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Mille signes de l’Evangile



« Huit jours plus tard, Jésus vient » Edition du 11 avril 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Jean (20, 19-31)

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

 

COMMENTAIRE

« Mon Seigneur et mon Dieu ! » Comment Thomas en est-il venu à cette proclamation de sa foi en Jésus ressuscité ? Sans doute avait-il reçu, comme tous les enfants de son temps, une éducation religieuse, un enseignement des Écritures et une pratique des traditions dans son terreau familial et social. Dans notre langage courant il passe pour un mécréant. Or l’évangile nous le présente comme un vrai croyant. Cet homme avait du tempérament. « Allons avec Jésus et mourons avec lui » déclare-t-il à ses amis en suivant Jésus dans la direction de Jérusalem. C’est lui aussi qui interpelle Jésus en lui disant : « Nous ne savons pas ton chemin. » C’est donc un homme à la fois décidé et réaliste. En quoi nous lui ressemblons. Nous aimerions en savoir plus sur le fait de la résurrection, pour affermir nos convictions à défaut de certitudes. Car nous n’en avons que des signes, même nombreux, pour nous investir avec conviction. Thomas traumatisé par la mort de Jésus a dû passer par une période de doute et de découragement. Déçu par ce qui est arrivé, il a pris du recul. Il est vrai que grâce à ses amis fidèles, il a pu revenir à la pratique religieuse. Néanmoins il doutait encore, il lui fallait voir, toucher et expérimenter la présence du Ressuscité. Comment lui donner tort. La foi n’est-elle pas un passage de la foi de son milieu à celle d’une libre adhésion. Et comment adhérer s’il n’y a pas un questionnement préalable et un débat. La foi sera toujours un doute surmonté. Croire n’est pas seulement une affaire d’émotion, mais aussi d’intelligence et de volonté. A nous d’écrire aujourd’hui notre parcours de foi en Jésus mort et ressuscité. Et, ajoute saint Paul, vivre en ressuscités.

 

Nous remercions vivement le père Joseph Penrad , prêtre du diocèse de Metz, pour le partage de ce texte

« Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » Edition du 4 avril 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Jean (20, 1-9)

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

COMMENTAIRE

Il vit et il crut. Qu’est-ce que Jean a vu, et qu’est-ce qu’il a cru ? Depuis trois ans il suit Jésus dans son cheminement à travers la Galilée. Il a vu comment à Cana il a suscité le véritable amour dans la vie d’un couple. Il a vu Nicodème le pharisien rencontrer Jésus de nuit pour ne pas se compromettre devant ses compatriotes. Il a vu la conversion du fonctionnaire royal, et celle de l’hérétique samaritaine à Sichar, ainsi que celle des Grecs venus à Jérusalem adorer Dieu. Il a vu comment les yeux de l’aveugle se sont ouverts à la véritable identité et mission de  Jésus. Et au pied de la croix, il a entendu le centurion romain déclarer sa foi. Certes ce ne sont pas de preuves de l’identité de Jésus, mais des signes qui lui permettent d’avoir une intime conviction, suffisamment pour s’investir à sa suite. Il vient de comprendre aussi les paroles de Jésus disant qu’il lui fallait mourir pour ressusciter. Et il disait aussi : « Il est bon pour vous que je m’en aille, sinon l’Esprit Saint ne pourrait pas venir à vous. » De fait, pour vivre de son amour infini il fallait qu’il quitte la matrice terrestre, et être présent et agissant hors du temps et de l’espace, universellement. C’est ce que Jean vit devant la tombe. L’amour dont Jésus l’a aimé est toujours vivant, et il l’éprouve. Aujourd’hui encore les signes du travail de l’Esprit peuvent se compter par milliers dans le monde. Baptisés, temple de l’Esprit Saint, nous avons le pouvoir de faire advenir l’amour de Dieu et l’éprouver dans nos relations vécues fraternellement. Et nous savons aussi par expérience que seuls participent à la transformation du monde ceux qui savent toucher les cœurs.

