DIEU VIENT DANS L’ INATTENDU Communication du 20 Mars 2020 de l'ENAD (Equipe Nationale d'Animation Diversifiée)
Ce petit coronavirus a de grands effets sur chacune et chacun de nous. Bonjour le confinement! Il nous fait vivre les choses autrement, par la force des choses. Conséquences pour chacune et chacun de nous, nos familles et aussi pour le Mouvement : le Congrès a été reporté. Ce qui a été semé portera du fruit en son temps. Toutes les consignes données nous obligent à nous adapter, le temps qu’il faudra…Evènement inédit dans notre pays ! Vivre dans cette incertitude n’est pas quelque chose de facile.
Beaucoup disent : « il faut faire avec ! » Et c’est vrai. Mais on peut ‘faire avec’ de deux manières : de manière résignée ou de manière dynamique et responsable.Cela change tout. Beaucoup d’articles dans la presse chrétienne, dont La Croix, d’émissions à RCF, parmi d’autres, nous invitent à donner sens à ce que nous vivons là. Cela est une aide précieuse. Prenons le temps de lire, d’écouter…
Chrétiens, membres de VEA, nous savons que Dieu nous parle de différentes manières, par le témoignage des croyants dans l’histoire biblique et l’histoire d’aujourd’hui, par la vie en Eglise et les sacrements, mais aussi par les évènements de notre vie. C’est la raison même de cette pratique fondamentale dans les Mouvements d’Action Catholique :la révision de vie. Chaque évènement est aussi Parole de Dieu dans notre vie.
Comment Dieu nous parle-t-il à travers ce qui nous arrive aujourd’hui ?
Avant de pouvoir partager dans nos équipes, le temps venu, nous pouvons chacun y réfléchir personnellement et prier. Nous voudrions vous partager quelques éléments qui nous semblent importants et qui pourraient être guide pour cette révision de vie.
Le principe de réalité : consentir au réel. Lorsque les réalités sont loin de nous, nous avons tendance à les ignorer ou faire comme si… C’est alors le déni. C’est comme pour le changement climatique Notre confiance au progrès incessant de la science ou de la médecine nous fait penser que ce n’est pas possible !Et pourtant, les faits sont là…L’être humain est limité et mortel…
Le principe de responsabilité. Chrétiens, nous sommes aussi citoyens. Il nous faut obéir aux consignes des autorités, elles permettent de sauver des vies. Nous devons prendre notre part dans ce combat sanitaire. L’Eglise aussi nous a donné des consignes très strictes. Ayons l’humilité de ne pas tout savoir et de faire confiance.
Ce que cela nous fait (re)découvrir. Des choses essentielles qu’on oublie facilement : prendre soin de soi et des autres, nous sommes interdépendants, nous faisons partie d’une communauté humaine et chrétienne plus vaste que notre petit cercle, une manière de vivre plus en sobriété, redécouvrir de nouvelles manières de vivre la solidarité (mail, téléphone…), nécessité de changements en profondeur dans nos modes de vie et dans notre modèle économique…Faisons de ce temps qui nous est donné, non pas un vide, mais un espace de rencontre en vérité des autres et de Dieu. La charité est rencontre de Dieu.
La prière. Dieu ne fait pas les choses à notre place, mais par la prière, nous prenons conscience que nous sommes dans ses mains paternelles. En toutes circonstances, Dieu est fidèle. Il nous donne son Esprit pour trouver les solutions personnelles et collectives. Des propositions sont faites un peu partout. Participons-y. Nous avons à vivre une spiritualité incarnée dans notre être de chair. Vivons cette épreuve dans la sérénité,dans une communion filiale à Dieu et fraternelle entre nous.« Confiance, c’est moi. N’ayez pas peur. » Parole de Jésus en pleine tempête : Mc, 6,50. « Votre Père sait que vous en avez besoin…ne vous inquiétez pas… (Mt 6, 25-33)
ENAD
En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur., Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade,il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort : eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus: « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »Quand il vit qu’elle pleurait,


Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob.