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« Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » Edition du 17 octobre 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Marc (10,  42-45)

 

En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Vous le savez :ceux que l’on regarde comme chefs des nationsles commandent en maîtres ;les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude.

 

COMMENTAIRE

Après avoir transmis sa pensée sur les BIENS, Jésus s’arête ici au POUVOIR. « Vous le savez, les chefs des nations commandent en maîtres, les grands font peser leur pouvoir. Il ne doit pas en être ainsi parmi vous! Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. » Il suffit de regarder autour de nous pour nous rendre compte combien le constat de Jésus est actuel. D’ailleurs point n’est besoin d’aller loin: ayons l’honnêteté de reconnaître, au fond de nous, le désir d’avoir raison, d’être celui ou celle qui décide, de dominer. Même les apôtres n’y échappent pas. « Il ne doit pas en être ainsi parmi vous » leur dit Jésus. Comprenons ce que Jésus veut dire. jésus ne prétend pas vouloir instaurer un monde sans hiérarchie. Ne se proclame-t-il pas lui-même MAITRE et SEIGNEUR! Mais ce Maître et Seigneur  se met au service de ses disciples. « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir. » L’autorité n’est pas mauvaise en soi. Dans tout groupe humain il faut un responsable. La responsabilité n’est pas une situation de domination ni de prestige, mais de plus grand service. Dans l’Eglise, en particulier, les pouvoirs sont des ministères, des services du peuple de Dieu. il est bon de le rappeler en ces temps troublés que vit l’Eglise et que la tentation d’en abuser est toujours à surveiller.

 

Nous remercions vivement le père René Schneider. , prêtre du diocèse de Metz, pour le partage de ce texte

« Vends ce que tu as et suis-moi » Edition du 10 octobre 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Marc (10, 17-27)

 

En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? » Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit: « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguillequ’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et dit: « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »

 

COMMENTAIRE

L’homme qui s’adresse à Jésus est un brave homme. Depuis sa jeunesse il observe les exigences religieuses. Personne n’a rien à lui reprocher; pas même Jésus.
Il y a sans doute en lui le désir d’aller plus loin. C’est pour cette raison que Jésus lui propose un chemin qui lui permettra de faire un grand bond en avant. « Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel, puis viens et suis-moi ! »Jésus est exigeant: il demande bien plus que ce qu’exige la Loi religieuse.  C’est qu’il instaure un monde autre où l’idéal est de chercher à devenir parfait comme le Père est parfait. Pour cela, c’est lui Jésus qu’il faut suivre. Et donc quitter tout ce qui nous encombre: nos biens, nos attachements terrestres, dans la mesure où ils nous empêchent de rejoindre Jésus.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que Jésus nous invite au DEPASSEMENT. L’important est de se DEPASSER, chacun à sa façon, chacun en son domaine.
Demandons-nous en quoi je devrais me dépasser pour me fidéliser davantage au Christ; en quoi je devrais me dépasser pour qu’au cœur de ma famille, de l’établissement scolaire, de l’entreprise.. naisse un monde plus juste, plus fraternel, plus humain! ..

 

 

Nous remercions vivement le père René Schneider, prêtre du diocèse de Metz, pour le partage de ce texte

« Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Edition du 3 octobre 2021

EVANGILE de jésus christ selon st marc (10,  2-12)

En ce temps-là, des pharisiens abordèrent Jésus et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? »  Ils lui dirent :
« Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. »

COMMENTAIRE

Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’est posée la question du divorce. Elle l’était déjà au temps de Jésus. Quand ils posaient la question à Jésus, les Pharisiens savaient que Moïse avait permis que, dans certaines circonstances, un homme pouvait renvoyer sa femme: était-ce aussi l’avis de Jésus?
Jésus répond en 2 temps. Il demande d’abord si Moïse a vraiment PRESCRIT cela! Ils sont obligés de répondre qu’il ne s’agit pas d’une prescription, mais d’une simple PERMISSION . Et dans un second temps, il va l’expliquer par L’ENDURCISSEMENT du peuple. Comprenons: à cause du refus entêté  d’accueillir l’enseignement de Dieu  sur l’union de l’homme et de la femme. « L’homme quittera son père et sa mère, disait Dieu à l’origine, pour que tous deux ne fassent plus qu’UNE SEULE CHAIR ». Et Jésus de conclure: » Ce que Dieu a uni, QUE L’HOMME NE LE SEPARE PAS; »
Cette consigne n’est pas inhumaine: elle est dans la logique de l’amour. Elle est exigeante certes, mais comment un amour authentique ne pourrait-il pas l’être! Elle propose un idéal élevé certes. Mais Dieu voit grand en ceux qu’il aime. Comment pourrions-nous le lui reprocher!
Ceci étant, il y aura toujours des femmes et des hommes qui ne seront pas parvenus à vivre ce qu’ils auraient VOULU vivre. Notre attitude  ne pourra que s’inspirer de celle du Christ: aux pécheurs il manifestait toujours de la MISERICORDE. Mais il leur parlait aussi en toute VERITE.

