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« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » Edition du 18janvier 2026

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean  (Jn 1, 29-34)

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’ Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

 

mosaïque pixabay

Commentaire:

Comme une continuité de l’Evangile de dimanche dernier, celui d’aujourd’hui nous parle encore de Baptême.
Faisant l’économie dans ce partage de la signification du terme baptême, je voudrais parler de ses implications dans la vie chrétienne, en me basant sur la finale de l’Evangile :
« Oui, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est Lui le Fils de Dieu ».
Le baptême chrétien, comme je l’ai appris au catéchisme, « fait de nous des enfants de Dieu et des enfants de l’Eglise ».
Comme Jean Baptise, nous y faisons l’heureuse rencontre avec le Christ et cette rencontre engage tout baptisé sur le chemin du témoignage. Témoigner, c’est déclarer ce que l’on a vu, ou entendu, en donner la preuve.
Dans le domaine de la foi, cela s’entend plus par les œuvres que par un simple discours.
C’est ainsi que dans la première lecture, l’élu de Dieu selon Isaïe, est appelé à être Lumière des nations. La bienheureuse Marie Rivier exhorte tout simplement  le chrétien à « être un évangile ouvert ou chacun peut lire Jésus-Christ ».

Nous remercions vivement le père Joseph Touré, prêtre du diocèse de Moulins , pour le partage de ce texte.
Fin de vie: que dit l’Eglise

Fin de vie: que dit l’Eglise

La dignité humaine est inviolable et inaliénable, quelles que soient les fragilités vécues.
Qu’il est magnifique de prendre soin avec douceur et compétence de telle sorte que les souffrances humaines soient apaisées !

Le sénat examine du 20 au 26 janvier 2026 une proposition de loi sur l' »aide à mourir ».
S’il était adopté le 28 janvier ce texte serait parmi les plus permissifs au monde, menacerait les plus fragiles et remettrait en cause le respect dû à toute vie humaine.
L’Église catholique en France, par la voix de ses évêques, ses associations de solidarité, et ses aumôniers agissant auprès des malades, n’a eu de cesse d’alerter sur la menace qui pèse sur les plus fragiles et sur la mise en question du respect dû à toute vie humaine.

 

voir dossier sur la CEF
https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-et-bioethique/science-et-ethique/fin-de-vie-2/

 

 

« Dès que Jésus fut baptisé, il vit l’Esprit de Dieu venir sur lui » Edition du 11 janvier 2026

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu   (Mt 3, 13-17)

Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui.
Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! »
Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. »
Alors Jean le laisse faire.  Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent :il vit l’Esprit de Dieu  descendre comme une colombe et venir sur lui.
Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. »

Commentaire:

Le Baptême de Jésus par Jean le Baptiste était un baptême de conversion, de repentance. Si le Christ le reçoit, ce n’est guère parce qu’il avait besoin de se convertir, lui, l’Agneau sans tâche, mais juste pour sacrifier à la tradition juive par solidarité pour son peuple et en toute humilité.
Ce baptême de Jean est un baptême de l’eau qui préparait déjà au baptême du Christ qui lui, « baptise dans l’Esprit et le feu »: l’Esprit de Lumière et le feu de l’Amour. 
Ce sacrement nous invite à imiter Jésus qui, comme le dit la deuxième Lecture:
« Là où il passait, il faisait le bien ».
Telle est la vocation de tout baptisé.
Et cette fête est pour moi l’occasion de rappeler l’invitation du pape François à faire l’effort de connaitre la date de notre baptême, d’en marquer l’anniversaire et de nous renouveler ainsi dans la foi.

Nous remercions vivement le père Joseph Touré, prêtre du diocèse de Moulins , pour le partage de ce texte.
Nous sommes venus d’Orient adorer le roi Edition du 4 janvier 2026

Nous sommes venus d’Orient adorer le roi Edition du 4 janvier 2026

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu   (Mt 2, 1-12)

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent :
« Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ.
Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :
« Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Après avoir entendu le roi, ils partirent.
Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.
Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets,
et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Commentaire:

Epiphanie. Son substantif est emprunté au grec Epiphaneia qui signifie manifestation. En effet, après s’être montré d’abord aux pauvres bergers, aujourd’hui, au travers des 3 Rois-Mages, Gaspard, Balthazar et Melchior par l’étoile qui les guidait, il se manifeste au monde entier.
Ces Mages sont certes parmi les premiers de la grande procession de la multitude de ceux qui, à travers les siècles ont fait le pèlerinage parce qu’ayant eux aussi décrypté le message de l’étoile, sont allés adorer l’Enfant-Roi.
Comme les Mages, nous sommes invités par cette fête à savoir quitter notre confort, à nous faire violence, à consentir à des sacrifices, à nous mettre en marche, en quête de Dieu.
La foi chrétienne coûte et ne saurait être à bon marché.
Comme eux, nous sommes invités à offrir à Dieu dans son Eglise et au prochain, notre être et notre avoir.
Par notre témoignage chrétien édifiant, nous sommes également invités à être des étoiles qui conduisent au Christ.
« Regarde l’Etoile » comme le dit le chant, « invoque Marie » et sois étoile.

Nous remercions vivement le père Joseph Touré, prêtre du diocèse de Moulins , pour le partage de ce texte.
« Prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte » Edition du 28 décembre 2025

« Prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte » Edition du 28 décembre 2025

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu   (Mt 2, 13-15.19-23)

Après le départ des mages ,voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit :
« Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. »
Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils.
Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »
Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël. Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.

Commentaire: sous forme de partage d’évangile

  • Le texte. Contexte, f Qui fait quoi, où, quand, comment?

 Après « ne crains pas de prendre chez toi Marie, » voici trois nouveaux songes, inspirations, quant à son rôle de père protecteur. Six fois l’enfant. Quatre références à Hérode. Deux références aux écritures, avec deux explications et deux fois Joseph se leva. Comment ne pas penser à Joseph, fils de Jacob et à Moïse sauvé des eaux.

  • Réactions. Chacun relève les expressions, les mots qui l’interpellent. Analyse. Questions. Réception.

 « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère et fuis en Égypte. » : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, » Il eut peur de s’y rendre. et vint habiter dans une ville appelée Nazareth. La fuite en Egypte après la visite des mages  et le retour d’Egypte à Nazareth est propre à St Matthieu, juif qui écrit pour les juifs.

  • Ouvrir son cœur à Dieu. Demande d’Aimer, au-delà de notre propre logique. BIEN.

D’Égypte, j’ai appelé mon fils. Titre appliqué aux rois et au Messie. Il sera appelé Nazaréen. De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bonpays perdu, n’est pas cité dans l’ancien testament. Quel paradoxe !

  • Contemplation, affaire de cœur. engagement. Dans le concret de notre vie d’aujourd’hui. BON.

Pourquoi cet évangile pour fêter la Sainte famille ? Parce que l’enfant est le personnage le plus important. Six fois l’enfant, contre quatre références à Joseph et à Hérode. L’enfant est au service de la vie. Nourri, protégé, éduqué, Il rend service à ses parents. Il nous valorise, donne sens à notre vie, fait l’unité du couple, nous perpétue, empêche de vieillir, bouscule nos certitudes

Bénédiction : Que le Seigneur, maître de la vie, dont l’Amour est tout puissant nous bénisse…

Nous remercions vivement Dominique Lefranc, diacre du diocèse de Troyes , pour le partage de ce texte.