+33 1 45 51 60 55 vea@vea.asso.fr

Mille signes de l’Evangile



« Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » Edition du 31 Mars 2019

 

Evangile de Saint-Luc 15, 1-3.11-32

Rembrandt

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :
« Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en  menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit :
‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’
Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit :
‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.
Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’
Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père :
‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’
Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »

COMMENTAIRE

Laissez-vous réconcilier avec Dieu !, par le baptême Dieu a déposé en nous la parole de réconciliation. Si nous ne l’avons pas choisi ce baptême comme les catéchumènes, nous l’avons accueilli comme une fête, lorsque nous avons reconnu que Dieu sortait vers nous dans notre vie, quand en équipe, ou en famille, nous avons pu dire :Tu es aimé !, tu es pardonné ! Dans la parabole, le père sort au devant de chacun de ses fils, pour un accueil, pour une réconciliation avec lui et entre eux.. Dans cette société où l’agressivité se manifeste de tant de manières, comme celle du fils aîné contre le comportement de son frère et la bienveillance du père, il y a urgence à se laisser réconcilier, à manifester par notre sourire que le projet du Père est entrain de se réaliser. Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ ! Quand à la suite de Jésus, nous nous rendons proche de ceux que la société rejette. Celui qui veut être mon disciple qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive.

Nous remercions vivement Guy Dubigeon, prêtre du diocèse de Nantes, pour le partage de ce texte.

« Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même » Edition du 24 mars 2019

Évangile de Saint Luc 13,1-9

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens
étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?   Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas,
vous périrez tous de même.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?  Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas,
vous périrez tous de même. »
Jésus disait encore cette parabole :
« Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas.
Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’   Mais le vigneron lui répondit :‘Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ »

Commentaire

Si vous ne vous  convertissez pas, vous périrez tous ! La parole de Jésus semble sévère, mais n’est-ce pas l’annonce des scientifiques concernant le respect de la planète, si nous ne faisons rien ? L’actualité de la mort, c’est un avion qui scratch, un naufrage de migrants, un tsunami !

Elle n’appelle pas seulement à rechercher les causes, mais à chercher le sens de la vie. Expérimenter un salut, rencontrer le Dieu qui sauve, qui entend, qui voit ; comme dans la 1ère lecture , l’expérience de Moïse : Il a voulu par ses propres forces sauver un compatriote, mais il a du fuir pharaon ! C’est comme un migrant en fuite, qu’il est rejoint par la présence mystérieuse de Dieu, dans le buisson qui brûle sans se consumer. Il est alors mis dans sa foi au service du salut de tout un peuple. Je t’envoie chez pharaon tu feras sortir d’Egypte mon peuple ! C’est dans l’expérience de notre faiblesse que  nous pouvons discerner l’œuvre de Dieu dans nos vies et ainsi mieux servir la communauté humaine. Dans la prière , en présence de Dieu, entrons dans l’écoute de sa parole. C’est le chemin de Jésus vers sa croix et sa résurrection,  c’est notre marche vers Pâques.

Nous remercions vivement, Guy Dubigeon, prêtre du diocèse de Nantes pour le partage de ce texte

 » Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre » Edition du 17 mars 2019

Évangile selon Saint Luc 9, 28 b-36

En ce temps-là,
Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques,
et il gravit la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante.
Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie, apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem.
Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ;
mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés. Ces derniers s’éloignaient de lui,
quand Pierre dit à Jésus :
« Maître, il est bon que nous soyons ici ! Faisons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il ne savait pas ce qu’il disait. Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ;
ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent.
Et, de la nuée, une voix se fit entendre :
« Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! »
Et pendant que la voix se faisait entendre, il n’y avait plus que Jésus, seul. Les disciples gardèrent le silence
et, en ces jours-là, ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.

commentaire

Greta Thunberg entraîne les jeunes à poser la question : avons-nous un avenir ? C’est une question urgente. Les lectures d’aujourd’hui nous invitent à mettre sous le regard de Dieu notre avenir. Abraham reçoit de Dieu une promesse concernant sa descendance et un pays pour se fixer. C’est la question de bien des migrants !

