+33 1 45 51 60 55 vea@vea.asso.fr

Z-Actualités en page d’accueil



« Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » Edition du 28 Septembre 2025

« Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » Edition du 28 Septembre 2025

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 16, 19-31)

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens :
« Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.
Le riche mourut aussi, et on l’enterra.  Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria : ‘Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’
Le riche répliqua : ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !’
Abraham lui dit : ‘Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.’
Abraham répondit : ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.’ »
 
 
image:     Heinrich Aldegrever CC

Commentaire:

Il est toujours curieux de constater combien les paraboles et les récits de Jésus, font échos à notre société et à notre vie.
Un homme riche (de lui-même ?) qui ne remarque pas la présence du pauvre devant sa porte ou qui s’y est tellement habitué qu’il ne le voit plus.
Un homme (nous ?) qui n’imagine pas à quel point le pauvre, devant sa porte se satisferait des miettes tombant de sa table.
Il y a là un décalage immense et tragique qui se répète au fil du temps. Un décalage qui selon la deuxième partie de la parabole pourrait bien s’inverser à l’heure du grand passage
Mais qui sont les pauvres et qui sont les riches ? Pauvre et riche de quoi ? Riche, mais pauvre de cœur ? Pauvre, mais riche de l’amour de Dieu sauveur ?
Serions-nous aveugle au point de ne voir que ce qui fait notre bonheur ici-bas ? Pourrions-nous penser qu’il suffit d’appartenir à une famille religieuse pour obtenir les grâces de Dieu ?
Jésus nous invite à le suivre non pour que nous tirions parti d’être croyant mais pour écouter sa Parole et la mettre en pratique… être pratiquant.

Nous remercions vivement Joel Jolain , diacre du diocèse de Troyes , pour le partage de ce texte.
« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » Edition du 21 Septembre 2025

« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » Edition du 21 Septembre 2025

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 16, 1-13)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
Il le convoqua et lui dit : ‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.’
Le gérant se dit en lui-même : Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte.
Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.’
Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier :‘Combien dois-tu à mon maître ?’ Il répondit : ‘Cent barils d’huile.’ Le gérant lui dit : ‘Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.’  Puis il demanda à un autre : ‘Et toi, combien dois-tu ?’ Il répondit : ‘Cent sacs de blé.’ Le gérant lui dit :‘Voici ton reçu, écris 80’.
Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.
Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
Jésus disait à ses disciples :
« Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande.
Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.
Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?
Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

 

*Image . A. Mironov CC

Commentaire:

Si Jésus nous parle en parabole, c’est pour nous faire comprendre des choses importantes. C’est pour passer un message fort, celui du Père et pour nous inviter à faire bon usage de notre Vie.
En parcourant cette page d’évangile nous pouvons être irrités voire scandalisés par certains propos. Comment pourrions-nous croire que Jésus nous incite à faire des cadeaux avec des biens qui ne sont pas nôtres ? Pourrions-nous croire qu’il fasse l’éloge de la malhonnêteté : gagner de l’argent ou de la reconnaissance en fraudant. Bien-sûr que non ; il met à profit notre irritation pour nous inciter à faire des choix fondamentaux : Quel maître servir ? servir Dieu ou servir l’argent. Servir nos idoles : or et argent jusqu’à en être esclave, ou servir avec amour notre Maître et Seigneur ?
C’est important de bien se connaître, de prendre le temps de relire nos pratiques, nos projets, de mesurer en quoi nous sommes habiles, au profit de quel avenir, de quel présent ?
Les partages que nous vivons en équipe VEA offrent l’opportunité de cette relecture et de trouver ensemble des chemins de conversion. Merci Seigneur.

Nous remercions vivement Joel Jolain , diacre du diocèse de Troyes , pour le partage de ce texte.

