+33 1 45 51 60 55 vea@vea.asso.fr

Mille signes de l’Evangile



« L’Esprit Saint vous enseignera tout » Edition du 9 mai 2019

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,15-16. 23b-26

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Si vous m’aimez,
vous garderez mes commandements.
Moi, je prierai le Père,
et il vous donnera un autre Défenseur
qui sera pour toujours avec vous.
Si quelqu’un m’aime,
il gardera ma parole ;
mon Père l’aimera,
nous viendrons vers lui
et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
Celui qui ne m’aime pas
ne garde pas mes paroles.
Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :
elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi,
tant que je demeure avec vous ;
mais le Défenseur,
l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout,
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

commentaire

C’est un langage bien étrange qui nous est donné d’entendre. St Jean nous parle du don de l’Esprit-Saint comme si nous étions devant un tribunal : « Moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre Défenseur » comme si le premier avocat n’était pas suffisant. De quel procès s’agit-il ? Celui des disciples du Christ. Pourquoi sont-ils mis en jugement ? Parce qu’ils ont gardé les commandements du Christ. Quand St Jean écrit son Evangile, les premières persécutions chrétiennes ont eu lieu. Dans les actes des apôtres, il ne manque pas de récits où un étrange personnage tantôt décrit comme un ange, tantôt comme une lumière, tantôt comme une force, vient au secours des apôtres et les conduit, c’est l’Esprit de Dieu. Dans l’Evangile de Jean, il est le Paraclet que l’on a traduit du grec, ici, par le Défenseur mais d’autres traductions disent d’autres de ses qualités : le Consolateur, l’Intercesseur, celui qu’on appelle auprès de soi. Le Christ nous a fait cette promesse qu’il ne nous nous laisserait pas seul et je trouve belle cette expression du défenseur, consolateur, qui est auprès de soi pour définir cette réalité de l’Esprit Saint. Parfois, lorsque le découragement, nous guette devant l’ampleur de nos missions de baptisé, il est peut-être bon de se rappeler qu’un défenseur vient à notre secours et peut nous porter.

Nous remercions vivement le père Michel Paquereau , prêtre du diocèse de Luçon, pour le partage de ce texte

 » Qu’ils deviennent parfaitement un » Edition du 2 juin 2019

Évangile de saint Jean 17,20-26

En ce temps-là,
les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi :
« Père saint,
je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là,
mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
Que tous soient un,
comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi.
Qu’ils soient un en nous, eux aussi,
pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée,
pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »

Commentaire

« Que tous soient un comme toi et moi nous sommes un ». Je me souviens qu’une petite fille de neuf ans avait choisi cette phrase comme parole dans son livre de caté. Je lui demande pourquoi car je la trouvais un peu inappropriée pour son âge et sa réponse fut parce que « c’est beau ». Sa démarche est juste, elle nous invite à entrer dans le mystère de Dieu par la beauté. Ce lien d’amour qui unit le Père et le Fils est grand, il nous dépasse. Nous pouvons être en extase comme devant un coucher de soleil ou une belle œuvre d’art. Pourtant Jésus fait dans sa prière au Père une demande bien particulière, celle de nous associer à ce lien qui unit le Père et le Fils pour que nous même nous soyons un entre nous. Au regard de la réalité du monde, cela risque de nous apparaître bien lointain et inaccessible ; mais si nous nous mettons dans cette démarche d’entrer dans le mystère de Dieu comme cette petite fille en en contemplant la beauté, quel don merveilleux le Seigneur nous fait : celui de vivre du lien d’amour qui unit le Père et le Fils. N’oublions pas ce que dit l’ange à Marie à l’Annonciation :  » Rien n’est impossible à Dieu. » Et en relisant nos histoires, nos vies d’équipe, des temps de solidarité, cette demande de Jésus n’est-elle pas devenue par moment réalité ?

Nous remercions vivement le père Michel Paquereau , prêtre du diocèse de Luçon, pour le partage de ce texte

« L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » Edition du 26 mai 2019

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,23-29

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera,
nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur,
l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout,
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
  Je vous laisse la paix,
je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde
que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous.
Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père,
car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant,
avant qu’elles n’arrivent ;
ainsi, lorsqu’elles arriveront,vous croirez. »

Commentaire

ENSEMBLE,  AVEC JESUS,  PRINCE  DE  LA  PAIX.

           Dans notre monde où l’injustice et le désir de puissance engendrent des guerres et de grandes misères, où l’intolérance tue des croyants, où la violence prend le pas sur le dialogue, où l’indifférence ferme les yeux et les cœurs, Jésus nous dit :

« C’est ma paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne. »

Non pas comme le monde la donne, la paix basée sur la peur, la domination sur l’autre, la vengeance, la violence, ni même la paix basée sur la satisfaction de ses intérêts, ou sur l’équilibre des forces. Jules César disait ; « si tu veux la paix, prépare la guerre. »

Mais comme Jésus la donne, la paix basée sur l’espérance, la confiance, basée sur la fidélité à sa Parole : l’amour des autres, le respect des différences, le dialogue, la justice, le pardon, le bien commun, le don de soi…,basée sur l’union à Dieu, Père, Fils et Esprit, qui fait sa demeure dans le croyant, le fidèle, qui lui donne lumière et force.

