« Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson » Edition du 19 juillet 2020
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (13, 24-30)
En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ;
il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’ Il leur dit : ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent : ‘Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?’ Il répond : ‘Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.’ »…
COMMENTAIRE
« La parabole du bon grain et de l’ivraie ou la mise en procès de Dieu » pourrait être une œuvre de Voltaire. Si on réfléchit bien, c’est bien de cela dont il est question.
Si tu es le Créateur de toute chose, comment se fait-il que des éléments de la création déclenchent autant de mal ou soient autant en désordre ? Que de violences et même de cruauté dans la nature, le monde animal, végétal, minéral ou viral ! The struggle for life qui organise la vie ne porte pas forcément à la contemplation, si on y réfléchit bien et Homo Sapiens est un doux innocent dans ce monde contrairement à ce que croient les anti-spécistes.
Alors, il y a UN ennemi, issu de la Création, mais qui échappe au Créateur et qui est perçu comme SON ennemi, sorte d’anti-Dieu logique (cf. le catharisme) et qui au final est révélé dans l’explication comme étant LE Mauvais, L’ennemi, Le diable.
Il n’y a pas contradiction ou une confusion entre LE et UN ; il y a un cheminement obligatoire pour comprendre la question du Mal : mise en procès, acceptation de l’indéfini et ciblage – définition du mal / Mal.
Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
