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« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » Edition du 9 mai 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Jean (15, 9-17)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

COMMENTAIRE

La fidélité au Christ se traduit par la fidélité à sa parole

 Jésus s’est offert sur la croix pour le salut de tous, désormais nul ne peut être exclu de cette lumière qui a jailli du tombeau. La résurrection fait éclater les limites de la religion de Moïse.

Dès lors les disciples de Jésus se doivent d’intégrer dans la communauté naissante de croyants les nouveaux convertis. L’Église née du côté du Christ reçoit mission de traduire dans les faits ce désir de Jésus de réunir dans le même enclos ceux qui écoutent sa voix : hommes ou femmes , juifs et non juifs.

C’est dans ce contexte que résonne l’appel de Jean,  «  aimez-vous les uns les autres ». Voici la norme qui devra régir la nouvelle église.

Dans ce texte considéré comme son testament Jésus énonce en quelque sorte les fondements de cette exigence: ’j’ai fais de vous mes amis’ cette identité devrait suffire à inciter les disciples à répandre le nouveau commandement.

C’est un appel qui nous est fait, aux baptisés d’aujourd’hui, de rester fidèles à la parole de Jésus, de faire croître son église, le nouveau commandement de l’amour.

 

Nous remercions vivement le père Jean Claude Ngoma , prêtre du diocèse d’ Autun, pour le partage de ce texte

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » Edition du 2 mai 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Jean (15, 1-8)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse,
on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

 

COMMENTAIRE

Dieu trinité se donne au disciple qui croit au Christ et devient source de vie pour les autres et pour le monde

 Jean dans la première lecture nous rappelle l’identité du baptisé : l’union à la Trinité . Être baptisé c’est entrer dans la communion trinitaire. Nous avons trop souvent pris l’habitude de nous enfermer dans relation exclusive au Fils sans nous ouvrir clairement à la dimension trinitaire et par conséquent à nos frères et sœurs.

 Dans l’évangile Il est aussi question de lien . Le lien c’est une autre façon de vivre la résurrection : le Christ qui nous rétablit dans la relation trinitaire que le péché d’Adam à brisé. Pour traduire ce lien, jésus utilise l’image bien connu de ses auditeurs : le vigne et le sarment. Si l’on comprend aisément de ce lien vital, Jésus voudrait amener ses disciples à découvrir ce à quoi ils son appelés : donner vie. C’est en quelque sorte prolonger la vie reçue de Lui pour faire vivre le monde.

 Remarquons aussi la richesse de ce verset: vous voici purifiés par la parole que je vous ai dite : ce que dit jésus c’est que sa parole aussi nous sommes pardonnés et  : garder sa parole c’est être sauvé.

 

Nous remercions vivement le père Jean Claude Ngoma , prêtre du diocèse d’Autun, pour le partage de ce texte

« Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » Edition du 25 avril 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Jean (10, 11-18)

En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,
les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

COMMENTAIRE

            Dans la Bible un troupeau de moutons était considéré comme une véritable richesse. C’est au nombre de ses moutons qu’on évaluait la richesse de Job. Dire que les hommes sont la richesse de Dieu c’est les valoriser. La personne humaine vaut plus que tout l’or du monde. Aussi Dieu veille-t-il sur eux par lui même et par ses serviteurs. Ce sont d’abord les rois chargés d’organiser le vivre ensemble de telle manière que tout homme en fonction de son talent puisse contribuer au bien de tous. C’est la mission qui incombe à tous les responsables de communautés, qu’elles soient familiales, sociales, associatives, politiques ou religieuses. Malheureusement les responsables ne sont pas toujours fidèles à leur mission et se comportent plutôt en mercenaires. Et ceci malgré les interventions des prophètes venus dénoncer les responsables qui usent leur pouvoir au profit de leurs propres intérêts. Jésus en sa personne incarne le vrai berger. Il ne se comporte pas en chef d’entreprise, et n’utilise pas les personnes pour ce qu’elles font, mais les regarde dans ce qu’elles sont. Il connaît les personnes, il les fait exister. Par sa façon de vivre, d’agir et de parler il touche les cœurs. Il les rend aptes à s’écouter et à se regarder fraternellement, à dialoguer intelligemment et à partager cordialement, à accueillir l’étranger et à intégrer le lépreux marginal sur le chemin du vivre ensemble. Le bien vivre est à ce prix. Animés de son Esprit Saint, les baptisés, nouveau peuple de Dieu, sont chargés d’œuvrer au service du vivre ensemble jusqu’à la fin des temps, chacun en fonction de ses aptitudes et de sa fonction dans le monde.