Nous sentons en nous le tiraillement entre la paix du monde et la paix de Jésus. Surtout que la paix n’est pas donnée toute faite, elle reste à construire. Et ce n’est pas facile. Mais, comme le dit le Pape François avec Saint Paul : « La paix est possible parce que le Seigneur a vaincu le monde, avec ses conflits permanents ‘faisant la paix par le Sang de sa Croix’ (Col 1,20) »°

« Bienheureux les artisans de paix. Ils seront appelés Fils de Dieu. »

Nous remercions vivement le père Daniel Baron , prêtre du diocèse de Nancy, pour le partage de ce texte

 » Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres » Edition du 19 mai 2019

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13, 31- 33a. 34-35

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti du cénacle, Jésus déclara :
« Maintenant le Fils de l’homme est glorifié,
et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui,
Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.
Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

Commentaire

ENSEMBLE AIMER COMME JÉSUS.

L’amour est au cœur de tout homme, puisque l’homme est créé à l’image de Dieu. Il est capable de vivre dans l’amour. Mais il l’a souvent détourné de son sens profond ou réduit dans son application. Dieu envoie son Fils pour redonner vie au véritable amour. Et nous sommes invités à aimer comme Jésus.
Jésus associe souvent l’amour, surtout dans l’Evangile de Saint Jean, à la gloire que le Père possède et qu’il transmet. Ainsi Jésus manifeste l’amour et la gloire de Dieu, en naissant parmi les hommes (Jn1,14), en accomplissant les œuvres du Père : guérisons, nourriture des foules, pardon, accueil, résurrection des morts, bref en transmettant l’amour de Dieu à tous, mais aussi en allant jusqu’au bout de sa mission : donner sa vie sur la Croix, gratuitement. Et, dans cet amour, Dieu ressuscite son Fils : « Père, glorifie moi auprès de toi de cette gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût » (Jn17,5).
Aimer comme Jésus ; avec lui vivre bien ancrés dans la vie des hommes ; avec lui servir les hommes et spécialement les plus petits, les plus délaissés ; avec lui donner sa vie jusqu’au bout dans la fidélité, animés par cette conviction de saint Irénée : « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant ; la vie de l’homme c’est contempler Dieu. »
« Ainsi, nous ferons l’expérience de la joie missionnaire de partager la vie avec le peuple fidèle à Dieu, en allumant le feu (de l’amour) au cœur du monde. (Joie de l’Evangile n°271).

Nous remercions vivement le père Daniel Baron , prêtre du diocèse de Nancy, pour le partage de ce texte

« A mes brebis, je donne la vie éternelle Edition du 12 mai 2019

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,27-30

En ce temps-là,
Jésus déclara :
« Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle :
jamais elles ne périront,
et personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données,
est plus grand que tout,
et personne ne peut les arracher de la main du Père.
Le Père et moi,
nous sommes UN.

commentaire

ENSEMBLE DANS L’INTIMITE DE JESUS .

Ce passage d’Evangile nous situe dans l’affrontement des autorités religieuses de l’époque avec Jésus sur son identité. Jésus affirme : « Le Père et moi, nous sommes un. » Et il leur dit : « vous ne me croyez pas, car vous ne faites pas partie de ceux qui s’ouvrent à moi. Eux, je les connais et ils écoutent ma voix. »
Dans la Bible connaître signifie : découvrir, aimer, se donner, s’unir pour donner la vie. Jésus aime tous les hommes et donne sa vie pour la multitude, afin de leur donner la vie pour toujours. Il est un ami fidèle, un compagnon de route.
Ecouter signifie : recevoir, faire sien, se laisser pénétrer pour accueillir la vie et la façonner. Les croyants sont invités à partager l’intimité de Jésus. Ils lisent, méditent sa Parole. Ils marchent avec lui dans la confiance, la sérénité et le dynamisme. Dans sa main ils trouvent repos et assurance.
Et bien plus, Lui le Fils Unique de Dieu, il conduit tous les croyants dans la main du Père. Ainsi, en affirmant sa filiation au Père, il fait de tous les croyants les enfants de Dieu.
Comme nous y invite le Pape François dans « La Joie de l’Evangile » n°267, « Unis à Jésus, cherchons ce qu’il cherche, aimons ce qu’il aime. Au final, c’est la gloire du Père que nous cherchons, nous vivons et agissons <à la louange de sa grâce> (Eph. 1,6).

Nous remercions vivement le père Daniel Baron , prêtre du diocèse de Nancy, pour le partage de ce texte