+33 1 45 51 60 55 vea@vea.asso.fr

Mille signes de l’Evangile



« Vous êtes la lumière du monde » Edition du 9 février 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (5, 13-16)

 

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous êtes le sel de la terre.
Mais si le sel devient fade,
comment lui rendre de la saveur ?
Il ne vaut plus rien :
on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

Vous êtes la lumière du monde.
Une ville située sur une montagne
ne peut être cachée.
Et l’on n’allume pas une lampe
pour la mettre sous le boisseau ;
on la met sur le lampadaire,
et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

 

COMMENTAIRE

Vous êtes le sel de la terre, ressourcés par l’Esprit Saint pour mettre une âme dans vos communautés et refléter l’amour de Dieu dans le monde.
Dans le Seigneur vous êtes devenus lumière, écrit saint Paul, vivez en fils de lumière. Autrement dit, vivez de la sainteté de Dieu, de sa bonté et de sa miséricorde.
Je ne suis pas chargée d’enseigner Jésus, écrit Madeleine Delbrel, mais être Jésus en parlant et en agissant.
Tel est le sacrifice spirituel du chrétien, faire advenir l’amour de Dieu en paroles et en actes. Faire de chaque rencontre une incarnation du ciel sur terre. Acquérir le sens de la gratitude, reconnaître ce qu’on reçoit des autres et ce qu’on peut donner de soi. Apprécier les regards qui font chaud au cœur, les paroles qui réconfortent, les oreilles attentives qui font exister, les services rendus quotidiennement. Gérer les conflits inévitables en nous rencontrant dans ce que nous avons de commun, à savoir notre commune humanité, notre besoin d’aimer et d’être aimés, au-delà de ce qui nous est particulier.
Ainsi le disciple de Jésus peut rester missionnaire dans le monde menacé par la violence, l’individualisme, le communautarisme sectaire. Dans l’ordinaire de la vie il peut faire surgir l’inattendu et l’extraordinaire de Dieu, être lumière du monde.

Nous remercions vivement le père Joseph Penrad, prêtre du diocèse de Metz pour le partage de ce texte.

« Mes yeux ont vu ton salut » Edition du 2 février 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc(2, 22-40)

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification,
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi :
Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :
un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.
C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël,
et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère :
« Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.
Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :
ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.
Elle était très avancée en âge ;
après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans.
Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu
et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse,
et la grâce de Dieu était sur lui.

Commentaire

Jésus lumière du monde, qu’est-ce que cela veut dire ? Comment le reconnaître comme tel ? Syméon nous en apprend les conditions. De fait, tous ceux qui côtoient Jésus sont fascinés par lui. En lui il y a de la bonté, de la tendresse, la miséricorde, de la sérénité, une présence qui ne laisse personne indifférent. Cette lumière se manifeste aux pauvres dès sa naissance et leur procure la joie, aux disciples quand ils le trouvent en prière, à quelques privilégiés qui ont accès à son mystère sur la montagne de la transfiguration. Bon maître, dit l’homme en venant à lui. L’aveugle court à sa rencontre, Zachée le publicain cherche à le voir, même le roi Hérode, certes par curiosité. Syméon se laisse éclairer de sa lumière. Ajusté au vouloir de Dieu, fidèle aux traditions religieuses, il est en attente, homme de désir et d’espérance. Animé de l’Esprit Saint, il lui est donné de contempler celui qui lui ouvre le chemin de la vie. C’est progressivement que l’homme est appelé à reconnaître l’amour dont Dieu l’aime et lui donne d’aimer, en gestation ici-bas jusqu’à son terme et entrer au-delà du temps et de l’espace dans l’éternité de la vie de Dieu.

Nous remercions vivement,Joseph Penrad, prêtre du diocèse de Metz pour le partage de ce texte.

Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe Edition du 26 janvier 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4, 12-17

  1. Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste,
    il se retira en Galilée.
    Il quitta Nazareth
    et vint habiter à Capharnaüm,
    ville située au bord de la mer de Galilée,
    dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
    C’était pour que soit accomplie
    la parole prononcée par le prophète Isaïe :
      Pays de Zabulon et pays de Nephtali,
    route de la mer et pays au-delà du Jourdain,
    Galilée des nations !
        Le peuple qui habitait dans les ténèbres
    a vu une grande lumière.
    Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,
    une lumière s’est levée.
    À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :
    « Convertissez-vous,
    car le royaume des Cieux est tout proche. »

COMMENTAIRE

Jésus proclame : « convertissez-vous ! » Quand Jésus parle de conversion que met-il derrière ce mot ?La conversion c’est tourner le dos aux ténèbres,Le péché c’est le non-amour, c’est tout ce qui est contraire à l’amour et qui nous plonge dans la nuit. Le péché rend malheureux, salit l’image de Dieu que nous sommes, le péché nous défigure.

« Faisons demi-tour, demande Jésus, nous étions dans la mauvaise direction, nous marchions dans les ténèbres, nous étions défigurés ».Tourner le dos aux ténèbres pour se tourner vers la lumière, autrement dit vers le Christ qui est, dit-il, « la lumière du monde…. Car le royaume des cieux est tout proche », ajoute-t-il, or c’est lui le Royaume, Royaume d’Amour, Royaume de paix, Royaume de justice.Nous marchons vers la lumière chaque fois que nous Aimons vraiment, c’est-à-dire en donnant de notre personne.

