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« Heureux les pauvres de cœur » Edition du 1 février 2026

« Heureux les pauvres de cœur » Edition du 1 février 2026

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu  (Mt 5, 1-12a)

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait.
Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.  Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.  Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

 

 

Vitrail de Gilles Caron. Eglise de Senzoku au Japon.idée KT

Commentaire:

Les Béatitudes nous plongent dans ce qui peut apparaître une évidence aujourd’hui : Dieu veut notre bonheur. Cette évidence ne l’est peut-être pas pour beaucoup de nos contemporains. De fait, il faut le Concile Vatican II, pour qu’il n’y ait plus d’anathème et que la joie soit clairement énoncée au début d’une constitution pastorale, Gaudium et spes. “ Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ. ”
Mais voilà, les mots, ou plutôt la compréhension et la réception des mots, peuvent être piégés.
Il ne s’agit nullement d’un bonheur, d’espoirs, de joies, facilement accessibles.
Les Béatitudes nous le rappellent en citant des exemples de bonheur, à rebours de ce que nous voudrions attendre.
Il semblerait même qu’il y ait une progression, pour arriver à ce qui n’est, a priori, pas un bonheur : la persécution au nom de la foi au Christ.
“ Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. ”

Nous remercions vivement le père Pierre Desrozier, prêtre du diocèse de Toulouse , pour le partage de ce texte.
« Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe «  Edition du 25 janvier 2026

« Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe «  Edition du 25 janvier 2026


Peinture de Bernadette Lopez www.evangile-et-peinture.org

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu  (Mt 4, 12-23)

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe :  Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.
À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets.
Il les appela.
Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.
Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

Commentaire:

En ce 3ème dimanche du Temps Ordinaire, nous célébrons le Dimanche de la Parole que le pape François, a institué en 2019 dans une Lettre Apostolique adressée l’Eglise Universelle dans le but de la faire grandir dans l’assiduité familière avec les Saintes Ecritures.
Ce Dimanche s’inscrit dans le cadre de la semaine de prière pour l’Unité des Chrétiens (18-25 Janvier). Que notre communion priante soit réalité « afin que tous soient un » Jn 17,21.
Voilà pourquoi St Paul exhorte les Corinthiens dans la 2ème lecture, et nous avec, à bannir les divisions qui déchirent l’Eglise afin de nourrir les mêmes sentiments fraternels.
« Célébrer le Dimanche de la Parole de Dieu, exprime une valeur œcuménique parce que l’Ecriture Sainte indique à ceux qui se mettent à l’écoute, le chemin à suivre pour parvenir à une unité authentique et solide » Pape François
L’invitation qui nous est lancée ce dimanche est donc claire ; elle consiste à rendre cette Parole vivante par l’écoute, la méditation, l’étude et le partage, dans l’unité.
Comme les apôtres Pierre et André dans l’Evangile, abandonnons les filets qui nous maintiennent captifs du mal, afin d’être de libres et authentiques disciples du Christ.

Nous remercions vivement le père Joseph Touré, prêtre du diocèse de Moulins , pour le partage de ce texte.

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » Edition du 18janvier 2026

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean  (Jn 1, 29-34)

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’ Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

 

mosaïque pixabay

Commentaire:

Comme une continuité de l’Evangile de dimanche dernier, celui d’aujourd’hui nous parle encore de Baptême.
Faisant l’économie dans ce partage de la signification du terme baptême, je voudrais parler de ses implications dans la vie chrétienne, en me basant sur la finale de l’Evangile :
« Oui, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est Lui le Fils de Dieu ».
Le baptême chrétien, comme je l’ai appris au catéchisme, « fait de nous des enfants de Dieu et des enfants de l’Eglise ».
Comme Jean Baptise, nous y faisons l’heureuse rencontre avec le Christ et cette rencontre engage tout baptisé sur le chemin du témoignage. Témoigner, c’est déclarer ce que l’on a vu, ou entendu, en donner la preuve.
Dans le domaine de la foi, cela s’entend plus par les œuvres que par un simple discours.
C’est ainsi que dans la première lecture, l’élu de Dieu selon Isaïe, est appelé à être Lumière des nations. La bienheureuse Marie Rivier exhorte tout simplement  le chrétien à « être un évangile ouvert ou chacun peut lire Jésus-Christ ».

Nous remercions vivement le père Joseph Touré, prêtre du diocèse de Moulins , pour le partage de ce texte.
Fin de vie: que dit l’Eglise

Fin de vie: que dit l’Eglise

La dignité humaine est inviolable et inaliénable, quelles que soient les fragilités vécues.
Qu’il est magnifique de prendre soin avec douceur et compétence de telle sorte que les souffrances humaines soient apaisées !

Le sénat examine du 20 au 26 janvier 2026 une proposition de loi sur l' »aide à mourir ».
S’il était adopté le 28 janvier ce texte serait parmi les plus permissifs au monde, menacerait les plus fragiles et remettrait en cause le respect dû à toute vie humaine.
L’Église catholique en France, par la voix de ses évêques, ses associations de solidarité, et ses aumôniers agissant auprès des malades, n’a eu de cesse d’alerter sur la menace qui pèse sur les plus fragiles et sur la mise en question du respect dû à toute vie humaine.

 

voir dossier sur la CEF
https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-et-bioethique/science-et-ethique/fin-de-vie-2/

 

voir aussi la tribune :

On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort

–https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-et-bioethique/science-et-ethique/fin-de-vie-2/568749-tribune-eveques-france-soin-vie-mort-euthanasie/

« Dès que Jésus fut baptisé, il vit l’Esprit de Dieu venir sur lui » Edition du 11 janvier 2026

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu   (Mt 3, 13-17)

Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui.
Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! »
Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. »
Alors Jean le laisse faire.  Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent :il vit l’Esprit de Dieu  descendre comme une colombe et venir sur lui.
Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. »

Commentaire:

Le Baptême de Jésus par Jean le Baptiste était un baptême de conversion, de repentance. Si le Christ le reçoit, ce n’est guère parce qu’il avait besoin de se convertir, lui, l’Agneau sans tâche, mais juste pour sacrifier à la tradition juive par solidarité pour son peuple et en toute humilité.
Ce baptême de Jean est un baptême de l’eau qui préparait déjà au baptême du Christ qui lui, « baptise dans l’Esprit et le feu »: l’Esprit de Lumière et le feu de l’Amour. 
Ce sacrement nous invite à imiter Jésus qui, comme le dit la deuxième Lecture:
« Là où il passait, il faisait le bien ».
Telle est la vocation de tout baptisé.
Et cette fête est pour moi l’occasion de rappeler l’invitation du pape François à faire l’effort de connaitre la date de notre baptême, d’en marquer l’anniversaire et de nous renouveler ainsi dans la foi.

Nous remercions vivement le père Joseph Touré, prêtre du diocèse de Moulins , pour le partage de ce texte.