 

 

Nous remercions vivement le père René Schneider , prêtre du diocèse de Metz, pour le partage de ce texte

« Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la » Edition du 26 septembre 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Marc (9, 38-43.45.47-48)

En ce temps-là, Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas. Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds. Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. »

COMMENTAIRE

« Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. » Cette parole de Jésus est pleine d’espérance pour nous  qui, facilement,  nous décourageons  face aux défis que  posent aux chrétiens en ce 21ème siècle  les changements dans la société et l’Eglise.  Nous, nous  établissons des frontières de tous ordres, aussi bien géographiques que psychologiques et même spirituelles : Celui-ci est bien de chez nous, tel autre, non. Celle-là  a droit à la parole, telle autre, non. Nos frontières divisent et excluent ! Pour Dieu, il n’y a pas de frontières. Jésus  réagit face à la réflexion  de Jean qui ne voulait pas que quelqu’un d’autre qu’eux-mêmes expulse les démons. Jésus reconnaît ainsi la valeur de tout acte fait avec amour, qu’on soit de la « tribu » ou pas.
Comprendre cette attitude du Christ nous conduit à reconnaître tout ce qui se fait de grand et de beau « en dehors de nous », Eglise. Et il y en a de belles choses  qui font grandir l’humain dans le monde.  Pourquoi ne voir que ce qui ne va pas bien ? Nous gémirons moins sur les difficultés, les impasses de ce qui se passe autour de nous. Car l’Esprit de Dieu agit au cœur de tout homme. Jésus nous invite à une attitude cohérente entre nos convictions et nos manières de vivre, pour éviter tout scandale, toute occasion de chute. Nous ferons alors l’expérience que notre Dieu vient aussi dans l’inattendu.

 

Nous remercions vivement le père Clément Jung , prêtre du diocèse de Metz, pour le partage de ce texte

« Le Fils de l’homme est livré…Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous » Edition du 19 septembre 2021

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Marc (9, 30-37)

En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

 

COMMENTAIRE

Les disciples ne comprennent pas les paroles de Jésus, quand il leur annonce sa mort et sa résurrection. Bien plus, ils comprennent de travers puisqu’ils se chamaillent pour savoir qui est le plus grand. Quelque part, cela nous  rassure, nous qui sommes parfois durs de la  feuille et ne comprenons pas. Nous rejoignons bien là les disciples de Jésus. Mais savons-nous comme eux nous laisser interpeler par Jésus ?                                        Alors qu’ils se faisaient  une certaine idée sur le Messie – un messie  chef militaire et politique- Jésus leur explique comment il compte remplir sa mission : non par la force et la domination, mais le don de soi, la non-violence, le service. Il pose alors un de ces gestes  dont il a le secret : de manière inattendue, il appelle un enfant et le place au centre…Symbole fort quand on sait qu’à l’époque de  Jésus, un enfant était considéré comme pas grand-chose.  Et c’est lui qu’il donne en exemple, non pas comme modèle d’innocence, mais comme un être qui sait qu’il a besoin des autres pour  grandir et qui fait spontanément confiance. Il est dans la relation. Logique qui nous déconcerte. Où plaçons-nous notre « grandeur » ? Se mettre au service, accueillir le plus petit, c’est accueillir Jésus et son père. La foi, la vie en Eglise est relation et nous rendons ainsi Dieu présent au monde.

 

Nous remercions vivement le père Clément Jung , prêtre du diocèse de Metz, pour le partage de ce texte