« Il faut que le Fils de l’homme soit élevé » Edition du 14 Septembre 2025

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 3, 13-17)

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »

Commentaire:

La semaine passée, nous évoquions nos croix, celles que Jésus nous invitait à porter en marchant derrière lui. En cette fête de la croix Glorieuse nous tournons les yeux vers Jésus les bras grands ouverts pour embrasser toute l’humanité. Quel contraste entre le supplice de la croix et l’amour que Dieu nous manifeste en son Fils. C’est la vie qui jaillit de la mort ….c’est la voie de l’amour humble, gratuit et universel, sans « si » et sans « mais » (pape François).
Difficile pour nous d’imaginer ce que peut être cet amour. Un amour qui n’a pas de limite tandis que nous en avons tant. Un amour offert à tous gratuitement alors que nous avons déjà bien du mal à vraiment aimer tous nos proches. Un amour qui n’a pas même besoin de nos petits sacrifices, de nos pauvres efforts, ni même de notre volonté d’aimer pour se manifester à nous et à l’humanité tout entière.
Alors quand nous traversons des épreuves, des doutes, quand notre foi est fragile, tournons-nous vers la croix de Jésus, prenons le temps de regarder avec ferveur celui qui nous ouvre les bras, qui veut nous rassembler et nous entrainer sur le chemin de la confiance et de la fraternité pour vivre ensemble l’Evangile aujourd’hui.

Nous remercions vivement Joel Jolain , diacre du diocèse de Troyes , pour le partage de ce texte.
« Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » Edition du 7 Septembre 2025

« Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » Edition du 7 Septembre 2025

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 14, 25-33)

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; Il se retourna et leur dit :  « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.
Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et  voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !’
Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.
Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

Commentaire:

« Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple »

Oui, des croix nous en portons et parfois elles sont lourdes, tellement lourdes qu’elles envahissent tout notre être au point d’en perdre l’espérance. Comment sortir de là ?
Il y a évidemment des gradations dans les croix que nous portons et certaines peuvent être insoutenables. Mais pourrions sortir de nos souffrances, les offrir à Dieu, détourner le regard de nos malheurs et prier pour d’autres personnes et sortir de nos enfermements ?
Et puis, si nous avons des croix à porter, d’autres en ont aussi. Dans les échanges que nous avons avec nos frères nous risquons de répéter sans cesse nos maux sans même entendre ce que dit notre interlocuteur. Saurions-nous laisser place à ce que nous dit l’autre et nous entraider fraternellement, faire confiance au Christ, le mettre au centre de nos vies et de nos relations aux autres ?
« Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple »
Nos croix seraient elles un bien si précieux qu’elles occulteraient l’appel du Christ à le suivre ?

Nous remercions vivement Joel Jolain , diacre du diocèse de Troyes , pour le partage de ce texte.

« Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé » Edition du 31 Août 2025

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 14, 1.7-14)

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit :
« Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : ‘Cède-lui ta place’ ;
et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »
Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité :« Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

 

 

Commentaire:

Chercher sa place, trouver sa place, donner de la place aux autres… Cette question de notre bonne place, de notre juste place  prend de la place dans l’évangile.

Jésus fait entrevoir que la place de tout disciple, celle du croyant, exige un retournement de notre mentalité. « Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser. » Ce dimanche, une invitation nous est donc lancée : dépasser nos catégories sociales, poser avec attention nos regards sur ceux et celles qui n’ont  rien à nous rendre en retour, ni service, ni compréhension, ni amitié, ni gratitude mais qui sont dignes d’avoir une place au banquet de la foi. L’évangile nomme les boiteux, les estropiés, les aveugles. Nous pouvons compléter la liste.

Cette page est en fait celle de l’histoire de Jésus, de son itinéraire. Lui, de condition divine prend la dernière place, celle de la Croix, pour nous indiquer toute la noblesse et la grandeur d’une vie vécue à sa suite. Sa manière de vivre chez nous suggère que celui qui veut devenir grand soit le premier à se faire le serviteur de tous.
Une vie à sa place, une vie de service, est le chemin pour aller vers le Père. Amen.

Nous remercions vivement le père René Dissard , prêtre  du diocèse de Poitiers , pour le partage de ce texte.