+33 1 45 51 60 55 vea@vea.asso.fr

Mille signes de l’Evangile



« Heureux les pauvres de cœur » édition du 29 janvier 2023

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Matthieu (5, 1-12a)

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent,
car ils seront consolés
Heureux les doux
car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice,
car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs,
car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix,
car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte,
si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,
car votre récompense est grande dans les cieux ! »

 

COMMENTAIRE

Ce dimanche, nous méditons le bonheur à la manière de Dieu.
Jésus trace à ses disciples le chemin d’une nouvelle humanité. La sienne d’abord. C’est en regardant la vie du Christ que nous voyons s’éclairer les Béatitudes.
Il nous dit aujourd’hui : je vous invite à ma vie, à l’amitié du Père et de l’Esprit. Voilà le Dieu que nous sommes mon Père et Moi. Voilà notre héritage, voilà ce que Nous sommes et que vous êtes… Voilà à quelle sortie de vous-mêmes nous vous invitons vers ceux qui ont faim de pain, de justice, de miséricorde, de paix. C’est la proximité dont parle le pape François : un détour par « les autres », un retrait de soi.
Si Jésus nous parle ainsi, c’est pour nous révéler notre vocation la plus profonde d’enfants de Dieu. Dans notre faiblesse, il veut mettre sa force. Sur nos croix, il fixe la sienne. Dans notre humanité, il insère sa divinité.
En vivant de cette Parole des Béatitudes, nous devenons, ensemble, un peu plus le Corps du Christ. C’est un chemin de Vie, c’est un chemin de communautés; 

Nous remercions vivement le père René Dissard , prêtre du diocèse de Poitiers, pour le partage de ce texte

Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe édition du 22 janvier 2023

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Matthieu​ (4, 12-17)

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »

 

COMMENTAIRE

Il y a beaucoup de noms propres dans les lectures de ce jour. La foi est portée, est vivante par des hommes et des femmes qui ont un nom, dans des lieux précis qui ont un nom.
Dès le début de sa prédication, Jésus appelle à le suivre. Jésus appelle après avoir regardé non d’un simple regard ordinaire mais d’un regard qui pénètre les cœurs, qui projette des pêcheurs de poissons dans un devenir de pêcheurs d’homme. La lumière de Noël, qui a mis en mouvement les mages, va resplendir au bord de ce lac sur Simon et André, sur Jacques et Jean et puis sur tant d’autres. Ils vont laisser une manière de vivre sur les eaux du lac de Galilée pour annoncer cet Amour qui s’adresse à la multitude et qui donne la Vie.
Hier Jésus posait ce regard sur ces hommes, aujourd’hui c’est sur nous. Célébrons ce Dieu qui nous appelle à sa suite à porter dans nos vies les cris du monde, à aimer toutes les facettes de notre monde, même les plus douloureuses, y prendre sa juste part, y apporter la lumière du Christ par nos gestes, voilà le chemin que nous propose ce Dieu qui s’incarne dans notre histoire.

Nous remercions vivement le père René Dissard, prêtre du diocèse de Poitiers, pour le partage de ce texte

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » édition du 15 janvier 2023

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Jean​ (1, 29-34)

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ;
mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’ Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

 

COMMENTAIRE

Vivre de l’Esprit qui vient de Dieu : le baptême du Christ nous ouvre à cette vocation.
C’est le premier acte public de Jésus, descendre au Jourdain parmi les pécheurs.
Pourquoi le Christ, l’Innocent, est-il allé se faire baptiser par Jean?
Il sanctifie les eaux du Jourdain par la descente de la colombe et ouvre ainsi l’avènement de l’Esprit Saint dans le baptême des croyants.
Il donne à l’humanité la vie de Dieu, son Esprit d’amour. Même dans la mort, nous sommes avec Lui qui vit éternellement.
C’est pour cela que les parents chrétiens portent leurs enfants sur les fonts baptismaux, sachant que la vie qu’ils leur ont transmise appelle une plénitude, un salut que Dieu seul peut donner.
Nous devenons, par la grâce de l’Esprit baptismale, Maison de Dieu. Nous en manifestons sa gloire, sa présence, sa miséricorde.
Quand se déchaînent les puissances de destruction et que l’espérance vacille dans nos vies, nous pouvons continuer à croire que par Jésus et en lui nous savons que nous sommes   enfants de Dieu, bien-aimés d’un Dieu Père et qu’il nous sera donc toujours possible de vivre de cet Amour reçu et de le répandre nous-mêmes. Amen.

 

Nous remercions vivement le père René Dissard, prêtre du diocèse de Poitiers, pour le partage de ce texte

Nous sommes venus d’Orient adorer le roi édition du 8 janvier 2023

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Matthieu (2, 1-12)

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient
arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »  Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant  « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie .Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;  et, tombant à ses pieds, ils se  prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de lamyrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

 

COMMENTAIRE

Nous avons vu son étoile disent les Mages et ils se mettent en marche. Nous aussi notre baptême nous a ouvert un chemin.
Noël nous révèle la naissance du Christ dans l’humilité de sa nature humaine, l’Épiphanie vient nous dire la majesté divine, qui brille à travers son humanité et qui illumine le monde. Le rassemblement des Mages venus des confins du monde, le rassemblement de l’humanité se fait autour de cet enfant fragile qui fait peur à Hérode.
Par leurs présents mystiques, les mages rendent hommage à Celui qu’ils adorent : l’or, un présent pour le Roi, l’encens dédié à Dieu comme la prière, la myrrhe donnée à l’homme mortel promis à l’immortalité.
Aujourd’hui cette marche, c’est la nôtre, ces présents, ce sont les nôtres : l’or de la charité et de nos actions justes, lencens de l’adoration et de la prière, la myrrhe de notre foi dans la Résurrection de Pâques.
Aujourd’hui encore nous sommes en route et suivons l’étoile qui mène au Christ et à sa Parole . Amen

 

Nous remercions vivement le père René Dissard, prêtre du diocèse de Poitiers, pour le partage de ce texte

« Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » édition du 1 janvier 2023

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Luc (2, 16-21)

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né
couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.  Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

 

 

COMMENTAIRE

C’est avec l’Annonce de la Nativité faite aux Bergers et l’Annonce des Bergers au monde que l’Eglise nous invite à entrer dans cette année nouvelle.
Nous méditons la présence de la Sainte Famille, nous entendons : « Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. » Suivons son exemple, rejoignons la dans son oui.
Ce qui est de Dieu est toujours la réalisation d’une promesse, Dieu frappe à la porte, par un appel à aimer, par un appel à faire miséricorde, par un appel à donner sa vie, Les événements de notre monde nous dépassent et nous déroutent comme il y a plus de 2000 ans, c’est cependant là que Dieu nous appelle. L’Église a plus que jamais besoin de témoins qui fassent naître dans les cœurs, un Dieu de Paix, Dieu, aujourd’hui.
Prions Marie, Mère de Dieu, Mère de l’Église, Mère qui nous apprend à accueillir, jour après jour, dans les événements quotidiens, Jésus, « Dieu sauve », « Dieu avec nous », pour ne plus faire qu’un avec lui par notre prière et nos actes.

 

Nous remercions vivement le père René Dissard, prêtre du diocèse de Poitiers, pour le partage de ce texte