+33 1 45 51 60 55 vea@vea.asso.fr

EVANGILE selon St Jean (Jn 6, 24-35)

En ce temps-là, quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
Ils lui dirent alors : « Que devons nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » 
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

COMMENTAIRE

Chers lecteurs priants. Deuxième des cinq dimanches consacrés au chapitre six de St Jean sur le pain de vie.

Suite à la multiplication des pains et la marche sur les eaux, Jésus enseigne à Capharnaum. La foule est en recherche de quelle nourriture ? Corporelle, matérielle ou plus profonde de dignité, de cœur, de l’essentiel, qui habite chacun. Pour son enseignement, ces signes de pouvoir ou sa présence à nos côtés. Un véritable dialogue s’engage. Trois questions simples en apparence, concrètes, et trois réponses surprenantes, en décalage entre la vie terrestre visible ou intérieure plus vitale. Mettez-y du vôtre, pour l’acquérir, de la part de notre Père. Croyez que c’est lui qui m’envoie pour être ce pain de vie. C’est mon Père et non Moïse qui donne la vie au monde. Une conclusion après demande un peu trop facile pour avoir été comprise : « Moi, je suis le pain de la vie. » Jésus lui-même va nous le préciser dimanche prochain.

Nous remercions vivement Dominique Lefranc , diacre du diocèse de Troyes pour le partage de ce texte.