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« Père, glorifie ton Fils » Edition du 17 mai

« Père, glorifie ton Fils » Edition du 17 mai

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 17, 1b-11a)

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle,
c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.  Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,
de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »

Commentaire:

La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi Père et Jésus Christ. La vie éternelle est donc commencée, elle est donnée. Connaître Jésus-Christ, c’est tout! Laissons Jésus achever en nous cette œuvre que le Père lui a donné  à faire: nul ne vient à moi si le Père ne l’attire ! Jn6/44  
Sentez-vous naître cette grâce en vous ? Sentez-vous un attrait intérieur qui vous pousse vers Jésus-Christ ? Un sentiment plein d’admiration pour Jésus-Christ, sa bonté qui le porte à venir à nous ? Sentiment qui nous porte à nous donner à Lui… Un petit souffle divin qui nous pousse, une petite lumière…cultivons cet attrait, faisons le croître par la prière, l’étude d’évangile pour qu’il grandisse et produise des fruits ! C’est l’invitation d’Antoine Chevrier aux prêtres du Prado en ce 200ème anniversaire de sa naissance. Avec qui puis-je me mettre en chemin ?
Je prie pour eux…pour ceux que tu m’as donné, ils sont à Toi. Jn17/9

Nous remercions vivement le père Guy Dubigeon, prêtre du diocèse de Nantes, pour le partage de ce texte.
« Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur » Edition du 10 mai

« Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur » Edition du 10 mai

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 14, 15-21)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous.
Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

 

 

image esprit Saint Vitrail pixabay

Commentaire:

L’Esprit de Vérité, est toujours avec vous, demeure en vous. Sommes-nous disponible à l’Esprit?
Je pense à Mado et Jo, nous avons fêté 60 ans de leur présence active sur le quartier. Plutôt que de construire leur maison à l’écart, ils ont décidé d’élever leurs enfants au milieu de ce quartier en suscitant par des associations amitié, solidarité, responsabilité,, dans l’esprit de la JOC. Comme à VEA en congrès, ensemble nous reconnaissons le Seigneur pour changer la vie !
C’est à la liberté que vous avez été appelés…Laissez-vous conduire par l’Esprit ! dit Paul aux Galates 5/18. La loi n’est alors qu’un poteau indicateur. Avoir l’Esprit de Dieu, c’est tout ! Avec l’Esprit, vous connaîtrez que je suis dans le Père. Dieu a envoyé dans nos coeurs l’Esprit de son Fils qui crie : abba, Père ! Tu es fils, c’est l’oeuvre de Dieu Gal4/7. En chemin vers la Pentecôte, faisons croître notre désir d’accueillir l’Esprit   ressuscité ! Marie au milieu des 12 apôtres vit cette attente. Notre église vit le synode pour dialoguer, discerner, décider, rendre compte, ensemble ! N’y-a-t-il pas dans ma paroisse un Conseil Pastoral et missionnaire pour que je sois partenaire ?

Nous remercions vivement le père Guy Dubigeon, prêtre du diocèse de Nantes, pour le partage de ce texte.
« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » Edition du 3 mai

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » Edition du 3 mai

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 14, 1-12)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : ‘Je pars vous préparer une place’ ?  Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père »

 

Commentaire:

Je suis le chemin, personne ne va au Père sans passer par moi, je retourne au Père. A Madeleine venue pleurer au tombeau, Jésus se manifeste : Ne me retiens pas, je ne suis pas encore monté vers le Père.Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers le Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. Mettre ses pas dans ceux de Jésus, c’est aller vers Dieu. Jésus a indiqué le chemin:la croix :si quelqu’un veut venir à ma suite qu’il renonce à lui-même et prenne sa croix et qu’il me suive. Mc8/34 et Paul annonce:nous tous qui avons été baptisés dans le Christ Jésus, c’est dans sa mort que nous avons été plongés…de même que le Christ est ressuscité, de même nous aussi, commençons une vie nouvelleRm6/4. Voilà le chemin !
Léa, baptisée l’an dernier à 26 ans me dit: Je ne trouve pas de médecin pour guérir mon handicap, mais avec Jésus, tout va bien !

Nous remercions vivement le père Guy Dubigeon, prêtre du diocèse de Nantes pour le partage de ce texte.
« Je suis la porte des brebis » Edition du 26 Avril

« Je suis la porte des brebis » Edition du 26 Avril

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (10, 1-10)

 

 

En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »

 

 

Dessin site Evangile et peinture

Commentaire:

La voix de chaque être humain est unique.  Dans ce passage, Jésus s’identifie au bon Pasteur. Ses brebis écoutent sa voix et la connaisse. Elles ne tomberont pas sous l’emprise d’un faux berger.
Nous passons plusieurs fois des portes. Jésus se définit aussi comme la porte, symbole fondamental, celui du passage d’un plan à un autre, des ténèbres à la lumière, de la terre au ciel.
Jésus est la porte par laquelle je peux entrer et sortir. Il nous appelle à la liberté afin de sortir de nos prisons, de nos enfermements.
Jésus est la porte qui nous permet d’accéder à notre cœur, qui nous met en contact avec notre être profond. Le passage de la porte permets le mouvement dans ce va et vient entre mon intériorité et le monde dans lequel j’existe en restant toujours branché sur le Christ. Cela nous renvoie  à la parole de Jésus dans St jean 17, 15-17 « Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. »
Si nous écoutons la Parole de Jésus et passons par Lui,  nous  connaîtrons la plénitude de la Vie et la Paix de l’âme.

Nous remercions vivement Richard Montavon, diacre du diocèse de Belfort-Montbéliard, pour le partage de ce texte.
« Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain » Edition du 19 Avril

« Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain » Edition du 19 Avril

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 24, 13-35)

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision :des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !  Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain..

 

photographie Emmaüs Notre Dame de Paris

Commentaire:

Pour la plupart d’entre nous, ce texte est bien connu, même parfois trop, au risque de ne plus en percevoir sa fraicheur. Lorsque nous vivons des périodes troublées, comme il est difficile de reconnaitre la présence du Ressuscité ! En effet, si nous revenons au texte, durant ce chemin de retour, nos deux disciples sont éteints, sous le choc de ce qui s’est passé avec Jésus de Nazareth, en qui ils avaient mis tout leur espoir. Tous les deux  partageaient leurs interrogations; il est bon de souligner qu’il ne faut pas rester seul dans les moments d’épreuve ! C’est alors qu’ils se laissent rejoindre par Jésus  qui leur est tout, d’abord étranger.  Mais au fur et à mesure de la conversation, à l’écoute de la Parole de Dieu, leurs cœurs vont s’ouvrir.   Ils ont envie que cela ne s’arrête pas, il y a comme un feu brûlant en eux. Ils le retiennent, c’est comme lorsque nous sommes avec une personne qui a une belle présence, nous n’avons pas envie qu’elle nous quitte ! La reconnaissance de Jésus ressuscité va se faire par la fraction du pain, mais Lui, à ce moment-là, se retire, les laissant libre de continuer leur vie, enveloppé  par ce feu d’amour, présence du Ressuscité dans l’aujourd’hui de nos vies.

Nous remercions vivement Richard Montavon, diacre du diocèse de Belfort-Montbéliard, pour le partage de ce texte.