Mille signes de l’Evangile
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13, 31- 33a. 34-35
Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti du cénacle, Jésus déclara :
« Maintenant le Fils de l’homme est glorifié,
et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui,
Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.
Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »
Commentaire
ENSEMBLE AIMER COMME JÉSUS.
L’amour est au cœur de tout homme, puisque l’homme est créé à l’image de Dieu. Il est capable de vivre dans l’amour. Mais il l’a souvent détourné de son sens profond ou réduit dans son application. Dieu envoie son Fils pour redonner vie au véritable amour. Et nous sommes invités à aimer comme Jésus.
Jésus associe souvent l’amour, surtout dans l’Evangile de Saint Jean, à la gloire que le Père possède et qu’il transmet. Ainsi Jésus manifeste l’amour et la gloire de Dieu, en naissant parmi les hommes (Jn1,14), en accomplissant les œuvres du Père : guérisons, nourriture des foules, pardon, accueil, résurrection des morts, bref en transmettant l’amour de Dieu à tous, mais aussi en allant jusqu’au bout de sa mission : donner sa vie sur la Croix, gratuitement. Et, dans cet amour, Dieu ressuscite son Fils : « Père, glorifie moi auprès de toi de cette gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût » (Jn17,5).
Aimer comme Jésus ; avec lui vivre bien ancrés dans la vie des hommes ; avec lui servir les hommes et spécialement les plus petits, les plus délaissés ; avec lui donner sa vie jusqu’au bout dans la fidélité, animés par cette conviction de saint Irénée : « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant ; la vie de l’homme c’est contempler Dieu. »
« Ainsi, nous ferons l’expérience de la joie missionnaire de partager la vie avec le peuple fidèle à Dieu, en allumant le feu (de l’amour) au cœur du monde. (Joie de l’Evangile n°271).
Nous remercions vivement le père Daniel Baron , prêtre du diocèse de Nancy, pour le partage de ce texte
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,27-30
En ce temps-là,
Jésus déclara :
« Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle :
jamais elles ne périront,
et personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données,
est plus grand que tout,
et personne ne peut les arracher de la main du Père.
Le Père et moi,
nous sommes UN.
commentaire
ENSEMBLE DANS L’INTIMITE DE JESUS .
Ce passage d’Evangile nous situe dans l’affrontement des autorités religieuses de l’époque avec Jésus sur son identité. Jésus affirme : « Le Père et moi, nous sommes un. » Et il leur dit : « vous ne me croyez pas, car vous ne faites pas partie de ceux qui s’ouvrent à moi. Eux, je les connais et ils écoutent ma voix. »
Dans la Bible connaître signifie : découvrir, aimer, se donner, s’unir pour donner la vie. Jésus aime tous les hommes et donne sa vie pour la multitude, afin de leur donner la vie pour toujours. Il est un ami fidèle, un compagnon de route.
Ecouter signifie : recevoir, faire sien, se laisser pénétrer pour accueillir la vie et la façonner. Les croyants sont invités à partager l’intimité de Jésus. Ils lisent, méditent sa Parole. Ils marchent avec lui dans la confiance, la sérénité et le dynamisme. Dans sa main ils trouvent repos et assurance.
Et bien plus, Lui le Fils Unique de Dieu, il conduit tous les croyants dans la main du Père. Ainsi, en affirmant sa filiation au Père, il fait de tous les croyants les enfants de Dieu.
Comme nous y invite le Pape François dans « La Joie de l’Evangile » n°267, « Unis à Jésus, cherchons ce qu’il cherche, aimons ce qu’il aime. Au final, c’est la gloire du Père que nous cherchons, nous vivons et agissons <à la louange de sa grâce> (Eph. 1,6).
Nous remercions vivement le père Daniel Baron , prêtre du diocèse de Nancy, pour le partage de ce texte

fresque XIXème-Capoue-Italie
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,1-19
En ce temps-là,
Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,
avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée,
et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit :
« Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent :« Nous aussi, nous allons avec toi. »Ils partirent et montèrent dans la barque ;or, cette nuit-là, ils ne prirent rien. Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants,
auriez-vous quelque chose à manger ? »Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment? »Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. »
Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »
Commentaire
Faire vivre aujourd’hui l’Eglise confiée à Pierre par Jésus-Christ.
