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« Je suis la résurrection et la vie » Edition du 22 mars 2026

« Je suis la résurrection et la vie » Edition du 22 mars 2026

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 11, 1-45)

En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur.
Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :
« Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. »
Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? »
Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. »  Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »
Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »
Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.
Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort,  et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! »
Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –  beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »
Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »
Elle répondit :« Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas :« Le Maître est là, il t’appelle. »
Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.
Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »
Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda :
« Où l’avez-vous déposé ? »
Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer.
Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! »
Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre.
Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. »
Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,
afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors !  »    Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire.
Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »
Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Commentaire:

Avec Jésus, la Résurrection et la Vie.

« Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Telle est l’interpellation à Jésus des deux sœurs. Et nous nous retrouvons bien dans cette prière, car nous avons du mal de comprendre que Dieu nous laisse vivre de telles difficultés, de telles souffrances. En face de cette désolation exprimée, Jésus répond de deux façons différentes. Pour Marthe il s’adresse à son intelligence et l’invite à la foi. «  Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ». « Oui, Seigneur, je crois ». Pour Marie et la foule qui pleurent, il s’adresse à leur cœur. « Il est pris d’émotion. Il pleure », il partage la souffrance. « Voyez comme il l’aimait. » Devant tous Jésus prie Dieu son Père et va leur donner un signe de son amour. Il redonne la vie à son ami Lazare, mais pas tout seul. Il invite les gens à retirer la pierre, à délier les bandelettes. Alors beaucoup crurent en Jésus. Si parfois nous faisons l’expérience d’une guérison, d’un mieux être, d’une réconciliation, d’une libération dues à notre prière, le plus souvent Jésus suscite en nous la paix, la sérénité, un équilibre retrouvé devant toute nos épreuves. Ainsi les nombreux malades, les désespérés, qui vont à Lourdes, reviennent apaisés, redynamisés, « ressuscités » par la chaleur de la foi, de l’espérance, de l’amour  vécue dans le pèlerinage.
« Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »

Nous remercions vivement le père Daniel Baron, prêtre du diocèse de Nancy et Toul , pour le partage de ce texte.
« Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » Edition du 15 mars 2026

« Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » Edition du 15 mars 2026

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 9, 1-41)

En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance.
Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? »
Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit :
« Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé.
L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.
Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient :« C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. »  Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »
Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : ‘Va à Siloé et lave-toi.’ J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. »
Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? »
Il répondit : « Je ne sais pas. »
On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.
Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. »
Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »
D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? »
Ainsi donc ils étaient divisés.  Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »
Il dit : « C’est un prophète. »
Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent :
« Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »
Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle. Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. »
Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs.
En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.
Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! »
Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »
Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. »
Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »
Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »
Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »
L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »
Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.
Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? »
Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? »
Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. »
Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.
Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. »
Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »
Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ;mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’, votre péché demeure. »

 

image : aveugle né : evangile et peinture Bernadette Lopez

Commentaire:

Avec Jésus, Lumière du monde.

 L’aveugle né de l’Evangile est au bord du chemin. Il attend, il demande de l’aide, il est disponible. C’est Jésus qui prend contact avec lui, mais il lui demande de lui faire confiance, de se laisser faire et d’agir.
Bien souvent les apparences, les coutumes, nos convictions, nos certitudes nous aveuglent. Prenons le temps de nous laisser rencontrer, interpeler par Jésus et son Evangile. Il est au milieu de nous et nous éclaire dans toute notre vie, nous ouvrent les yeux sur l’action de Dieu dans notre quotidien, dans le monde. Acceptons de nous laisser éclairer, conduire par lui.
Comme l’aveugle nous ne connaissons pas bien qui est Jésus. Lui il reconnait que c’est un prophète, car il fait l’expérience de sa bonté. Il est heureux de le revoir. Jésus se révèle à lui.
Pour nous la prière, l’adoration favorisent cette découverte. N’hésitons pas à passer du temps avec Jésus. « Je crois, Seigneur. »
Comme l’aveugle nous sommes invités à témoigner de notre expérience, de notre confiance, de notre foi. Mais cela n’est pas toujours facile, car parfois nous nous sentons abandonnés, ridiculisés ou même rejetés. Suivant le conseil de St Paul : «  conduisons nous comme des enfants de lumière. »

Nous remercions vivement le père Daniel Baron, prêtre du diocèse de Nancy et Toul , pour le partage de ce texte.
« Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » Edition du 8 mars 2026

« Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » Edition du 8 mars 2026

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 4, 5-42)

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.
Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »  – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions.
La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »
Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau
jaillissant pour la vie éternelle. »
La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »
Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. »
La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. »
Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en a eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ;là, tu dis vrai. »
La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père.  Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. »
À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »
La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens :  « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? »
Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui.
Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. »  Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »  Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »
Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux
et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant,  le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. Il est bien vrai, le dicton : ‘L’un sème, l’autre moissonne.’ Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. »
Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce  que j’ai fait. »
Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui,  et ils disaient à la femme :
« Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

 

image: vitrail la samaritaine photo de  Falco Pixabay

Commentaire:

Jésus, une rencontre inattendue

Une rencontre personnelle :

Il est midi, Jésus se repose, la femme toute occupée vient puiser de l’eau. Jésus un juif, la femme une samaritaine. Rien n’est propice à la rencontre. Jésus entame la relation en l’interpelant dans son occupation : puiser de l’eau. La samaritaine étonnée accepte de s’arrêter, de répondre à Jésus. Et la rencontre est très riche.
A nous aussi Jésus fait signe dans notre vie. Bousculés, joyeux, souffrants, préoccupés, nous ne pouvons l’entendre  que si nous acceptons de nous arrêter, de nous souvenir de ce qui nous anime, de ce que nous connaissons et d’écouter sa parole, qui nous surprend, mais nous revigore.

