+33 1 45 51 60 55 vea@vea.asso.fr

Z-Actualités en page d’accueil



« Je suis doux et humble de cœur » Edition du 5 juillet

« Je suis doux et humble de cœur » Edition du 5 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 11, 25-30)

 

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

 

 

évangile et peinture Bernadette Lopez

Commentaire:

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » 
Qui sont les premiers à qui les anges révèlent la naissance de Jésus Fils de Dieu ? Des bergers, c’est-à-dire à des exclus de l’époque
Matthieu nous rapporte ici les paroles de Jésus : « venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau ». Au chapître 23, le Christ qui n’est pas tendre pour les scribes et les pharisiens de son époque, nous éclaire sur leurs pratiques  : «Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. »
Beaucoup de personnes considèrent la Loi de Moïse et les enseignements de Jésus comme difficiles à appliquer – et ils le sont -, et de ce fait considèrent la religion plus comme une contrainte morale qu’ une libération.
Un joug est une pièce de bois qui relie un attelage de deux bœufs afin qu’ils travaillent ensemble en unissant leur force.
Chez nos contemporains, qu’est-ce-qui pèse sur leurs épaules ? : la pauvreté, le chômage, les conflits, la guerre, l’exil, les persécutions parfois sournoises, le manque d’Espérance. Les « petits », pour grandir, ont besoin de se mettre debout et c’est à nous, avec nos faiblesses, de faire qu’ils reprennent leur vie en main, deviennent acteurs de leur propre vie, qu’à leur tour ils accompagnent ceux en difficulté, et rendent grâce à Dieu. Ancien du Secours Catholique, j’ai vu de nombreuses « résurrections » : bien des personnes en situation de difficulté sont devenues bénévoles pour aider les autres.
Ce sont les Pauvres et les Petits qui, à notre contact, nous évangélisent.

Nous remercions vivement Michel Marty , diacre du diocèse de Champagne-Ardenne, pour le partage de ce texte.
« Celui qui ne prend pas sa croix n’est pas digne de moi. Qui vous accueille m’accueille » Edition du 28 juin

« Celui qui ne prend pas sa croix n’est pas digne de moi. Qui vous accueille m’accueille » Edition du 28 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 37-42)

 

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres :
« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi.
Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera.
Qui vous accueille m’accueille ;et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé.
Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste.
Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

Commentaire:

Ce passage conclut le discours missionnaire de Jésus et invite ses disciples à mesurer la radicalité de leur engagement.
1.Aimer le Christ par-dessus tout
« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. »
Ces paroles peuvent paraître dures. Jésus ne demande pas de moins aimer sa famille, mais de faire de lui la première place dans notre vie. Tout disciple est appelé à ordonner ses amours autour du Christ. C’est en mettant Jésus au centre que nous apprenons à aimer nos proches avec un amour plus libre, plus vrai et plus fidèle. La mission ne peut porter du fruit que si elle naît d’une relation profonde avec le Seigneur.
2.Porter sa croix pour marcher à la suite de Jésus
« Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. »
La croix n’est pas recherchée pour elle-même. Elle représente les renoncements, les fidélités quotidiennes, les épreuves assumées par amour. Suivre le Christ demande parfois du courage, des choix difficiles et la capacité de perdre quelque chose de soi pour gagner la vraie vie. Le paradoxe de l’Évangile demeure toujours actuel : celui qui veut tout garder finit par tout perdre ; celui qui donne sa vie par amour la reçoit en plénitude
3.Accueillir et servir : une mission à la portée de tous
« Celui qui vous accueille m’accueille. »
Jésus termine son enseignement par un message plein d’espérance. Tout le monde n’est pas appelé à partir en mission lointaine, mais chacun peut participer à la mission de l’Église par l’accueil, l’hospitalité et les petits gestes de charité. Un simple verre d’eau offert avec amour ne passe pas inaperçu aux yeux de Dieu. Le Royaume grandit souvent à travers ces gestes humbles et discrets qui manifestent la présence du Christ.
Ce dernier passage du discours missionnaire nous rappelle que la mission naît d’un cœur entièrement donné au Christ, qu’elle demande parfois le courage de la croix, mais qu’elle se vit aussi dans les gestes les plus simples de l’amour quotidien. C’est ainsi que le disciple devient, à son tour, signe vivant de la présence de Jésus dans le monde.

