afin d’avertir les personnes dont ils s’approchaient. Jésus, lui qui est proche des exclus, prend « des risques », le guérit, et lui demande de faire constater sa guérison auprès d’un prêtre comme le veut la tradition biblique. Si Jésus lui demande ne ne pas parler de lui, c’est qu’il ne veut pas passer pour un guérisseur, un faiseur de miracles. Le Christ est là pour remettre les exclus debout par amour du Père et de l’humanité. Quelles sont les lèpres qui excluent dans notre monde contemporain ? Il y a  eu   le sida, il y a la Covid19  dont les premières victimes ont été enterrées sans famille et sans rite religieux, comme des pestiférés. Les mesures, si elles ont été assouplies, n’en restent pas moins difficiles pour les familles, Il y a d’autres lèpres qui excluent : le manque de travail, le manque d’argent, l’isolement. Comment pouvons-nous les combattre ?

 

Nous remercions vivement Michel Marty , diacre du diocèse de Troyes, pour le partage de ce texte

« Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies » Edition du 7 février 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Marc (1, 29-39

​En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main
et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal
ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

 

COMMENTAIRE

Nous voici donc à Capharnaüm, ville frontalière avec le monde païen, sur les bords du lac de Tibériade. Jésus vient d’appeler Simon-Pierre et son frère André puis Jacques et son frère Jean qui étaient tous des pêcheurs. Comme Jésus était un « sans domicile fixe » souvent accompagné de « groupies », il fut invité par Pierre dont la belle-mère était malade. Cela peut nous faire penser que celui-ci était donc marié. Avez-vous remarqué ce détail inhabituel chez Jésus. Souvent dans d’autres passages, il demande d’abord « que veux tu que je fasse » avant de guérir. Or ici, c’est le contraire : ‘on parla de la malade à Jésus’… il s’approcha sans rien demander et la met debout. Il est à noté que, dans le texte grec, la traduction serait plutôt :, « la réveille, la fait lever », qui exprime la  résurrection. Le texte ne s’attarde pas sur le repas qui suit. Le sabbat terminé (après le coucher du soleil), on notera les actions de Jésus : guérisons, expulsion de démons. Après une nuit de repos, il s’isole pour prier Dieu son Père dont il partage l’amour en lien avec l’Esprit Saint, et pour « recharger ses batteries » afin de continuer à proclamer la Bonne Nouvelle . Savons-nous nous isoler pour retrouver le Père ? Le confinement aura au moins l’avantage de nous y aider.

Nous remercions vivement Michel Marty , diacre du diocèse de Troyes, pour le partage de ce texte

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EVANGILE….

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Nous remercions vivement le père ……….. , prêtre du diocèse de ……., pour le partage de ce texte

« Il enseignait en homme qui a autorité » Edition du 31 Janvier 2021

EVANGILE​. de Jésus Christ selon saint Marc (1, 21-28)

​Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

 

COMMENTAIRE

La scène se déroule à Capharnaüm, à la synagogue. Jésus parle et avec autorité, soulignent ses auditeurs, frappés par cet enseignement nouveau. L’autorité, étymologiquement, signifie ce qui permet de grandir : il s’adresse à chacun, c’est un langage nouveau qui interpelle.                                             Jésus  agit : il libère un homme de l’esprit impur. Il vient redonner à chacun sa dignité, le mettre debout, le sortir de tout ce qui l’empêche d’être vraiment humain. Jésus  pose question : qu’est-ce que cela veut dire ? Cette nouveauté  invite à  un regard neuf  sur toutes choses, à  une vie  « autre ».             Cette manière de faire de Jésus nous indique un chemin  pour nous, ses disciples. Parler et agir vont de pair, c’est la condition de notre crédibilité. Pour parler, il faut d’abord savoir écouter ce que Dieu nous dit, ce que nos concitoyens disent,  pour agir en conséquence. Il faut aussi  savoir nous laisser questionner. Savons-nous nous  étonner, nous  émerveiller devant la nouveauté  de la Parole,  la richesse de la vie,  la beauté  de la création, devant un sourire ? Alors, nous serons témoins et acteurs d’espérance  et peut-être  notre vie de chrétien  posera-t-elle  aussi question à  celles et ceux que nous rencontrons.

 

Nous remercions vivement le père Clément Jung , prêtre du diocèse de Metz, pour le partage de ce texte