+33 1 45 51 60 55 vea@vea.asso.fr

« Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient » édition du 18 février 2024

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc  (Mc 1, 12-15)

Jésus venait d’être baptisé.
Aussitôt l’Esprit le pousse au désert
et, dans le désert,
il resta quarante jours,
tenté par Satan.
Il vivait parmi les bêtes sauvages,
et les anges le servaient.
Après l’arrestation de Jean,
Jésus partit pour la Galilée
proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait :
« Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous
et croyez à l’Évangile. »

COMMENTAIRE

« ‘’ 13 et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan.’’
Dans le désert :
Si souvent, il nous arrive de ne rien comprendre à ce que nous subissons.
Nous sommes comme dans un vide, un désert, déçus, et même déçus de Dieu.
Le doute, la colère, la jalousie surgissent. Nous sommes comme submergés, plein de questions :
Quel sens a ma vie ? Où vais-je ? À quoi bon ?
Dans ce désert du moment, et il y en a tout au long de notre vie, Satan le malin n’est pas loin, il rôde. Le tentateur est à l’affût. Il nous tente pour que nous abandonnions l’Espérance, la Lumière, l’Amour de Jésus-Dieu Notre Créateur, et donc : la foi.
C’est un combat spirituel : ou bien tenir à Jésus dans notre cœur  ou bien se laisser aller à la facilité sournoisement offerte par le monde ?
Ouf ! Jésus a passé par-dessus cette épreuve de la tentation, c’est pourquoi, dans la prière qu’IL nous a apprise, il nous demande de dire : « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».
Nous, tout comme Jésus, nous sommes souvent confrontés à cette épreuve où nous nous sentons comme abandonnés.
Catastrophe ? Non, de le savoir maintenant, de le reconnaître, cela nous invite à désirer mieux connaître Celui que les Anges servaient.

Les Anges :
Les Anges nous guident dans le désert qui est aussi un lieu de mise à l’écart du monde, du bruit, des publicités. Ce lieu peut être notre chambre, ou une église, ou tout simplement un temps de silence pour nous permettre de recevoir Dieu dans notre cœur : Jésus seul avec moi, moi seul avec Lui.
Mais quarante jours, c’est long.
Oui, c’est toute notre vie que nous avons besoin de Jésus.
Bonne Nouvelle : C’est Jésus qui sauve, pas la télé, pas les écrans, pas les machines, pas nous-mêmes.
Et comme c’est précieux de nous remettre en harmonie, grâce à Jésus, avec nous, avec la nature, avec le monde que nous avons le devoir d’aimer pour qu’il grandisse à nouveau dans l’amour.
Dans ces temps à l’écart, ‘’ au désert ’’, nous sommes servis par les Anges de Dieu. L’Ange le plus proche de vous est celui qui porte votre Prénom.
Nous pouvons lui parler sans crainte, lui demander de nous aider.
Je nous encourage à poursuivre ce chemin, à désirer rester dans son Amour immense.
Ce début de Carême, avec l’appel de Jésus ‘’ Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.  ‘’ est une superbe occasion de progrès.

Nous remercions vivement Grégoire Rousseleau, diacre  du diocèse de Nantes, pour le partage de ce texte

« La lèpre le quitta et il fut purifié » édition du 11 février 2024

EVANGILE selon St Marc (Mc1,40-45)

En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.
Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant :
« Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts.
De partout cependant on venait à lui.

 

 

COMMENTAIRE

‘‘ J’ai osé, et je parlerai.’’

Notre lèpre étant tout ce qui nous empêche d’aimer partout et toujours ET Dieu ET chacune des personnes rencontrées physiquement ou par les informations des médias, comme le lépreux, oserons nous nous approcher de Jésus et Le supplier ?
Rien à craindre, Jésus se laisse toucher aux tripes.
Mieux, c’est Lui qui 41  étend la main, nous touche et dit : « Je le veux, sois purifié. »  ( Nous pouvons, ici, reconnaître le Sacrement de Réconciliation ).
La compassion de Jésus est infinie.
Surprenant, 43 ‘’ Avec fermeté ‘’, avec colère ou irritation selon les traductions, c’est que Jésus envoie l’homme vers le prêtre. Ce mot exprime ce que Jésus ressent face au mal, face aux maux de toutes sortes qui atteignent, blessent l’humain dans son corps, dans son âme.
Alors Jésus nous envoie en témoigner en Église, car en Église nous savons qu’il ne s’agit pas de magie. Mais, il peut être bon et utile d’en témoigner ailleurs, en famille, aux loisirs, au travail ou au bistro, car 45 ‘’ de partout certains viendront à Lui ’’.
Dieu, en Jésus, est venu et vient encore à la rencontre de tous les humains. IL se met à notre niveau, à notre portée.
Osons Le rejoindre, l’écouter, Lui parler, Le supplier de nous guérir, notamment de tous nos manques d’amour, et Lui crier nos souffrances du corps et de l’âme.
Et puis, osons témoigner de nos guérisons pour que 45 ‘’ de partout on vienne à Lui ‘’.
Par les temps qui courent, un changement de direction est salutaire, pour nous et pour tout le monde.
Notre Espérance est fort utile si elle est vivante.

