+33 1 45 51 60 55 vea@vea.asso.fr

Z-Actualités en page d’accueil



« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » Edition du 20 février 2022

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Luc (6, 27-38)

En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ;ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

 

COMMENTAIRE

 Dans la liturgie de ce jour méditons ce « Ne le tue pas… » de David devant l’ennemi livré entre ses mains et la Parole de Jésus : « Faites du bien à ceux qui vous haïssent… »
Souhaiter du bien à ceux qui nous maudissent, prier pour ceux qui nous maltraitent, ce serait notre façon de parler d’eux avec Dieu qui les aime eux aussi.
IL s’agit de plus que de de nous faire du bien entre nous, il s’agit de pénétrer la Parole du Seigneur et d’en vivre. Sa radicalité c’est celle d’un nouveau style de vie qu’Il veut inculquer, un nouveau regard sur la vie, les événements, les personnes et sur Dieu même. Il s’agit de découvrir la gratuité de l’amour de Dieu, L’amour vrai consiste à faire vivre l’autre.
En nous invitant  à ne pas enfermer l’autre dans l’image que nous avons de lui Jésus nous fait accéder à cette unité qui nous fait Corps du Christ. Passer de la peur de l’autre à l’hospitalité, nous l’incarnons dans notre vie en Eglise, dans notre ajustement au projet de Dieu dans nos communautés. Le carême va être ce temps favorable qui ouvre nos vies sur cette dimension de la foi. Amen.

 

Nous remercions vivement le père René Dissard, prêtre du diocèse de Poitiers, pour le partage de ce texte

« Heureux les pauvres ! Quel malheur pour vous les riches ! » Edition du 13 février

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Luc (6, 17.20-26)

En ce temps-là, Jésus descendit de la montagne avec les Douze et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation !
Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

 

 

COMMENTAIRE

Au pied de la montagne, les apôtres, les disciples, et le peuple, l’amorce de l’Église et Jésus s’adresse à nous, à nous qui essayons de mettre Dieu au centre de notre vie.
« Heureux les pauvres…»
.Jésus ne dit pas : « heureuse la misère », car la misère est un mal qu’Il nous demande d’éliminer; mais bien plutôt: « heureuse la pauvreté » qui ouvre le cœur aux dons de Dieu.
Le passage terrible sur les repus n’est pas une malédiction, Il dit malheur pour vous. Malheureux d’être sur les lieux arides dont nous parle le prophète Jérémie, malheureux d’être enfermés dans une convoitise pour eux-mêmes qui les prive de la résurrection dont parle l’apôtre Paul aux Corinthiens.
Heureux les pauvres. Seul Jésus, l’Innocent absolu, pouvait inventer ces paroles-là. Et seuls peuvent les reprendre après lui ceux qui, d’une manière ou d’une autre, participent à son exigence de vérité et de partage.
Heureux sommes-nous alors d’être, par le Christ, les proches des pauvres, des sans droits, des humiliés, des malades. Amen à cette paix-là, à cette liberté-là.

 

 

Nous remercions vivement le père René Dissard , prêtre du diocèse de Poitiers, pour le partage de ce texte