
Anastasis fresco in parekklesion of the Chora Church (Kariye Museum) in Istanbul. Fresco date 14 century. Wikipedia pixabay
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 20, 1-9)
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.
Commentaire:
« Le Seigneur est ressuscité, Il est vraiment ressuscité’ ». C’est avec cette salutation que nos frères orthodoxes se saluent au matin de Pâques. C’est aussi la salutation que nous vous adressons en ce dimanche de Pâques !
Alors que les ténèbres vont petit à petit laisser place à la lumière du Ressuscité, ce premier matin de la semaine est bien mouvementé. Marie Madeleine est stupéfaite de voir la pierre enlevée et de ne pas trouver le corps de Jésus au tombeau. Aussitôt, elle court annoncer la nouvelle à Pierre et au disciple bien aimé, qui eux-mêmes s’empressent de se rendre au tombeau. En voyant le tombeau vide et les linges posés à plat, le disciple bien aimé comprend que le Crucifié est vivant. Pierre qui arrive en second voit les mêmes choses, mais il ne peut pas croire sans preuve en la présence invisible du Ressuscité. Jean passe du voir au croire. Il voit avec les yeux du cœur. Par cet acte de foi, il entre en relation intime avec Jésus.
L’évangéliste laisse entendre que ce n’est pas l’Ecriture qui fonde la foi pascale, mais l’expérience du tombeau vide. L’Ecriture, elle, éclaire la relecture de l’évènement. Et moi, quel est mon empressement à découvrir Jésus ressuscité ?