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Mille signes de l’Evangile



« Celui qui ne prend pas sa croix n’est pas digne de moi. Qui vous accueille m’accueille » Edition du 28 juin 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (10, 37-42)

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

COMMENTAIRE

Aimer Christ plus que tout
Devenir  disciple du Christ engage toute notre vie ; il n’est pas au niveau des ‘objets’ de notre affection il est bien au-delà . Ce choix oriente notre vie pour ici et pour l’éternité.
Aujourd’hui la liturgie nous invite à ce choix  aux dépens de nos parents, de ceux qui nous sont chers.
Le christ serait-il égoïste pour nous mener à lui au détriment de nos parents ? Non  évidemment ! À l’exemple d’Abraham à qui il fut demandé de tuer son fils en sacrifice, le Christ nous demande de tout donner, même ce que nous avons de plus précieux, pour qu’il nous comble infiniment en retour.
L’amour pour Dieu invite que nous lui donnions tout  pour qu’il nous comble au-delà de nos espérances.
Être disciples c’est choisir sans hésitation le Christ pour maître et pour ami. C’est répondre à un appel puissant, exigeant et vrai.
C’est un chemin de liberté, de libération qu’i nous est proposé, le Christ nous invité à quitter nos sécurités, à nous déposséder  pour nous recentrer en Lui.
Restons aussi ouvert à l’appel de cet évangile, qui nous invite à l’accueil. En cette période d’été gardons à l’esprit que l’autre qui vient, nous rejoint avec ses richesses intérieures   le poids de son passé,  l’incertitude de son futur comme ses besoins profonds.
Que ce dimanche nous prépare à entendre l’invitation du Pape pour la journée du migrant et du réfugié du 27 septembre prochain «Contraints de fuir comme Jésus-Christ. Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les déplacés internes. ».

Nous remercions vivement le père Jean Claude NGOMA , prêtre du diocèse d’Autun pour le partage de ce texte

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » Edition du 21 juin 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (10, 26-33)

    En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres :
« Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu.. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille.  Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte :vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux.  Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »

COMMENTAIRE

Etre disciple est un choix permanent entre valeurs de l’évangile et celles du monde ; choix à faire à tout moment entre Dieu et les hommes. Choisir Dieu c’est opter pour la vie et pour l’éternité. Choisir les hommes au contraire, c’est opter pour la vie et refuser  l’éternité. Choisir le Dieu de Jésus c’est et à son évangile.
Ce texte du chapitre missionnaire de Matthieu, rappelle aux lecteurs qu’être disciple c’est faire partie d’une communauté et être prêt à témoigner de la foi au Christ. Le disciple est prévenu de l’hostilité  qu’il rencontrera  de  la part de ceux qui ne croient  pas au Christ : persécutions et tribulations sont le lot de ceux qui prêchent et  témoignent de Jésus. Cependant le disciple n’a pas à craindre ceux qui s’en prendront même à sa vie.  Dans ces persécutions le Christ lui assure sa présence et s’il vient à mourir il demeure pour toujours avec lui..

Quand Matthieu écrit certains chrétiens sont persécutés, mais ce message nous est donné pour nous rappeler à rester unis au Christ et  à son église ; pour  ne pas oublier ce devoir  commun aux disciples de témoigner  dans le monde, de prendre conscience  des humiliations qui sont liées à cette notre identité : disciples du Christ..

Nous remercions vivement le père Jean Claude NGOMA , prêtre du diocèse d’ Autun pour le partage de ce texte

« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » Edition du 14 juin 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (6, 51-58)

    En ce temps-là, Jésus disait aux foules des Juifs : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
Les Juifs se querellaient entre eux « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

 

COMMENTAIRE

A travers ce sacrement, du corps et du sang du christ, nous découvrons l’amour de Dieu pour l’humanité ; cet amour qui s’est manifesté  dans le don que Jésus a fait de son corps en mourant sur la croix, et en ressuscitant pour les pécheurs que nous sommes.
En mémoire  de son sacrifice Jésus a laissé les signes du pain et du vin, en demandant, à la fin de sa vie que les disciples le renouvelle en mémoire de lui. C’est l’institution de la messe, le jeudi saint.
Le Saint sacrement , comme nous l’appelons dit la présence de Dieu au quotidien pour son peuple, comme autrefois l’arche de l’alliance au milieu du peuple au désert. Ce sacrement nous dit aussi que nous sommes porteurs de Dieu, temple de Dieu, quand nous le recevons.
Prenons alors conscience  de former le corps du Christ avec l’invitation de travailler à son unité ; Jésus lui même vient chaque jour nous fortifier.