Une rencontre en Eglise :

Les apôtres s’étonnent de voir Jésus parler à une femme et ils sont préoccupés, manger. Jésus leur fait découvrir ce qui l’habite, la volonté de son Père et les invite à regarder autour d’eux pour voir ce qui lève et favoriser la récolte. Le Père agit autour d’eux, dans le monde.
Nous aussi, en Eglise, Jésus nous incite à avoir un regard positif sur le monde et à favoriser sa rencontre avec Lui. C’est notre mission.

Une rencontre en société :

Une femme pas très stable provoque la rencontre de ses concitoyens avec Jésus. Eux aussi acceptent de dépasser les apparences, les conventions. Ils sont surpris, mais enjoués de cette rencontre. Et c’est à la parole de Jésus qu’ils adhèrent et pas seulement au témoignage de la femme. Nous aussi nous sommes appelés à êtres témoins de Jésus autour de nous, mais à être vraiment discrets pour que Jésus ait toute la place.

Bonne rencontre                                      Daniel

Nous remercions vivement le père Daniel Baron, prêtre du diocèse de Nancy et Toul , pour le partage de ce texte.
« Son visage devint brillant comme le soleil » Edition du 1er  mars 2026

« Son visage devint brillant comme le soleil » Edition du 1er mars 2026

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 17, 1-9)

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne.
Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui.
Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »
Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte.
Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! »
Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul.
En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

 

 

extrait icone Theophane le Grec wikipedia 15ème siècle.

Commentaire:

Faire route avec Jésus
Après nous avoir invités à la conversion, à « revenir vers Dieu de tout notre cœur », à « nous laisser réconcilier avec Dieu », le prophète, saint Paul nous proposent de faire route vers Pâques avec Jésus.
Lui, le Fils de l’homme, comme nous, il a fait face au démon et ses tentations.
Aujourd’hui, c’est le Fils de Dieu qui nous est révélé. Il est la lumière, la pureté, le rayonnement, la joie, le désir de s’installer avec lui dans ce moment de bonheur. Mais pour vivre à plein cette grâce, Jésus nous emmène avec Pierre, Jacques et Jean à l’écart ; dans la nature, dans sa chambre, à l’église, seul ou avec quelques uns. Il n’est pas facile de s’arrêter, de prendre du temps, mais alors Dieu nous fait bien sentir que Jésus est son Fils bien-aimé, en qui il a mis toute sa joie. Il est le messie attendu depuis longtemps. « Il est le chemin, la vérité, la vie ». Il est le guide de notre vie. Cela vaut le coup de l’écouter, de le suivre.
Mais ce moment de contemplation, de crainte, de bonheur ne dure pas. Il doit animer notre vie, nous dynamiser pour retourner vers ceux que nous aimons et ceux que nous n’aimons pas assez, vers nos occupations. Et là, Jésus nous accompagne, comme il est descendu de la montagne avec Pierre, Jacques et Jean.

                                               Bonne route.

Nous remercions vivement le père Daniel Baron, prêtre du diocèse de Nancy et Toul , pour le partage de ce texte.
Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté Edition du 22 février 2026

Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté Edition du 22 février 2026

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 4, 1-11)

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable.
Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.
Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. »
Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit :Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »
Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. »
Alors le diable le quitte.
Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

 

tentation du christ par Duccio wikipedia

 

 

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Commentaire:

On peut être surpris par la place de l’Esprit dans le processus de tentation du Christ et notamment l’intention volontaire. Jésus est conduit POUR être tenté. C’est curieux, non ?Que Jésus aille au Désert, c’est normal. Le Désert (מִדבָּר midebâr en hébreu) est le lieu de la Parole (דבָּר dvâr/dbâr en hébreu), et donc de la Parole de Dieu. On peut faire un jeu de mot en hébreu, difficilement perceptible en français. En tant que Logos, il est chez lui. Il est Maître chez lui.
Être conduit, ce n’est pas être mené, c’est cheminer physiquement et intérieurement, pour le Christ.
À cause de l’Incarnation du Verbe, le Christ dans son humanité fait l’expérience que la Parole ne peut pas être sans limites. Et cette finitude (non définitive, bien sûr, grâce à la Résurrection), le Christ la découvrira sur la Croix, où par la mort, le Logos, le Verbe se taira, entraînant par voie de conséquence, le Silence du Père.

Nous remercions vivement le père Pierre Desrozier, prêtre du diocèse de Toulouse , pour le partage de ce texte.