Nous remercions vivement le père Joseph Penrad , prêtre du diocèse de Metz, pour le partage de ce texte

Passion de notre Seigneur Jésus Christ Edition du 28 mars 2021

EVANGILE

La passion de notre Seigneur Jésus Christ selon st Marc (15, 1-3)

Dès le matin les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le Conseil suprême. Puis, après avoir ligoté Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Celui-ci l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui le dis. » Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations. Pilate lui demanda à nouveau : « Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »  Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate fut étonné.
À chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient. Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.  La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander ce qu’il leur accordait d’habitude. Pilate leur répondit : « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré. Ces derniers soulevèrent la foule pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas. Et comme Pilate reprenait : « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? », de nouveau ils crièrent : « Crucifie-le ! » Pilate leur disait « Qu’a-t-il donc fait de mal ? » Mais ils crièrent encore plus fort : « Crucifie-le ! » Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le  livra pour qu’il soit crucifié. Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde, ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau de pourpre, et lui remirent ses vêtements Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier, et ils réquisitionnent, pour porter sa croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha, ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire). Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ; mais il n’en prit pas. Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun. C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin) lorsqu’on le crucifia. L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs ». Avec lui ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient : « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, descends de la croix ! » De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ; alors nous verrons et nous croirons. » Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éloï, Éloï, lema sabactani ? », ce qui se traduit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! » L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! » Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.

Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »

COMMENTAIRE

Attendu que… 28 mars 2021
La lecture de St Marc 11,1-10 où Jésus est sur son ânon, et le récit de la passion du Christ St Marc 14,1-15,47 nous invite à passer de la joie « il est là » à l’espérance il vient et viendra
Cette méditation je l’ai trouvée au détour de mes vacances. Où, je ne sais plus. Mais j’ai aimé. Je vous la partage. J’y ai posé ma patte.
Nous avons l’image des tribunaux. Des Juges avec leurs accoutrements et les avocats des deux parties. Dans le procès de ce dimanche dans l’Evangile de ce dimanche de St Marc, rien de tout cela, une attaque et une défense, Jésus seul, sans avocat, sinon l’Esprit Saint.
Le jugement est rendu
Attendu que le nommé Jésus, fils de Joseph, originaire de Bethléem en Judée, domicilié légalement à Nazareth en Galilée, a préféré obéir à sa conscience plutôt qu’aux lois civiles ou religieuses, lorsque celles-ci lui paraissaient injustes ou inhumaines,
Attendu qu’il prétendait que l’organisation religieuse est faite pour l’homme et non l’homme pour l’organisation religieuse,
Attendu qu’il s’est toujours refusé à établir une distinction entre les humains d’après la couleur de leur peau, leur fortune, leur sexe, leur culture, leur état de vie ou leur profession,
Attendu qu’il considérait les femmes et les enfants comme des sujets de droit, leur reconnaissant aussi bien des droits que des devoirs.
Attendu qu’il faisait bon accueil aux étrangers, aux marginaux, et en règle générale à tous les exclus, et qu’il enseignait à ses disciples à faire de même,
Attendu qu’il prêchait le partage des revenus et des biens, et qu’il citait en exemple aussi bien des possédants que des démunis,
Attendu qu’il s’est dit  » homme de Dieu « ,  » fils de l’Eternel « , et  » homme de la fin des temps « , et qu’il a mis sa personnalité en conformité avec ces titres,
Attendu qu’il a enseigné à tous ceux qui le suivaient à vivre comme lui et à construire un monde fondé sur les valeurs qui étaient les siennes,
Attendu qu’il a prétendu qu’il reviendrait à la fin du temps,
Attendu qu’il n’a jamais renié aucune de ses paroles ni aucun de ses comportements, même devant ses juges,
Tous ces attendus ayant été soigneusement examinés par nous,
Nous déclarons qu’il est essentiel et absolument urgent de vivre comme lui, et d’enseigner à vivre comme lui, quelles que puissent en être les conséquences, car il en va de notre propre bonheur et du bonheur de nos frères humains.
Attendu d’autre part que nous croyons que Dieu l’a ressuscité à la vie par delà la mort,
Nous affirmons et nous proclamons que sa vie et sa mort sont exemplaires, et que la vie qui lui a été redonnée est celle-là même qui nous sera accordée à nous aussi si nous vivons comme lui, à notre mesure, et si nous sommes unis à lui par ce que l’Église nomme  » des sacrements « , et qui sont les signes d’amour qu’il nous a laissés… pour que tout personne soit une fille ou un fils à son image qui avec lui  prennent soin des uns et des autres et qui partagent à tous la joie de l’Évangile et la fraternité entre tous Fratelli Tutti dit et écrit François.
Attendu que, aussi La situation pandémique touche le monde et personnes qui l’habitent, nous invite à des précautions diverses. Que nos prières, pour les chercheurs, les personnels médicaux, visiteurs de malades ou de personnes seules soient sincères. Quelles le soient aussi, et c’est plus difficile, au regard de ceux qui ne respectent les règles sanitaires en mettant en danger leurs vie et celles des autres

 

Nous remercions vivement le père Marc Mangot, prêtre du diocèse de Créteil, pour le partage de ce texte

« Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit » Edition du 21mars 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Jean (12, 20-33)

En ce temps-là, il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque. Ils abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus. Alors Jésus leur déclare : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre. D’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit : « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous. Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

 

COMMENTAIRE

Lorsque je fus instituteur, à l’occasion des leçons d’éveil aux sciences de la vie, que certains parmi vous appelaient Leçon de choses, je donnais à mes élèves des lentilles ou des haricots, ou encore de futurs radis. A mon invitation ils les mettaient sur du coton, les arrosaient, un petit germe sortait de la lentille et petit à petit une plante commençait. La vie venait
Lorsque je prépare des obsèques, dans la rencontre avec les familles, lors de la présentation du ou de la défunte, ayant une famille j’aime compter les enfants, les petits enfants et les arrières, pour signifier qu’un couple a donner beaucoup de vie sans compter les épouses ou les époux.
Réaliser toute la vie donnée et générée et souvent rassemblée pour un anniversaire ou une fête que permettent les congés scolaires redonnent du sourire malgré la peine du deuil
Le semeur est sorti pour semer ses grains. Ceux de l’amour, dont Jésus nous parle dans tous les Evangiles mais aussi ceux du Royaume de Dieu, son Père et notre Père.
Redire le Notre Père, semence de chaque jour, pour redécouvrir ce qui est semé en nous. Le pain de chaque jour, le pardonné et offert, la force de ne pas être tenté et être délivrer de nos maux de chaque jour peut réajuster ma vie comme le menuisier rabote son tasseau pour que l’étagère soit de niveau. Pour moi, ce rajustement ensemencé s’appelle la conversion.
Je reviens au grain de blé qui semé, meurt et porte du fruit est une image, un symbole de la vie pascale que nous avons à choisir. Soit un train-train stérile, soit une vie remplie, féconde de la lecture de la parole de Dieu éclairée par mes rencontres quotidiennes, mes partages d’équipe, mon accueil du sacrement de l’Eucharistie, et en ce temps de carême redécouverte du sacrement de la réconciliation. (J’aime à dire qu’un sacrement : c’est Dieu qui agit si je le veux bien)
Qu’est-ce que cela veut dire qu’un grain tombe en terre meurt et pousse ?
C’est important de toujours se souvenir de la richesse des images agricoles que le Seigneur prend, et parfois pour nous ce sont des images qui nous passe un peu à côté.
Jésus se compare à ce grain de blé qui tombe en terre. Jésus va mourir puis va ressusciter. Jésus ne ressuscite pas seul.
On dit que celui qui ne meurt pas reste seul. Qu’est-ce que cela veut dire que Jésus est ressuscité, mais pas tout seul ? Cela veut dire que Jésus nous ressuscite avec lui, tout simplement et qu’il nous donne cette vie qu’il a en lui. C’est magnifique !
En fait, toute la vie de Jésus c’est de ne rien garder pour lui et de tout donner à Dieu et aux hommes. Le slogan de Jésus pourrait-être : « Rien pour moi, tout pour Dieu, tout pour les autres ! »

