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Mille signes de l’Evangile



« Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres » Edition du 7 novembre 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Marc (12, 41-44)

En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait aux foules : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor
plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

COMMENTAIRE

Jésus est assis à l’extérieur du temple, il attend et remarque une humble femme, pauvre et inconnue qui passe et qui dépose discrètement deux petites pièces qui étaient cachées dans le creux de sa main. Elle n’osait pas s’avancer, peur d’être remarquée. Mais Jésus l’a reconnue et la cite en exemple à ses disciples.
Elle a donné plus que tout le monde, dit Jésus, elle a pris sur son indigence, sur ce qui lui restait à vivre, alors que les fortunés le prenaient sur leur superflu. Pauvre, elle l’est effectivement, car les veuves dépendaient largement de la charité publique. Les scribes qui devaient être attentifs aux dérives de leurs communautés, au contraire, profitaient de leur fonction, pour se saisir des biens des veuves et Jésus leur reproche leur faible foi, leur manque d’engagement et leur courte vue. Ils affectent de prier longuement, mais oublient les conditions injustes de tous ceux qui vivent dans la précarité autour d’eux. Leurs prières ne les rapprochent pas de Dieu, ni de leurs frères .Cette femme a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre et Jésus nous dit pas plus, mais sa réflexion nous laisse entendre : que sa confiance en Dieu sera récompensée.
Si, nous sommes vraiment honnêtes, nous pourrions découvrir que souvent notre justice ne dépasse pas vraiment celle de ces lettrés. Nous sommes nombreux à avoir traité un frère, une sœur injustement, à avoir recouru à nos préjugés qui condamnent toute une catégorie de personnes qui vivent en marge dans notre société, et qui sont laissées sur le bord de la route.
Pour le Christ, il n’existe pas de différence, l’autre est toujours un frère, à rencontrer, à accueillir, à écouter, à se parler simplement, qu’il soit riche ou pauvre .Jésus veut un bonheur authentique pour tous, une foi sans frontières, une justice évangélique  qui libère sans retenu. Au-delà des mots, le Christ nous appelle à l’urgence de la conversion, et nous appelle à faire Eglise ensemble dans un véritable esprit de solidarité.
Quelquefois de belles opportunités nous sont offertes sur les parvis de nos églises pour rencontrer un frère qui nous tend la main. Mystère d’une rencontre où le Christ dans sa pauvreté nous fait signe.

 

Nous remercions vivement le diacre Bertrand Bickel , diacre du diocèse de Nîmes, pour le partage de ce texte

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. Tu aimeras ton prochain » Edition du 31 octobre 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Marc​ (12, 28b-34)

En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse :« Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse,
lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

 

COMMENTAIRE

Toutes les religions parlent de l’amour. Tous les politiques en appellent à la solidarité. Tout le monde souhaite aimer et être aimé… Et pourtant que d’échecs!  En fait, le mot AMOUR est le plus ambigu de notre vocabulaire : il est utilisé à la fois pour les réalités les plus belles et les plus perverties. Jésus profite d’une question qu’on lui pose pour clarifier cette dimension de la vie humaine.
AIMER, ça commence par qui?  Qui faut-il aimer en tout prier lieu? Bien entendu, c’est Dieu. Que dit d’ailleurs le 1ER COMMANDEMENT transmis de génération en génération?  « TU AIMERAS TON DIEU de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit, de toute ta force ». Mais à cela Jésus rajoute: « ET TU AIMERAS TON PROCHAIN comme toi-même; il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
  Voilà les basses du Royaume de DIEU ou, si vous préférez, du Monde de Dieu.  Quand l’amour est uniquement tourné vers soi, il ne peut conduire qu’à l’échec. S’il est tourné, par contre vers Dieu et notre Semblable, alors il a de l’avenir.

 

 

 

 

 

 

Nous remercions vivement le père René Schneider , prêtre du diocèse de Metz, pour le partage de ce texte

« Rabbouni, que je retrouve la vue » Edition du 24 octobre 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Marc (10, 46b-52)

En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. »  Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