 

Nous remercions vivement le père Jean Claude NGOMA , prêtre du diocèse d’AUTUN, pour le partage de ce texte

« Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé » Edition du 7 juin 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (3, 16-18)

Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.

Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

 

COMMENTAIRE

L’inconnaissable se fait manifeste à Moise comme Dieu d’amour.
Il se fait connaître à travers les Écritures comme Père et Fils unis par l’Esprit – Saint.
Trois personnes qui s’aiment :l’une tournée vers les autres . Par exemple, Christ est le Fils, engendré du Père et oint par l’Esprit. Le Fils est lié au Père et à l’Esprit , ainsi chaque personne est liée aux 2 autres . On parle alors de communion trinitaire.
Par la liturgie nous entrons dans ce mystère :elle nous plonge à l’intérieur de cette communion des trois. Animés par l’Esprit, nous disons abba -Père par le nom du Fils , qui est chemin vers le Père.
Le signe de croix et les sacrements nous plongent dans la communion trinitaire. Ainsi à partir de la liturgie nous entrons dans la profondeur de ce mystère.
Ce mystère, comme les autres mystères de la foi chrétienne, sont des mystères de vie : c’est en nous laissons guider, par L’Esprit que nous en connaîtrons toute la profondeur.

 

Nous remercions vivement le père Jean Claude NGOMA , prêtre du diocèse d’ Autun, pour le partage de ce texte

« De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie : recevez l’Esprit Saint » Edition du 31 mai 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean ( 20, 19-23)

C’était après la mort de Jésus ; le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

 

COMMENTAIRE

Nous pouvons déjà rendre grâce en ce jour de Pentecôte ou un grand nombre de chrétiens vont se rassembler et vivre la joie de célébrer l’Eucharistie.
La Pentecôte, reprend le thème de la proximité de Dieu avec l’humain. En amont, c’est le thème de l’incarnation, de la nativité qui en sont la référence. Cette joie d’un Dieu proche est une invitation à vivre sans cesse son accueil non pas comme une personne qui vient de l’extérieur, mais comme une présence qui est en nous. Dis-moi quel est ton mystère et je te dirai quel est ton Dieu. C’est la grande révélation que diffuse le Christianisme, le mystère de Dieu est lié au mystère de l’homme.
Nous connaissons tous le discours de Paul devant l’Aéropage à Athènes découvrant avec étonnement un autel « au Dieu inconnu » qui pour l’apôtre n’est autre que le Dieu qu’il annonce, un Dieu proche et ressuscitant, qui nous invite à vivre debout.
La fête de la Pentecôte amplifie ce mystère de l’incarnation rappelant qu’en ce jour, les disciples de Jésus sont tous réunis. Dans la première lecture il nous est dit qu’ils étaient « tous ensemble » une manière d’affirmer que cet événement concerne tous les peuples.
Parmi les symboles utilisés pour expliquer le mystère de Dieu et de l’homme, l’Ecriture de ce jour, utilise celui du feu sous forme de langues qui viennent se poser sur les disciples. Là encore, cette fête nous dit combien il est important pour Dieu, de respecter l’humain jusqu’à s’y incarner. C’est l’apogée du principe créateur, Dieu et l’homme sont des ressemblants, des uniques, qui vivent jusqu’à l’ivresse le mystère de l’amour comme mystère fondateur de leur relation. Il est à préciser que cet Amour, nous apprend à nous réjouir et à nous enrichir de nos différences, cet amour nous oriente vers cette réalité de filiation avec Dieu que nous pouvons appeler Père.
Il est à noter que cette filiation est le contraire d’un chemin d’uniformité, de fusion et de centralisme. La Pentecôte exalte la différence.
Aujourd’hui plus que jamais, « n’éteignons pas l’Esprit » (Thimoté 5/19.) Ne nous enfermons pas dans des « traditions » qui chercheraient à nous contraindre. Pour les chrétiens il n’y a aucune distinction de pays de langage de vêtements.  Notre patrie est une terre étrangère et l’étrange fait partie intégralement de notre patrie.

Nous remercions vivement le père Christian Bezol, prêtre du diocèse d’Avignon, pour le partage de ce texte