 

 

Nous remercions vivement le père Joseph Penrad , prêtre du diocèse de Metz, pour le partage de ce texte

« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour » Edition du18 avril 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Luc (24, 35-48)

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En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore,  lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. »

COMMENTAIRE

« Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. » Certes dans la Bible il ne se trouve pas de mots explicites de la résurrection de Jésus. C’est plutôt l’ensemble du projet de Dieu qui surgit à leur mémoire. Nombreux sont en effet les pages qui évoquent les crises par lesquelles le peuple de Dieu a passé pour ressusciter. Particulièrement à l’issue de l’exil le retour en Palestine. Tout autant les passages des périodes d’infidélité et d’idolâtrie au retournement et à la conversion. Pour Israël être fidèle c’est croire à la fidélité de Dieu. Le thème de l’accomplissement du projet de Dieu traverse toute l’histoire sainte. Il s’agit du rassemblent de tous les hommes dans la grande famille des enfants de Dieu. Créés à l’image de Dieu qui est amour, tous les hommes ressemblent plus ou moins à leur créateur et Père, tout comme un enfant ressemble plus ou moins à ses parents. Aussi tout homme a-t-il besoin d’aimer et de l’être. C’est notre commune humanité.  Ce projet Dieu ne l’impose pas, il le propose. Il choisit un peuple qui est appelé à le vivre dans sa chair pour en témoigner dans le monde. Jésus incarne ce dessein dans sa personne. Toute sa vie était message. Et voici que les disciples vivent à leur tour ce projet. Rassemblés par l’Esprit Saint pour former un seul corps, corps du Christ dans l’amour des frères. Éclairés par l’expérience des disciples d’Emmaüs qui le reconnurent à la fraction du pain, ils éprouvent à leur tour une grande paix du cœur. Ils passent de la peur à la confiance, de l’angoisse à la sérénité. Ils éprouvent la présence du Seigneur autrement présent qu’à l’époque où il sillonnait les routes de Palestine en faisant le bien et  les rassurait de sa parole. A leur tour maintenant d’en être les témoins dans le monde, afin qu’advienne son règne d’amour et de paix.

 

 

Nous remercions vivement le père Joseph Penrad , prêtre du diocèse de Metz, pour le partage de ce texte

« Huit jours plus tard, Jésus vient » Edition du 11 avril 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Jean (20, 19-31)

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

 

COMMENTAIRE

« Mon Seigneur et mon Dieu ! » Comment Thomas en est-il venu à cette proclamation de sa foi en Jésus ressuscité ? Sans doute avait-il reçu, comme tous les enfants de son temps, une éducation religieuse, un enseignement des Écritures et une pratique des traditions dans son terreau familial et social. Dans notre langage courant il passe pour un mécréant. Or l’évangile nous le présente comme un vrai croyant. Cet homme avait du tempérament. « Allons avec Jésus et mourons avec lui » déclare-t-il à ses amis en suivant Jésus dans la direction de Jérusalem. C’est lui aussi qui interpelle Jésus en lui disant : « Nous ne savons pas ton chemin. » C’est donc un homme à la fois décidé et réaliste. En quoi nous lui ressemblons. Nous aimerions en savoir plus sur le fait de la résurrection, pour affermir nos convictions à défaut de certitudes. Car nous n’en avons que des signes, même nombreux, pour nous investir avec conviction. Thomas traumatisé par la mort de Jésus a dû passer par une période de doute et de découragement. Déçu par ce qui est arrivé, il a pris du recul. Il est vrai que grâce à ses amis fidèles, il a pu revenir à la pratique religieuse. Néanmoins il doutait encore, il lui fallait voir, toucher et expérimenter la présence du Ressuscité. Comment lui donner tort. La foi n’est-elle pas un passage de la foi de son milieu à celle d’une libre adhésion. Et comment adhérer s’il n’y a pas un questionnement préalable et un débat. La foi sera toujours un doute surmonté. Croire n’est pas seulement une affaire d’émotion, mais aussi d’intelligence et de volonté. A nous d’écrire aujourd’hui notre parcours de foi en Jésus mort et ressuscité. Et, ajoute saint Paul, vivre en ressuscités.

 

Nous remercions vivement le père Joseph Penrad , prêtre du diocèse de Metz, pour le partage de ce texte