VE 480 – août-septembre 2025 Les pères


En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »
Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. »
Et il leur dit cette parabole :
« Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté. Il se demandait : ‘Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.’ Puis il se dit : ‘Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers,
j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens. Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.’
Mais Dieu lui dit : ‘Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?’
Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »
Dans l’Evangile de ce jour, le questionnement est clair : devons-nous amasser pour nous-même ou être riche en vue de Dieu?
À travers cette parabole de celui qui veut agrandir ses greniers, ses avoirs, il faut entendre la voix chrétienne à propos du sens des richesses, de la sécurité, du bonheur.
Jésus lance un appel au bon sens. « Insensé, tu n’emporteras rien avec toi ! »
Cette parabole fait surgir cette question terrible: sommes-nous capables, grâce à Jésus, d’être bien au-delà de l’amour de ce que nous possédons ?
Le tu es fou de Jésus n’est pas une parole de condamnation, mais une parole libératrice.
Possédons-nous des biens ou les biens nous possèdent-ils ?
Tu revêts le Christ dit le prêtre lors du baptême. Comment alors nous enrichir du Christ ? C’est vivre dans un esprit de détachement et non d’attachement à nos possessions. C’est considérer que notre bonheur passe par le bonheur de l’autre plutôt que de nous-même. C’est considérer la joie intérieure que peut mettre la Parole et le sacrement de Dieu dans notre cœur.
Oui heureux et riches quand nous nous rassemblons, Chrétiens, pour vivre et aimer selon Jésus. Amen.
Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites :‘Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »
Jésus leur dit encore : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : ‘Mon ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi,
et je n’ai rien à lui offrir.’ Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : ‘Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose’.
Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.
Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.
En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.
Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
Le nom de Père, que Jésus nous apprend à donner à Dieu ce dimanche, est comme une double porte ouverte que nous sommes tous appelés à franchir allègrement.
C’est d’abord une porte ouverte à toutes les audaces. En effet, non seulement ce lien filial autorise toutes les demandes, mais il encourage surtout la persévérance, l’insistance… voire le sans-gêne, à l’instar de l’ami de l’évangile ou encore des tout-petits qui ne s’embarrassent d’aucun protocole pour solliciter leurs parents à temps et à contretemps.
Mais ce nom de Père est aussi une porte ouverte à la confiance la plus absolue. Comment ce Père, dont nous savons par ailleurs qu’il est un Père parfait (cf. Mat 5, 48), comment pourrait-il ne pas répondre, ou mal répondre, à nos attentes alors que nous, qui sommes si fragiles et si pauvres, savons pourtant donner de bonnes choses à nos enfants ?
La paternité de Dieu révélée ici est au cœur de la Bonne Nouvelle. C’est bien ce que déclarait le pape Saint Jean-Paul II au moment où il faisait de la petite Thérèse de Lisieux le 33ème Docteur de l’Église : « La « petite voie » est la voie de la « sainte enfance ». Dans cette voie, il y a quelque chose d’unique, un génie de sainte Thérèse de Lisieux. Il y a en même temps la confirmation et le renouvellement de la vérité la plus fondamentale et la plus universelle. Quelle vérité du message évangélique est en effet plus fondamentale et plus universelle que celle-ci : Dieu est notre Père et nous sommes ses enfants ? »
Vitrail (Marthe et Marie accueillent Jésus)
© Société du patrimoine religieux du diocèse de Saint-Hyacinthe 2004
En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service.
Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »
Marthe et Marie ont en commun un même désir, celui de tout mettre en œuvre pour recevoir au mieux Jésus. Mais cette recherche va prendre des formes différentes. Pour Marie, faire honneur à son hôte va consister à cesser toute activité pour s’asseoir à ses pieds et boire toutes ses paroles. Pour Marthe, à l’inverse, bien accueillir Jésus, c’est mettre les petits plats dans les grands !
Sans doute Jésus apprécie-t’il équivalemment ces deux manières de faire. Bien loin de lui donc l’idée de les mettre en concurrence et de vouloir établir une quelconque hiérarchie des services.
Ainsi le reproche fait à Marthe porte moins sur son zèle pour cuisiner que sur sa prétention à se croire plus utile que sa sœur.
Jésus ne prend pas parti ici entre contemplation et action. D’ailleurs une telle opposition aurait-elle du sens ?
Non, Jésus nous appelle plutôt à faire le choix de la meilleure part, qui n’est autre que celle que Dieu veut pour moi !
« L’unique bonheur sur la terre, c’est de s’appliquer à toujours trouver délicieuse la part que Jésus nous donne » Sainte Thérèse de Lisieux.
VERS LE CONGRÈS 2026 : Nouvelles de la préparation
QUAND : du Vendredi 08 mai 2026 à 9h au Dimanche 10 mai 2026 à 12h
OÙ : CLERMONT-FERRAND (63000) , Centre Diocésain de Pastorale (CDP) 133, Av. de la République
THEME : « Dans un monde bouleversé, être semeurs de paix »
AVEC QUI et POUR QUI ? : Avec la participation de tous les membres VEA des RÉGIONS; Congrès ouvert à TOUS les intéressés.