 

Nous remercions vivement le père Marc Mangot , prêtre du diocèse de Créteil, pour le partage de ce texte

« Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » Edition du 14 mars 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Jean ( 3, 14-21)

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En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

COMMENTAIRE

Face au danger et au malheur, vers quoi ou vers qui, tournons le regard ? Sur la route, certains jettent un coup d’œil vers quelques figurines ou photo de la famille, d’autres ont collé un St Christophe, protecteur de ceux qui utilisent un moyen de transport. D’autres soupirent et lèvent les yeux au ciel, d’autres encore crient papa, maman, d’autres enfin disent Jésus, Marie, Joseph.
D’autres rites ancestraux invitent à fixer sur nos murs ou à côté des portes, divers objets non religieux. Peuvent délivrer du mal ou faire fuir le mal ? Je ne le crois pas. Dans certaines familles de différentes cultures, que je rencontre, je ne condamne pas. J’essaie de comprendre, et Parole de Dieu, ou prières, à ma mesure j’essaie d’évangéliser la piété populaire, la piété des traditions.
Sous la conduite de Moïse le peuple fait pareil au désert : il pose leur regard vers la représentation d’un serpent de bronze, un serpent qui guérit, d’où le caducée sur les voitures de nos médecins et peut-être infirmière. Cependant en ce tournant vers ce serpent de bronze, le peuple se convertissait et reconnaissait ses révoltes contre Dieu, qu’il accueillait comme un Dieu sauveur.
Nos anciens, nos pères dans la foi, nous ont invités à poser sur nos murs une croix.  De même dans nos églises, aux carrefours de routes que nous appelons « calvaire » Calvaires bretons, limousins, savoyards…. Parfois aussi des croix faisant mémoire de missions Chacune son architecture, mais, toujours une croix avec ou sans le Christ qui ont invité le pèlerin ou un touriste à poser son cœur sur ces croix. Une prière surgit de leurs cœurs, des mots de demandes, de mercis, un Notre Père, ou….
Jésus crucifié est, dans la foi, le signe de notre salut, nous l’appelons notre Sauveur, la mort est vaincue, il est ressuscité.
Cette partie en italique n’est pas de moi et je ne sais pas de qui.
La croix était un supplice dégradant, elle devient passage vers la gloire céleste.
La croix était une mise à mort, elle devient passage vers la vie nouvelle.
La croix était une condamnation, elle devient passage vers la justice de Dieu.
La croix était enveloppée de ténèbres Mc 15,33), elle a fait venir la lumière de Pâques
La croix signifiait l’échec du prophète et la dispersion de sa communauté, elle donne naissance à un peuple nouveau….. L’Eglise peuple de Dieu.
Jésus serait-il le magicien de nos vies ? Non, mais oui grâce à la foi. Parce que croire ,c’est, à notre mesure, suivre le Christ, c’est lire la Parole de Dieu, la Bible, Prions en Eglise, Magnificat et internet avec AELF, ou avec d’autres, comme dans nos équipes. C’est mettre nos talents, nos charismes au service « d’autres ». Les guillemets parce qu’il a le caritatif ici et dans le monde par notre présence ou nos soutiens, n’oublions pas les voisins, les amis et la famille
Oui, acceptons dans la foi, de se nourrir du pain rompu pour discerner les réajustements que nous avons à faire, dans nos vies, nos engagements et ceux que je pourrais laisser pour d’autres..
Enfin, poser un regard vers la croix, chez nous, dans les carrefours ou nos églises est geste pascal. Recevoir et accueillir la force et la lumière du ressuscité en nous et pas que, aussi en équipe et autour de nous.
Comme croyants devenons des passages.

 

Nous remercions vivement le père Marc Mangot, prêtre du diocèse de Créteil, pour le partage de ce texte