Nous remercions vivement Grégoire Rousseleau , Diacre du diocèse de Nantes, pour le partage de ce texte.

« Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies » 4 février 2024

EVANGILE st Marc     (Mc 1, 29-39)

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre.
Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

COMMENTAIRE

« ‘’ 29 Jésus sorti de la synagogue … 39 IL parcourut tout la Galilée, … proclamant La Bonne Nouvelle … expulsant les démons. ‘’
Rien que ça et tout ça à la fois, c’est ce à quoi est appelé le Chrétien, celui qui est avec, par et en Le Christ par son Baptême.
Sortir de la synagogue, de l’église, n’est pas pour rester dans sa bulle religieuse, mais c’est pour aller vers Jésus qui est en les autres. Nous avons fêté St Paul le 25 janvier. Jésus lui a dit : « Pourquoi ME persécuter ? » Actes 9,04 et 22,07. Oui, Jésus est en tous les humains.
 Parcourir toute la Galilée, car il n’y a pas de lieux infréquentables où La Bonne Nouvelle ne puisse être annoncée. Bien au contraire, Jésus est venu nous sauvés, TOUTES et TOUS.
Expulsant les démons, et ils sont nombreux en nous et autour de nous. Au bistrot, jeudi soir, toute la désespérance exprimée ne méritait elle pas d’être soignée, guérie ?
La Bonne Nouvelle se proclame par nos paroles qui montrent ce qui se vit de beau, de bon dans notre monde, par nos gestes et dévouements vécus par amour. La Bonne Nouvelle relève l’humain déchu, expulse les démons. Merci Seigneur de nous encourager par Tes Paroles de Vie. » 

 

Nous remercions vivement Grégoire Rousseleau  , diacre du diocèse de Nantes, pour le partage de ce texte

« Il enseignait en homme qui a autorité »  Edition du 28 janvier 2024

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc  (Mc 1, 21-28)

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm.montée, ciel et terre
Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux :
« Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »
Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

COMMENTAIRE

C’est autour du thème de « l’autorité » que je vous propose de relire les textes de ce dimanche. Rien de nouveau sous le soleil … Il y a d’abord l’autorité liée à la productivité : il faut du rendement dans les affaires, mais cette démarche n’est pas forcément celle qui tient compte de ceux et de celles qui ont besoin d’être accompagnés parce qu’ils sont limités dans leur être social et parfois par leur handicap. Il y a une autre forme d’autorité que nous découvrons à travers les lectures de la bible : c’est celle de la parole de Dieu dont la voix passe en particulier par les prophètes, les haut-parleurs de Dieu. Il est bon de rappeler ici l’étymologie du mot « prophète » : celui qui parle et transmet de la part de Dieu.
Certes, il est vrai que certains essaient d’utiliser cette démarche pour leur propre compte, nous trouvons à ce propos l’attitude et la réponse de Dieu dans les dernières lignes du Deutéronome : « un prophète qui oserait dire en mon nom une parole que je ne lui aurais pas prescrite, ce prophète-là mourra ». Ce qui me semble important pour nous, c’est que les propositions d’un esprit prophétique aujourd’hui doivent nous permettre d’analyser ce qui se vit dans l’Eglise : être vigilant sur tout ce qui peut être divagations d’une religiosité mal éclairée. C’est en ce sens que notre mouvement peut revêtir une dimension prophétique lorsqu’il propose et concrétise des démarches qui permettent de donner du sens à un monde où le respect de l’humain devient la clé. Nos échanges sont d’autant plus importants qu’ils permettent de ne pas s’isoler dans ce que nous pensons et croyons et d’autre part nous amènent à nous enrichir par le partage.
L’évangile ne vient pas contrarier ce qui dit dans le texte du Deutéronome, au sujet de l’autorité prophétique, bien au contraire. Nous sommes à Capharnaüm, le Marseille du coin, et l’Evangile en rajoute : c’est un jour de Shabbat et notre Jésus vient enseigner à la synagogue … il est là au cœur de la vie religieuse locale avec les juifs pratiquants et Marc nous dit tout de suite « il enseignait en homme qui a autorité. » L’intervention de ce dit-possédé symbolise les courants rigides qui enferment le message de Dieu tout en reconnaissant qu’ils se confrontent à celui qui est le Saint de Dieu et qui vient au milieu de son peuple pour permettre au plus grand nombre de vivre une foi qui n’est pas réductrice mais créatrice de sens pour le bien-être de tous. Ces textes nous invitent à vivre de même aujourd’hui car le message de l’Evangile nous permet de fonder notre foi sur la parole qui sauve. La véritable synagogue aujourd’hui ce sont les associations de quartier, les réunions de voisins, la vie citoyenne…
J’en suis où de mes choix ? : l’Evangile vient nous provoquer positivement en nous permettant d’évaluer les différentes prises de position familiales, amicales et professionnelles. Jésus reste celui qui me donne la force de faire reculer tout ce qui dans mes actions n’est pas au service de l’humain.

