« Votre paix ira reposer sur lui » Edition du 3 juillet 2022
EVANGILE de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 10, 1-9)

En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore 72, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’ S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »x
COMMENTAIRE
Nous sommes tous envoyés en mission. Après les douze voici encore 72 en mission. Les chiffres dans la Bible ont une signification, ils parlent. Douze c’est le peuple de Dieu. Plus 72 cela fait 84, soit sept, la totalité, fois douze, le peuple de Dieu. Envoyés pour incarner le projet de Dieu et le faire advenir dans nos milieux de vie et de travail. Car la moisson est abondante, dit Jésus. Le Seigneur par son Esprit Saint œuvre dans la vie des personnes et des communautés humaines. Il y a des signes qui nous le révèlent, encore faut-il les voir pour les faire voir. La guerre sévit toujours en Ukraine. Mais des personnes, diplomates ou politiques, continuent se s’investir pour trouver une issue à la guerre par le dialogue. Sans parler de tous ceux qui accueillent les réfugiés ou les soutiennent par leurs dons. On déplore aussi la violence et les séparations dans nos familles, mais sans oublier les parents par milliers qui se font édificateurs d’harmonie familiale. Nous avons de la chance tous les deux, me disent les fiancés en préparation de mariage d’avoir des parents unis. Il nous faut voir les soignants dans les hôpitaux et les EHPAD qui souvent dans des conditions difficiles continuent leur travail pas toujours valorisé, alors que la covid continue de nous empoisonner la vie.
Dès lors nous pouvons comprendre pourquoi Jésus nous recommande d’annoncer le règne de Dieu qui s’est approché. Car Dieu fidèle persévère dans ses engagements. Le chantier de son royaume est en construction. Mais trop peu de personnes savent lire les signes qui nous le révèlent pour pouvoir ensuite le révéler à autrui. Il nous donne aussi son amour pour soigner les bleus au cœur et à l’âme. Nous ne sommes peut-être pas faits pour faire de grandes choses, mais capables de mettre du baume au cœur de ceux que nous côtoyons et témoigner de notre espérance.

En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu, et guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. » Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. » Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »….
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.