Et le Royaume des cieux est  là, car là où  il y a l’Amour,  Dieu est présent en personne.Notre conversion n’est pas d’abord un changement de comportement, c’est une réorientation de notre vie, c’est nous détourner des forces du Mal, pour nous orienter vers celui qui est la Lumière, qui est la Vie, qui est la Vérité, qui est l’Amour

    La conversion nous fait vivre, nous fait grandir, n’hésitons pas

                             alors à tourner le dos aux ténèbres

     pour nous retourner vers le Christ, « Lumière du monde. »

Nous remercions vivement, Gérard Naslin, prêtre du diocèse de Nantes pour le partage de ce texte.

 

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » Edition du 19 janvier 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1 29-34

En ce temps-là,
voyant Jésus venir vers lui,
Jean le Baptiste déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde ;
c’est de lui que j’ai dit :
L’homme qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était.
Et moi, je ne le connaissais pas ;
mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage :
« J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe, et il demeura sur lui.
Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’
Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

COMMENTAIRE

Le témoin est celui qui fait mémoire de ce qu’il a vu et entendu, et qui en rend compte.

Jean-Baptiste est un vrai témoin. Mais il faudra le baptême dans le Jourdain, pour qu’il  reconnaisse en Jésus, le Serviteur de Dieu

Le témoin est celui qui a vu et entendu.

Il s’agit d’une expérience spirituelle, vécue Jean Baptiste. Aujourd’hui l’Esprit demeure chez des personnes. Il demeure dans son Eglise. Mais il demeure aussi dans le cœur des hommes et femmes : lorsqu’ils parlent la langue de l’amour, ils parlent la langue de Dieu, lorsqu’ils agissent au nom de l’amour,  ils posent des gestes de Dieu. L’Esprit demeure en eux.

Le  témoin ne peut garder pour lui ce qu’il a vu et entendu.. Jean-Baptiste a annoncé ce qu’il a vu et entendu : «  j’ai vu et je rends  témoignage : c’est lui le Fils de Dieu ! »

 Témoigner fait prendre des risques : l’on sait jusqu’où le témoignage de Jean  l’a conduit.

Sommes-nous des témoins courageux ? Parfois nous préférons l’harmonie, le consensus, à la vérité. Nous sommes les disciples de Celui qui a dit : « Je suis la Vérité ! ».

Mais  il nous faut demander l’aide, la présence de l’Esprit qui nous donne l’audace de dire la Vérité. Dire la vérité exige en même temps respect vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas la même vérité

Nous remercions vivement, Gérard Naslin, prêtre du diocèse de Nantes pour le partage de ce texte.

 

« Dès que Jésus fut baptisé, il vit l’Esprit de Dieu venir sur lui » Edition du 12 janvier 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt, 3 13-17)

    Alors paraît Jésus.
Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain
auprès de Jean,
pour être baptisé par lui.
Jean voulait l’en empêcher et disait :
« C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi,
et c’est toi qui viens à moi ! »
Mais Jésus lui répondit :
« Laisse faire pour le moment,
car il convient
que nous accomplissions ainsi toute justice. »
Alors Jean le laisse faire.

    Dès que Jésus fut baptisé,
il remonta de l’eau,
et voici que les cieux s’ouvrirent :
il vit l’Esprit de Dieu
descendre comme une colombe et venir sur lui.
Et des cieux, une voix disait :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé
en qui je trouve ma joie. »

Commentaire

Jésus descend dans les eaux du Jourdain. Il descend
Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain
auprès de Jean,
pour être baptisé par lui.
Jean voulait l’en empêcher et disait :
« C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi,
et c’est toi qui viens à moi ! »
Mais Jésus lui répondit :
« Laisse faire pour le moment,
car il convient
que nous accomplissions ainsi toute justice. »
Alors Jean le laisse faire.

Dès que Jésus fut baptisé,
il remonta de l’eau,
et voici que les cieux s’ouvrirent :
il vit l’Esprit de Dieuau milieu des pécheurs.

Jésus nous dit jusqu’où va l’humilité de Dieu.

La voix du Père se fait entendre, parole de tendresse : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en lui j’ai mis toute ma joie ! » A la résurrection, le Père relèvera le Fils.

Le Père nous dit jusqu’où va sa tendresse.

L’Esprit descend  «  comme une colombe »

Il vient pour faire toute chose nouvelle.

Nous qui sommes baptisés, sommes-nous des vivants, debout comme le Christ ? Acceptons-nous de vivre de cette vie qui n’est viable que si elle est animée par l’amour ?

A notre baptême, une main a été posée sur nous, main qui protège, main qui prend possession, main qui confie une mission, et il nous a dit ; « tu es mon enfant bien-aimé ». Quelle peut être notre réponse ? Deux réponses indissociables : « Seigneur, tu sais bien que je t’aime ! Seigneur, tout homme est mon frère ! »

A notre baptême, l’Esprit était là aussi, lui qui nous donne du souffle, lui qui nous inspire.

Jésus, après sa résurrection, souffle sur ses disciples et leur dit : « recevez l’Esprit Saint ».

A la Pentecôte, comme une colombe, l’Esprit envahit les apôtres, et telle une bourrasque, les fait sortir dehors pour insuffler sur le monde la Bonne Nouvelle.

Si seulement s’échappaient de notre bouche ces quelques mots :

« Celui-ci est mon Père bien-aimé, en lui j’ai mis toute ma joie ! »

Nous remercions vivement, Gérard Naslin, prêtre du diocèse de Nantes pour le partage de ce texte.