Lorsque Jésus invite les pharisiens à détruire le Temple et qu’en trois jours, il le relèverait, tous pensent qu’il s’agit du temple de Jérusalem, alors que Jésus parlait de son Corps. De même, quand St François entend l’appel du Christ à rebâtir son Église, face au crucifix de la petite église délabrée de Saint Damien près d’Assise, à la toiture éventrée, il croit dans un premier temps qu’il s’agit de cette chapelle. Mais très vite en voyant un pauvre, il comprend qu’il s’agit de l’Église, Corps du Christ ressuscité, que nous sommes tous ensemble, nous baptisés, nous chrétiens, disciples et Corps de Jésus Christ.
Au moment où nous sommes témoins attristés par ce dramatique incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris, il est légitime et important de restaurer notre patrimoine afin de ne pas perdre la mémoire de notre histoire. Toute cette émotion et cette solidarité doivent nous rappeler que ce joyau architectural, spirituel, culturel et historique doit être le souvenir de notre mission de chrétiens dans le monde : être acteur de dialogue, de tolérance, d’écoute, d’Amour et ainsi devenir acteur de beauté, d’unité et d’harmonie spirituelle là où nous vivons. Être des ressuscités dans le monde, vrai trésor qu’est le Christ, et Jésus Christ Ressuscité, afin de restaurer également et avant tout l’Église Corps Vivant du Christ. Que ces merveilleuses cathédrales, héritage et patrimoine de notre passé spirituel et historique, nous aident à nous souvenir que nous devons être rayonnants du Visage du Ressuscité.
. Laurent Begin, prêtre du diocèse de Nancy
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,19-31
C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous !
De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés,
ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara :
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.
commentaire
Dimanche de la Divine Miséricorde
C ‘est dans la réalité d’un corps marqué par la violence et la souffrance que Jésus apparaît aux disciples et à Thomas.
Nos vies et nos réalités humaines seront-elles frein ou accès à la foi?
Le soir du premier jour de la semaine , les disciples se trouvent dans la maison en l’absence de Thomas. Jésus vient : c’est la première apparition dans le texte. Jésus dit: » la paix soit avec vous. »par trois fois ce souhait de paix est donné dans l’évangile.
Parole rassurante et pleine de confiance.On peut noter ici la présence de Jésus et l’absence de Thomas.
Huit jours plus tard, dans la même maison, Thomas est présent. Jésus vient au milieu d’eux.
C’est la deuxième apparition et les deux, Jésus et Thomas se rencontrent, un dialogue s’ engage.Il est question du voir et du toucher (le doigt et les mains).
Thomas a-t-il avancé sa main, posé son doigt, touché ce qu’il ne voulait pas croire ?
Notre foi a t- elle besoin d ‘un quelconque support pour grandir ( groupe de partage, communauté, ) ou bien ma recherche personnelle me suffit?
Pour finir, et pour avoir sa faiblesse Thomas affirme : » Mon Seigneur et Mon Dieu. » c’est la profession de foi au delà de ce qui peut dire l’homme sur Dieu.
Thomas est appelé Didyme c’est à dire le jumeau, de qui Thomas est -il le jumeau ? pourrions nous dire que Thomas est notre frère ?
comment vivre la rencontre avec le Ressuscité ? Comment recevons la paix de Jésus, nous sentons-nous concernés ?
Vivons-nous en paix en famille, autour de nous?
Nous remercions vivement le père Jean-Claude Ngoma , prêtre du diocèse d’Autun, pour le partage de ce texte

Fra Angelico
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24 1-12
Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore,
les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu’elles avaient préparés. Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Alors qu’elles étaient désemparées, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit éblouissant. Saisies de crainte, elles gardaient leur visage incliné vers le sol. Ils leur dirent :
« Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : ‘Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.’ » Alors elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites.
Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C’étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas. Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé.
Commentaire
La lumière du Christ n’est pas visible dans un objet, dans un lieu ; mais dans la vie des hommes et des femmes qui la transmettent à travers leurs actions. Laissons-nous porter par cette lumière qui surgit discrètement au matin de Pâques .
La résurrection de Jésus nous révèle qu’une force nouvelle a jailli du tombeau, une force qui fait parler ses compagnons sans craindre la autorités. Cette force qui a fait des pécheurs de galiléens des maîtres de la parole et des guérisseurs de renommés.
Ce qui est arrivé aux hommes et femmes de Galilée s’est produit dans la vie de beaucoup d’autres, partout dans la monde : un retournement inédit.
La fête de Pâques est l’occasion de redire notre confiance en Jésus, l’occasion de l’accueillir comme Seigneur et Sauveur. Nous sommes invités aujourd’hui à partager la victoire du ressuscité, nous qui avons été baptisés en son nom.
Nous remercions vivement le père Jean-Claude Ngoma , prêtre du diocèse d’Autun, pour le partage de ce texte