Jésus sur la montagne s’entretient avec Moïse et Elie  de son départ, sa mort, qui  va s’accomplir à Jérusalem. Mais c’est la Parole de Dieu qui se manifeste pour indiquer le sens de cet exode : celui-ci est mon fils celui que j’ai choisi, écoutez-le ! Luc 9/35.

Dans le passé, Dieu a parlé à nos pères de bien des manières, il a parlé par les prophètes, aujourd’hui il nous parle par son Fils Hébreux 1/1

Dieu entre en dialogue avec l’homme ; par Jésus-Christ il s’est fait connaître.

Il nous parle dans nos rencontres et dans les événements, si nous prenons le temps de les relire dans l’éclairage de l’Evangile. Comme Marie qui retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Luc 2/19 et 2/51  

Nous remercions vivement, Guy Dubigeon, prêtre du diocèse de Nantes pour le partage de ce texte

 

« L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » Edition du 26 mai

Évangile selon Saint Jean 14, 23-29

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Si quelqu’un m’aime,  il gardera ma parole ; mon Père l’aimera,
nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ;   mais le Défenseur,
l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout,
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
   Je vous laisse la paix,
je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.     Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père,car le Père est plus grand que moi.  Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. »

Commentaire

ENSEMBLE,  AVEC JÉSUS,  PRINCE  DE  LA  PAIX.

             Dans notre monde où l’injustice et le désir de puissance engendrent des guerres et de grandes misères, où l’intolérance tue des croyants, où la violence prend le pas sur le dialogue, où l’indifférence ferme les yeux et les cœurs, Jésus nous dit :

« C’est ma paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne. »

Non pas comme le monde la donne, la paix basée sur la peur, la domination sur l’autre, la vengeance, la violence, ni même la paix basée sur la satisfaction de ses intérêts, ou sur l’équilibre des forces. Jules César disait ; « si tu veux la paix, prépare la guerre. »

Mais comme Jésus la donne, la paix basée sur l’espérance, la confiance, basée sur la fidélité à sa Parole : l’amour des autres, le respect des différences, le dialogue, la justice, le pardon, le bien commun, le don de soi…,basée sur l’union à Dieu, Père, Fils et Esprit, qui fait sa demeure dans le croyant, le fidèle, qui lui donne lumière et force.

Nous sentons en nous le tiraillement entre la paix du monde et la paix de Jésus. Surtout que la paix n’est pas donnée toute faite, elle reste à construire. Et ce n’est pas facile. Mais, comme le dit le Pape François avec Saint Paul : « La paix est possible parce que le Seigneur a vaincu le monde, avec ses conflits permanents ‘faisant la paix par le Sang de sa Croix’ (Col 1,20) »°

« Bienheureux les artisans de paix. Ils seront appelés Fils de Dieu. »

Nous remercions vivement, Daniel Baron, prêtre du diocèse de Nancy pour le partage de ce texte

« Ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur » EDITION DU 3 MARS 2019

ÉVANGILE SELON SAINT LUC  6,39-45

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé,
chacun sera comme son maître.

Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : ‘Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil’, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair
pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.

Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit :
on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces

. » L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ;et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais :
car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. »

commentaire

Les petits cotés d’un homme apparaissent dans ses propos.
Secoue le tamis, il ne reste que les déchets. Tu reconnaitras l’arbre à
ses fruits.
La parole fait connaître les sentiments.
Enlève la poutre de ton œil, tu verras clair pour enlever la paille de
l’œil de ton frère.
Voila des sentences, proposées par la liturgie de ce 8éme Dimanche
ordinaire, pour réfléchir à notre vie et nous mettre en route vers
Pâques; le carême commence mercredi prochain.
Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par Notre Seigneur
Jésus-Christ.1Cor15/57
Enlevons la poutre de nos certitudes, notre confiance en nous-même, pour
reconnaître la présence du Christ qui nous guérit du mal, pour voir en
l’autre un frère, image de Dieu!
C’est un acte de foi que nous mettons en œuvre quand nous sommes
rassemblés en équipe VEA. Voir, discerner, reconnaître l’action de Dieu
dans notre monde actuel, où la haine semble s’infiltrer,  pour prendre
part à la libération du meilleur en chacun. .

Nous remercions vivement, Guy Dubigeon, prêtre du diocèse de Nantes pour le partage de ce texte