Nous remercions vivement le père Bezol, prêtre du diocèse d’Avignon pour le partage de ce texte.

« Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » Edition du 21 janvier 2024

EVANGILE de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 14-20)

Après l’arrestation de Jean le Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs.
Il leur dit :« Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets.
Aussitôt, Jésus les appela.
Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.

COMMENTAIRE

L’évangile de Marc qui nous accompagne pendant cette année liturgique B, nous invite à suivre Jésus en Galilée, pays païen ; symboliquement, si nous actualisons cet évangile, Jésus nous met dans un contexte d’ouverture à l’autre, sous-entendu avec ceux qui ne partagent pas forcément notre foi.
L’évangile nous raconte la rencontre de Jésus avec Simon et son frère André, au bord du lac de Tibériade alors qu’ils sont en train de pécher avec des filets. Jésus les interpelle en leur disant : « Venez derrière moi, je ferai de vous des pécheurs d’hommes ».
J’aimerais souligner ici la différence que nous pouvons faire entre des pécheurs de poissons et des pécheurs d’hommes. Les pécheurs de poissons sortent les poissons de leur milieu de vie, l’eau, pour qu’ils meurent afin de les vendre et d’en vivre. A l’inverse, Jésus propose à ses disciples  de lancer à nouveau leurs filets pour pêcher des hommes, non pour les sortir de leur milieu de vie mais bien au contraire pour les propulser dans une vie rayonnante et leur permettre de vivre debout et d’accomplir et de partager son message auprès de leurs frères.    Nous pouvons mettre cet extrait de l’Evangile de Marc en parallèle de l’extrait de la première lecture (le livre de Jonas) à savoir que Dieu ne nous veut que la vie. Pareillement, l’Eglise d’aujourd’hui prend sa pleine dimension lorsqu’elle accueille le tout-venant et qu’elle exprime envers chacun et avant tout de la tendresse.
Dans cette démarche, nous sommes là au cœur de notre mouvement qui cherche à vivre tout simplement le rapprochement entre les êtres. Cette attitude est d’autant plus contemporaine que nous vivons dans un contexte mondial meurtri par des oppositions politiques qui conduisent dans leurs excès à des situations de guerre dans de nombreux pays. Quant à nous, partons du principe que notre action, aussi modeste soit-elle, quand elle exprime la tendresse de Dieu, ne peut avoir que des répercussions positives ; cela nous renvoie à ce qu’a dit le pape François aux employés du Vatican : « Faites le bien qui ne fait pas de bruit », agissez dans la discrétion et la petitesse là où se révèle « le caractère doux de Dieu … qui se rend présent de la manière la plus ordinaire possible, en se faisant l’un de nous » et encore : « avec lui, nous apprenons tous le chemin pour entrer dans le royaume de Dieu : non pas une religiosité apparente et artificielle, mais en se faisant petits comme des enfants. »

 

Nous remercions vivement le père Bezol, prêtre du diocèse d’Avignon pour le partage de ce texte