COMMENTAIRE

      Une foule, Jésus et ses disciples.. en  route vers Jérusalem. Au bord de la route, un infirme, Bartimée. Apprenant que Jésus est dans la foule, il essaie d’attirer son  attention. Mais des gens veulent le faire taire. Bartimée s’y prend de plus bel. Jésus s’arête, l’appelle à lui et le guérit. Et l’homme guéri se met à le suivre dans la foule.
QUE VEUT NOUS FAIRE COMPRENDRE L’EVANGELISTE MARC ? Cet infirme entretient en lui un espoir: rencontrer Jésus, car il peut changer le cours de sa vie. Mais il va aller au-delà de cet espoir, il se met à suivre le Christ: en lui naissait l’espérance. Ce Jésus ouvre un horizon nouveau à l’humanité.
QUE NOUS DIT JESUS POUR AUJOURD’HUI? Tout d’abord, ce que vous faites pour donner de l’espoir autour de vous, en offrant  des conditions de vie plus humaines, c’est déjà un plus dans leur vie. Mais l’être humain a une soif  bien plus profonde encore: il a besoin de donner du  sens à son existence, d’orienter l’existence vers HAUT. Et Celui qui le conduit à cela, c’est Lui-même, Jésus.
DES LORS, QU’AVONS-NOUS A CHANGER DANS NOTRE « VIVRE-ENSEMBLE »? Apprendre à OUVRIR NOS YEUX, à ECOUTER LES APPELS, et laisser à l’ESPRIT SAINT le champ libre pour agir en nous et dans le monde.

 

 

 

Nous remercions vivement le père René Schneider , prêtre du diocèse de Metz, pour le partage de ce texte

« Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » Edition du 17 octobre 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Marc (10,  42-45)

 

En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Vous le savez :ceux que l’on regarde comme chefs des nationsles commandent en maîtres ;les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude.

 

COMMENTAIRE

Après avoir transmis sa pensée sur les BIENS, Jésus s’arête ici au POUVOIR. « Vous le savez, les chefs des nations commandent en maîtres, les grands font peser leur pouvoir. Il ne doit pas en être ainsi parmi vous! Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. » Il suffit de regarder autour de nous pour nous rendre compte combien le constat de Jésus est actuel. D’ailleurs point n’est besoin d’aller loin: ayons l’honnêteté de reconnaître, au fond de nous, le désir d’avoir raison, d’être celui ou celle qui décide, de dominer. Même les apôtres n’y échappent pas. « Il ne doit pas en être ainsi parmi vous » leur dit Jésus. Comprenons ce que Jésus veut dire. jésus ne prétend pas vouloir instaurer un monde sans hiérarchie. Ne se proclame-t-il pas lui-même MAITRE et SEIGNEUR! Mais ce Maître et Seigneur  se met au service de ses disciples. « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir. » L’autorité n’est pas mauvaise en soi. Dans tout groupe humain il faut un responsable. La responsabilité n’est pas une situation de domination ni de prestige, mais de plus grand service. Dans l’Eglise, en particulier, les pouvoirs sont des ministères, des services du peuple de Dieu. il est bon de le rappeler en ces temps troublés que vit l’Eglise et que la tentation d’en abuser est toujours à surveiller.

 

Nous remercions vivement le père René Schneider. , prêtre du diocèse de Metz, pour le partage de ce texte

« Vends ce que tu as et suis-moi » Edition du 10 octobre 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Marc (10, 17-27)

 

En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? » Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit: « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguillequ’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et dit: « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »

 

COMMENTAIRE

L’homme qui s’adresse à Jésus est un brave homme. Depuis sa jeunesse il observe les exigences religieuses. Personne n’a rien à lui reprocher; pas même Jésus.
Il y a sans doute en lui le désir d’aller plus loin. C’est pour cette raison que Jésus lui propose un chemin qui lui permettra de faire un grand bond en avant. « Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel, puis viens et suis-moi ! »Jésus est exigeant: il demande bien plus que ce qu’exige la Loi religieuse.  C’est qu’il instaure un monde autre où l’idéal est de chercher à devenir parfait comme le Père est parfait. Pour cela, c’est lui Jésus qu’il faut suivre. Et donc quitter tout ce qui nous encombre: nos biens, nos attachements terrestres, dans la mesure où ils nous empêchent de rejoindre Jésus.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que Jésus nous invite au DEPASSEMENT. L’important est de se DEPASSER, chacun à sa façon, chacun en son domaine.
Demandons-nous en quoi je devrais me dépasser pour me fidéliser davantage au Christ; en quoi je devrais me dépasser pour qu’au cœur de ma famille, de l’établissement scolaire, de l’entreprise.. naisse un monde plus juste, plus fraternel, plus humain! ..

 

 

Nous remercions vivement le père René Schneider, prêtre du diocèse de Metz, pour le partage de ce texte