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COMITÉ NATIONAL des 4 et 5 Juillet 2020 (report des CN de Mars et Juin) « Venez à l'écart » (Mc 6, 31)

COMITÉ NATIONAL des 4 et 5 Juillet 2020 (report des CN de Mars et Juin) « Venez à l'écart » (Mc 6, 31)

Nous étions 12 à participer à ce premier CN, organisé après le dé-confinement de la crise du Covid-19.
Nous avons eu la joie de retrouver les locaux de PSA (Petites Soeurs de l’Assomption), rue Violet à Paris.

Programme et points forts de ce CN :

SAMEDI:
Après l’ouverture de la réunion par Annick,et la prière préparée par Claude, le tour des Régions a permis à chacun de présenter les difficultés, les peines et les joies vécues pendant le temps de confinement qui nous a « mis à l’écart ».
Ce fut l’occasion de partager les initiatives vécues : messages, journal de vie, mercis de solidarité, maintien des liens entre les membres, mais aussi les mauvaises nouvelles (maladies et décès) avec la frustration de ne pas pouvoir accompagner les familles. 

Ensuite, nous avons partagé en carrefour autour de deux questions:
– Le confinement nous a mis à l’écart, qu’avons-nous découvert ?
– De ce temps de confinement :
—–> Que nous-a-t’il révélé de nous, de Dieu et du monde?
—–> Y-a-t-il des textes d’Evangile, des réflexions, des témoignages qui nous ont aidés ?

En milieu d’après-midi, Annick nous a donné les nouvelles dates du CONGRES qui se déroulera
du JEUDI 13 au DIMANCHE 16 MAI 2021,
à VALPRE centre de congrès des Assomptionistes à ECULLY dans la banlieue de LYON (69).
Nous restons sur le WE de l’Ascension dans le même schéma d’organisation que ce qui était prévu cette année.
Nota : Concernant les frais engagés pour 2020, Les préinscriptions vont être remboursées à chacun d’ici fin Août et les chèques d’inscription seront renvoyés.
Vous serez sollicités dans le dernier trimestre 2020 pour relancer les inscriptions CONGRES 2021.

Pour rappel : Participation individuelle de chaque membres VEA : afin que chaque membre de VEA puisse être représenté au congrès, il est rappelé de demander à chacun, de « relater individuellement un motif de joie personnelle » sur un format A4 (écriture, peinture, dessin, photo, collage, 3D, laisser agir votre imagination….). Ces documents récoltés en Diocèse, seront présentés sur le stand Régional et portés à l’autel à l’offertoire de la messe d’ouverture du Congrès.

Avant de se quitter dans la prière avec Marie, nous avons échangé sur la vie du mouvement: notre journal « VE », sa périodicité et son utilisation par les équipes, le fonctionnement du mouvement.

DIMANCHE :

Après le partage de nos réflexions personnelles suite aux carrefours du samedi,nous avons de nouveau confronté nos idées en carrefour autour de la Parole de Dieu au travers des deux textes :
Marc 6, 30-32  : Les apôtres reviennent de mission, fatigués, Jésus les invite à venir à l’écart et à se reposer.
Et Luc 10, 21-24 : Les 72 disciples reviennent de mission et rendent compte à Jésus de ce qu’ils ont vu, Jésus rend grâce à son Père.

L’Eucharistie en fin de matinée, célébrée dans notre salle de travail, a clôturé notre rencontre.

Bon retour à tous.

« Je suis doux et humble de cœur » Edition du 5 juillet 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (11, 25-30)

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.  Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.  Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

COMMENTAIRE

Ce passage de l’Évangile est assez bien connu pour son originalité. Il est souvent pris lors de funérailles où la famille reconnaît dans le défunt ou la défunte un côté simple de sa vie et quelque part une revanche de « la France d’en bas » (expression consacrée que je n’aime guère, mais qui est explicite) contre les « énarques , technocrates » ou puissants de ce monde.
La dernière partie peut aussi faire échos quand il y a une vie avec des souffrances passées ou dans la fin de vie : on a besoin que Dieu vienne soulager les souffrances comme un bon médecin. 
La partie du milieu, souvent, on la saute à pieds joints ! Et pourtant c’est la clef explicative de la Révélation au-delà des savoirs et connaissances d’une part et de la traversée des douleurs et du mal-être d’autre part. Cette clef s’enracine dans la relation qu’il y a entre le Père et le Fils et entre le Fils et les humains qui acceptent cette Révélation.

Nous remercions vivement le père Pierre Desrozier, prêtre du diocèse de Toulouse, pour le partage de ce texte

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » Edition du 10 mai 2020

Évangile  de Jésus Christ selon saint Jean (14, 1-12)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : ‘Je pars vous préparer une place’ ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père »

