« Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » Edition du 25 décembre 2022
EVANGILE de Jésus Christ selon saint Matthieu (1, 18-25)
Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse, mais il ne s’unit pas à elle, jusqu’à ce qu’elle enfante un fils, auquel il donna le nom de Jésus.
COMMENTAIRE
Se rencontrer à Noël
Nous voici à la veille de célébrer la fête de Noël dans la joie des retrouvailles familiales et ecclésiales, même si des raisons de nous inquiéter sont là et même si nous savons que beaucoup seront seuls à Noël. La joie de la rencontre peut et doit l’emporter sur nos soucis à cause même de l’événement que nous célébrons, la rencontre de Dieu et de l’humanité par la naissance historique de Jésus, fils de Dieu, fils de Marie.
A vrai dire ce motif de nous réjouir semble oublié par beaucoup de nos contemporains qui néanmoins vont se réunir ‘pour les fêtes de fin d’année’. La décoration des villes et des villages ainsi que des maisons, les marchés de Noël sont un contraste avec la simplicité et la pauvreté de la crèche de Bethléem. Mais c’est ainsi ! Il nous reste à rétablir leur signification et leur raison d’être. Prenons part, sans rechigner à la joie de tous et à la peine de ceux qui seront privés de la joie de la rencontre, et rappelons autour de nous les raisons de nous réjouir.
Se rencontrer ! Il n’est pas besoin d’être chrétien pour cela. Assurément ! Toute vie humaine est une vie sociale faite d’échange qu’il faut savoir apprécier et de conflit qu’il faut savoir apaiser. Personne n’échappe à la vie commune sans à rêver d’être seul sur une île.
Se réunir à l’église pour fêter Noël, se retrouver en famille ou avec des amis, c’est participer à ce mystère, imiter notre Seigneur venu rencontrer les hommes. Nous devons nous souvenir de cela même si nous sommes avec d’autres qui n’ont pas cette certitude. N’est ce pas ce qui est écrit dans la lettre de saint Paul à son disciple Tite : « Bien aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à vivre dans le temps présent en hommes raisonnables, justes et religieux (Tt 2, 11-12). Le prologue de l’évangile selon saint Jean est encore plus explicite sur l’universalité du salut : « Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans ce monde, illumine tout homme » (Jn 1,9). ‘Tout homme, quelle que soit son origine ou sa condition peut et doit recevoir de Lui les directives qui l’orienteront vers l’accomplissement de sa vie’ (note de la Bible œcuménique).
C’est bien pour tous les hommes que Jésus est né à Bethléem. A nous chrétiens d’en témoigner par la joie et la sérénité de notre vie en célébrant l’anniversaire de cette naissance et en reconnaissant la présence du Christ dans notre vie de chaque jour.
Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

En ce temps-là, Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des œuvres réalisées par le Christ. Il lui envoya ses disciples et, par eux, lui demanda : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Jésus leur répondit : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! » Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert un roseau agité par le vent ? Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ? un homme habillé de façon raffinée Mais ceux qui portent de tels vêtementsvivent dans les palais des rois. Alors, qu’êtes-vous allés voir ? un prophète Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète. C’est de lui qu’il est écrit : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi. Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. »
En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jean est celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage. Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens se présenter à son baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit digne de la conversion. N’allez pas dire en vous-mêmes : ‘Nous avons Abraham pour père’ ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »