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Mille signes de l’Evangile



« L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » Edition du 26 mai

Évangile selon Saint Jean 14, 23-29

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Si quelqu’un m’aime,  il gardera ma parole ; mon Père l’aimera,
nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ;   mais le Défenseur,
l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout,
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
   Je vous laisse la paix,
je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.     Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père,car le Père est plus grand que moi.  Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. »

Commentaire

ENSEMBLE,  AVEC JÉSUS,  PRINCE  DE  LA  PAIX.

             Dans notre monde où l’injustice et le désir de puissance engendrent des guerres et de grandes misères, où l’intolérance tue des croyants, où la violence prend le pas sur le dialogue, où l’indifférence ferme les yeux et les cœurs, Jésus nous dit :

« C’est ma paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne. »

Non pas comme le monde la donne, la paix basée sur la peur, la domination sur l’autre, la vengeance, la violence, ni même la paix basée sur la satisfaction de ses intérêts, ou sur l’équilibre des forces. Jules César disait ; « si tu veux la paix, prépare la guerre. »

Mais comme Jésus la donne, la paix basée sur l’espérance, la confiance, basée sur la fidélité à sa Parole : l’amour des autres, le respect des différences, le dialogue, la justice, le pardon, le bien commun, le don de soi…,basée sur l’union à Dieu, Père, Fils et Esprit, qui fait sa demeure dans le croyant, le fidèle, qui lui donne lumière et force.

Nous sentons en nous le tiraillement entre la paix du monde et la paix de Jésus. Surtout que la paix n’est pas donnée toute faite, elle reste à construire. Et ce n’est pas facile. Mais, comme le dit le Pape François avec Saint Paul : « La paix est possible parce que le Seigneur a vaincu le monde, avec ses conflits permanents ‘faisant la paix par le Sang de sa Croix’ (Col 1,20) »°

« Bienheureux les artisans de paix. Ils seront appelés Fils de Dieu. »

Nous remercions vivement, Daniel Baron, prêtre du diocèse de Nancy pour le partage de ce texte

« Ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur » EDITION DU 3 MARS 2019

ÉVANGILE SELON SAINT LUC  6,39-45

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé,
chacun sera comme son maître.

Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : ‘Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil’, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair
pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.

Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit :
on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces

. » L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ;et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais :
car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. »

commentaire

Les petits cotés d’un homme apparaissent dans ses propos.
Secoue le tamis, il ne reste que les déchets. Tu reconnaitras l’arbre à
ses fruits.
La parole fait connaître les sentiments.
Enlève la poutre de ton œil, tu verras clair pour enlever la paille de
l’œil de ton frère.
Voila des sentences, proposées par la liturgie de ce 8éme Dimanche
ordinaire, pour réfléchir à notre vie et nous mettre en route vers
Pâques; le carême commence mercredi prochain.
Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par Notre Seigneur
Jésus-Christ.1Cor15/57
Enlevons la poutre de nos certitudes, notre confiance en nous-même, pour
reconnaître la présence du Christ qui nous guérit du mal, pour voir en
l’autre un frère, image de Dieu!
C’est un acte de foi que nous mettons en œuvre quand nous sommes
rassemblés en équipe VEA. Voir, discerner, reconnaître l’action de Dieu
dans notre monde actuel, où la haine semble s’infiltrer,  pour prendre
part à la libération du meilleur en chacun. .

Nous remercions vivement, Guy Dubigeon, prêtre du diocèse de Nantes pour le partage de ce texte

 

 

 » Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux Edition du 24 février 2019

 

 

Évangile selon Saint Luc 6,27-38

En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples :   « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau,ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.   Si vous faites du bien à ceux qui vous en font,
quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs
pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Commentaire

Le ton est donné à plusieurs reprises sur le même registre. Tout est dans l’exigence et une exigence au-delà des limites humaines habituelles. On dirait que le Christ cherche à vérifier ce que l’on peut supporter ou pas, un peu comme le fameux jeune homme riche.

On part d’un constat peu reluisant avec des points auxquels nous sommes attachés : haine, violence, médisance, mauvaise pensée, cupidité, attrait de l’argent et du profit.

Par deux fois, les autres sont mentionnés comme l’instance ou le lieu de vérification de nos actions (ce qu’on voudrait qu’on fasse pour nous et la mesure pour les autres). Donc, il ne s’agit pas seulement d’une introspection mais d’accepter que l’autre ait son mot à dire.

La révision de vie en équipe nous aide à porter un regard bienveillant sur les autres et notre monde.

Au final, l’Évangile propose des axes de cheminement quelques soient les circonstances favorables ou non : amour, faire du bien, être miséricordieux, ne pas juger, ne pas condamner, pardonner.

Nous remercions vivement, Pierre Desrozier, prêtre du diocèse de Toulouse pour le partage de ce texte

« Heureux, les pauvres! Quel malheur pour vous, les riches! «  Edition du 17 février 2019

Évangile selon St Luc

6,17, 20-26

En ce temps-là,
Jésus descendit de la montagne avec les Douze et s’arrêta sur un terrain plat.
Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une grande multitude de gens
venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon.

Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :
« Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés.
Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable,à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.

Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes.

Avec l’aimable autorisation de © http://www.aelf.org/

Commentaire

L’Évangile des Béatitudes fait marteler par Jésus, « heureux ! »… Et la foule et les disciples sont certainement effectivement heureux de savoir que le programme proposé par Jésus est un bonheur.

Mais qui a envie d’être pauvres, de pleurer, d’être affamés, insultés, haïs, exclus, insultés, rejetés comme méprisables, même si c’est à cause de Jésus ? Oui, qui en a envie ?! Et d’ailleurs est-ce un passage obligé pour être disciple du Christ ? Quel est donc ce bonheur ?

Tout l’inverse de ce que l’on attend. Et les malédictions sont peut-être ce que nous ou certainement beaucoup de nos contemporains considéreraient comme une bénédiction. Qui n’a pas envie d’être riche, ne serait-ce que pour être un minimum à l’abri du besoin, de ne pas être dans l’inquiétude du lendemain, pour soi, pour ses proches ?

Les Béatitudes sont comme un tsunami. Dieu n’est pas là pour nous caresser dans le sens du poil, mais pour nous réveiller et nous permettre d’apprendre à hiérarchiser nos valeurs, pour trouver un axe de vie.

Nous remercions vivement, Pierre Desrozier, prêtre du diocèse de Toulouse pour le partage de ce texte

 

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture » Edition du 27 janvier 2019

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


Lc 1,1-4; 4,14-21
Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole.
C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus.
En ce temps-là,lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit,revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé.
Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe.
Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.
Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, a annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre »

Commentaire

Les Paroles de Jésus que nous rapporte Luc ,puisées dans le Livre d’Isaïe, peuvent nous poser question : comment , aujourd’hui, peut-on porter la Bonne Nouvelle aux Pauvres , annoncer aux captifs leur libération, redonner aux aveugles la vue ? Quel culot ! Et pourtant, dès le début de la première communauté chrétienne, les disciples ont « créé la première soupe populaire ou le premier resto du cœur » pour permettre aux plus faibles de se nourrir et décharger les Apôtres qui vont pouvoir prêcher la Bonne Nouvelle. Au Moyen-âge, des communautés religieuses obtenaient la libération de certains captifs, St Vincent de Paul, au XVII ème siècle a été le premier aumônier des galériens, St Louis a crée l’Hospice des Quinze vingts pour les aveugles. Mais qui sont les pauvres, les captifs, les aveugles ? Ceux qui tendent la main parce qu’ils n’ont pas assez de ressources pour vivre décemment,
les détenus condamnés pour un crime ou un délit grave, des non voyants isolés chez eux ? Oui bien sûr, c’est évident. Mais nous oublions peut-être aussi qu’il nous arrive d’être pauvre de relation, d’amour, d’être prisonnier d’une addiction (tabac, alcool, médias), de ne pas voir dans les autres les valeurs dont ils sont porteurs ? C’est peut-être pour nous aujourd’hui l’occasion de faire révision de vie. La Bonne Nouvelle, ? c’est que nous sommes tous aimés de Dieu, le dire et se le dire c’est accomplir ce passage de l’Écriture que nous propose l’Église ce dimanche
Nous remercions vivement, Michel Marty, diacre du diocèse de de Troyes pour le partage de ce texte