COMMENTAIRE

Ne croyez pas que l’Église naissante était une démarche lisse comme un billard. Certes les chrétiens se multipliaient autre manière de dire qu’ils augmentaient en nombre, mais pas sans problèmes. Nous voyons au début de ce texte des Actes une confrontation entre les chrétiens de langue hébraïque et les chrétiens de langue grecque s’affronter sur un problème de service des petits. Toujours dans les Actes je vous invite à aller lire une autre controverse célèbre sur la circoncision dans Actes 15/1-35. Rien de nouveau sous le soleil, il suffit de lire l’histoire du concile Vatican II pour voir que la confrontation fait partie inhérente de l’être humain.
Je pense que dans nos équipes quelques confrontations sont parfois nécessaires pour avancer ensemble. Rassurez-vous, ce n’est pas un péché. L’écriture nous invite simplement à nous organiser sans perdre de vue que nous sommes des pierres vivantes qui devons « entrer dans la construction de la demeure spirituelle » dont le Christ est la pierre d’angle.
L’Evangile est un texte intéressant qui nous présente Jésus annonçant sa mort, et là, il y a une réaction d’un de ses disciples que Jean appelle Didyme, prénom grec que nous traduisons par Thomas en français et qui veut dire jumeau.  Mais attention, le jumeau de Thomas n’est pas cité dans le Nouveau Testament. Or lorsque vous vous trouvez devant ce que j’appelle un absent dans l’évangile, vous pouvez y mettre votre prénom. Vous êtes, nous sommes tous le jumeau de Thomas, comme nous sommes tous le compagnon de Cléophas qui n’est pas nommé et qui va avec Cléophas vers Emmaüs. Pareil pour le disciple que Jésus aime et qui se trouve au pied de la croix.
Je vous invite simplement à retenir la réponse de Jésus à Thomas et à la faire vôtre. Quand Jésus dit à Thomas « Moi ; je suis le chemin, la vérité et la vie ; … » je vous invite à laisser cette parole pénétrer au cœur de votre cœur et vous dire dans le quotidien de votre vie :  quand est-ce que je suis chemin pour l’autre ?  Quand est-ce que je suis vérité pour l’autre ? Quand est-ce que je suis vie pour l’autre ?
Quelle belle quête lorsque ces trois questions nous animent et aident à accueillir le message de l’Evangile.  L’initiation à l’Evangile n’est jamais une quête pour soi. Elle nous aide à grandir et à devenir engrais pour nos frères. 

Nous remercions vivement le père Christian Bezol, prêtre du diocèse d’Avignon, pour le partage de ce texte

« Je suis la porte des brebis » Edition du 3 mai 2020

ÉVANGILE de Jésus Christ selon saint Jean (10, 1-10)

En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr.

COMMENTAIRE

Nous allons nous accompagner tout au long de ce mois de mai et surtout se laisser accompagner par la Parole de Dieu que nous offre l’Église en cette période point facile pour aucun, sans exception. Mais la pandémie dont l’humanité est victime ne doit en rien, bien au contraire, nous détourner de celui qui ne cesse de nous accompagner dans les grands et beaux moments comme dans les moments plus douloureux.
La première image qui nous est donnée en ce dimanche est celle du berger, mais aussi celle de la Porte.
Lorsqu’on parle du berger ou plus précisément dans l’Evangile du bon pasteur, cela ne veut pas dire qu’il conduit un troupeau bêlant. Cette image est anti évangélique.
Le bon pasteur est le Christ. Nous verrons d’ailleurs qu’il est aussi la porte. Or le projet de ce bon pasteur c’est de faire de l’homme, un homme libre tel que son Père l’a désiré au seuil de sa création.Le combat du Christ, ne nous y trompons pas, sera un combat d’une violence inouïe contre ceux qui utilisent la religion de son Père pour avoir un quelconque pouvoir sur le frère.  Les vendeurs chassés du temple en 
sont un exemple incontournable, je vous invite à lire : Mc 11,15-19 ; Matthieu 21,12-13 ; Luc 19,45-48 et Jean 2,13-17 ; 11,45-53.
Vivre l’esprit de l’évangile aujourd’hui, demande à nous aussi de l’engagement à partir de nos équipes, de nos communautés de référence qui sont à la fois source, lieu de partage et envoi pour vivre des solidarités avec nos frères.
Une belle image que celle de la porte. Pour en comprendre le sens, il faut savoir qu’à Jérusalem il existait un porche que l’on nommait en hébreu Bézatha.  (Probatique en français) cette porte donnait accès à la fameuse piscine fréquentée par ceux qui vivaient dans la détresse humaine :  infirmes, aveugles, boiteux et autres. Ils venaient dans ce lieu avec l’espérance d’être guéris et de pouvoir à nouveau vivre debout. Eh bien, voyez-vous le Christ nous est présenté ici comme cette porte, Lui qui a donné par amour sa vie pour que nous puissions vivre debout.
Une autre lecture de la porte est possible. Dans la culture hébraïque il faut savoir que la symbolique a une grande importance. Nous pouvons penser que la porte mentionnée qui n’est autre que le Christ est une porte initiatique qui s’ouvre vers le monde et vers les humains. Tous les initiés passent par une porte. Pour faire rapide, dans l’Église les portes initiatiques sont les sacrements. Jésus la porte nous initie à l’esprit évangélique, son esprit qui n’est autre que de devenir levain dans la pâte ou germe de bonheur en humanité.
Jésus la porte, osons passer par Lui pour échapper, au joug de la caste des prêtres, des scribes des pharisiens, des anciens. Le Christ nous invite à vivre libre, à être des vivants respectant le frère en humanité, quel qu’il soit.
Le Christ notre porte est notre référent : « Que toute la maison d’Israël le sache avec servitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. » nous est-il dit dans les Actes. Avec le Christ, Dieu a repris définitivement la tête de son troupeau. En d’autres termes, celui qui est passé de la mort à la vie, mystère de la Pâques, du passage que nous avons fêté il y a quelques jours, ne cesse de nous dire, ne craignez pas, je suis venu pour étayer votre liberté., ma bonne nouvelle en est le cœur.

Nous remercions vivement le père Christian Bezol, prêtre du diocèse d’ Avignon, pour le partage de ce texte