Nous remercions vivement le père Georges Abdallah, prêtre du diocèse de Clermont Ferrand, pour le partage de ce texte.
« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » Edition du 21 juin

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » Edition du 21 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 26-33)

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres :
« Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu.
Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps.
Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille.
Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés.
Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.
Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux.
Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »

image pixabay

Commentaire:

Dans cet Évangile, Jésus prépare ses disciples à la mission. Il ne leur cache ni les difficultés ni les oppositions qu’ils rencontreront, mais il les invite à vivre dans la confiance. Pour nous aussi, aujourd’hui, sa parole est un appel à la fidélité et au courage.

  1. Ne pas avoir peur de témoigner de sa foi<
    Par trois fois, Jésus répète : « Ne craignez pas » . La peur est souvent un frein à notre témoignage. Nous craignons le regard des autres, les critiques ou l’incompréhension. Pourtant, l’Évangile n’est pas un trésor à cacher. Le disciple est appelé à annoncer avec simplicité et conviction ce qu’il a reçu du Christ. La foi grandit lorsqu’elle est partagée.
  1. Avoir l’audace de proclamer l’Évangile
    Jésus demande à ses disciples de proclamer « sur les toits » ce qu’ils ont entendu dans le secret. La Bonne Nouvelle n’est pas réservée à quelques initiés ; elle est destinée à tous. Aujourd’hui encore, le monde a besoin de témoins qui osent parler de l’espérance chrétienne, non par prosélytisme, mais par amour. Notre vie, nos paroles et nos choix peuvent devenir une annonce vivante de l’Évangile.
  1. Craindre seulement de s’éloigner de Dieu
    La seule véritable crainte du croyant n’est pas celle des hommes, mais celle de perdre la communion avec Dieu. Jésus nous rappelle que nous avons une valeur infinie aux yeux du Père : « Vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. » Cette certitude nous libère de toutes les peurs. Celui qui demeure uni au Christ peut traverser les épreuves avec confiance. Le plus grand danger n’est pas l’opposition du monde, mais l’indifférence qui nous éloigne peu à peu de Dieu.

En ce dimanche, demandons la grâce d’un cœur courageux, capable de témoigner sans honte de sa foi, avec audace et humilité, dans la certitude que le Seigneur veille sur chacun de ses enfants.

Nous remercions vivement le père Georges Abdallah, prêtre du diocèse de Clermont Ferrand, pour le partage de ce texte.
« Jésus appela ses douze disciples et les envoya en mission » Edition du 14 juin

« Jésus appela ses douze disciples et les envoya en mission » Edition du 14 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 36 – 10, 8)

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »

image pixabay

 

 

Commentaire:

1. Le regard de Jésus est un regard de compassion
« Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion. »
Avant d’enseigner ou d’envoyer en mission, Jésus regarde. Il voit les blessures, les fatigues et les attentes de son peuple. Aujourd’hui encore, il pose sur chacun de nous un regard plein de tendresse. Aucun de nos combats, aucune de nos souffrances ne lui sont indifférents.

2. Dieu continue d’appeler des ouvriers pour sa moisson
Face à l’immensité de la mission, Jésus invite ses disciples à prier :  « Priez donc le Maître de la moisson. »
L’Église a toujours besoin d’hommes et de femmes disponibles pour annoncer l’Évangile. Prions pour les vocations sacerdotales, diaconales, religieuses et missionnaires, mais aussi pour tous les baptisés appelés à témoigner du Christ dans leur vie quotidienne.

3. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement
Les apôtres sont envoyés pour annoncer le Royaume de Dieu et manifester sa proximité par leurs gestes et leurs paroles. Leur force ne vient pas d’eux-mêmes mais du don reçu de Dieu.
Nous aussi, nous avons reçu gratuitement l’amour, le pardon et la miséricorde du Seigneur. Notre mission est de les partager autour de nous avec simplicité, générosité et joie.

Question pour la semaine :
                               Comment puis-je être, là où je vis, un signe de la compassion et de la bonté de Dieu pour ceux que je rencontre ?

Nous remercions vivement le père Georges Abdallah, prêtre du diocèse de Clermont Ferrand, pour le partage de ce texte.