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Mille signes de l’Evangile



« Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain » Edition du 19 Avril

« Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain » Edition du 19 Avril

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 24, 13-35)

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision :des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !  Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain..

 

photographie Emmaüs Notre Dame de Paris

Commentaire:

Pour la plupart d’entre nous, ce texte est bien connu, même parfois trop, au risque de ne plus en percevoir sa fraicheur. Lorsque nous vivons des périodes troublées, comme il est difficile de reconnaitre la présence du Ressuscité ! En effet, si nous revenons au texte, durant ce chemin de retour, nos deux disciples sont éteints, sous le choc de ce qui s’est passé avec Jésus de Nazareth, en qui ils avaient mis tout leur espoir. Tous les deux  partageaient leurs interrogations; il est bon de souligner qu’il ne faut pas rester seul dans les moments d’épreuve ! C’est alors qu’ils se laissent rejoindre par Jésus  qui leur est tout, d’abord étranger.  Mais au fur et à mesure de la conversation, à l’écoute de la Parole de Dieu, leurs cœurs vont s’ouvrir.   Ils ont envie que cela ne s’arrête pas, il y a comme un feu brûlant en eux. Ils le retiennent, c’est comme lorsque nous sommes avec une personne qui a une belle présence, nous n’avons pas envie qu’elle nous quitte ! La reconnaissance de Jésus ressuscité va se faire par la fraction du pain, mais Lui, à ce moment-là, se retire, les laissant libre de continuer leur vie, enveloppé  par ce feu d’amour, présence du Ressuscité dans l’aujourd’hui de nos vies.

Nous remercions vivement Richard Montavon, diacre du diocèse de Belfort-Montbéliard, pour le partage de ce texte.
« Huit jours plus tard, Jésus vient » Edition du 12 Avril

« Huit jours plus tard, Jésus vient » Edition du 12 Avril

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 20, 19-31)

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Commentaire:

‘’La paix soit avec vous’’. C’est par ces paroles que Jésus ressuscité se manifeste à ses disciples. C’est par ses ces mêmes paroles que le pape Léon XIV fraichement élu, salue la foule rassemblée place saint Pierre. C’est aussi la paix que nous échangeons avec nos frères et sœurs au moment du geste de la Paix lors de nos rassemblements eucharistiques. La paix du ressuscité est une paix désarmée, désarmante, humble et persévérante. Que fait-on de cette Paix, est-ce que nous y croyons ? Thomas ne se contente pas du témoignage des disciples. Il n’a pas peur de dire sa difficulté à croire. Il ne se contente pas de mots car pour lui le ressuscité qu’il a vu souffrir l’a profondément affecté. En reconnaissant le Christ blessé par ses plaies, son cri de foi  est l’aveu d’une relation retrouvée. Dans notre monde blessé, souffrant, est-ce que nous croyons qu’il est encore possible de vivre ensemble ? La paix du ressuscité viendra-t-elle touchée nos cœurs pour que nous retrouvions la foi, le courage de travailler à ce que la paix vienne en nous, autour de nous et dans notre monde ! En ce dimanche de la miséricorde laissons-nous rejoindre par l’amour miséricordieux de Dieu, notre Père et préparons dans la prière, nos cœurs à vivre notre congrès « Dans un monde bouleversé être semeur de paix’’

Nous remercions vivement Richard Montavon, diacre du diocèse de Belfort-Montbéliard, pour le partage de ce texte.
« Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » Edition du 5 Avril

« Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » Edition du 5 Avril

Anastasis fresco in parekklesion of the Chora Church (Kariye Museum) in Istanbul. Fresco date 14 century. Wikipedia pixabay

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 20, 1-9)

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Commentaire:

« Le Seigneur est ressuscité, Il est vraiment ressuscité’ ». C’est avec cette salutation que nos frères orthodoxes se saluent au matin de Pâques. C’est aussi la salutation que nous vous adressons en ce dimanche de Pâques !
Alors que les ténèbres vont petit à petit laisser place à la lumière du Ressuscité, ce premier matin de la semaine est bien mouvementé. Marie Madeleine est stupéfaite de voir la pierre enlevée et de ne pas trouver le corps de Jésus au tombeau. Aussitôt, elle court annoncer la nouvelle à Pierre et au disciple bien aimé, qui eux-mêmes s’empressent de se rendre au tombeau. En voyant le tombeau vide et les linges posés à plat, le disciple bien aimé comprend que le Crucifié est vivant. Pierre qui arrive en second voit les mêmes choses, mais il ne peut pas croire sans preuve en la présence invisible du Ressuscité. Jean passe du voir au croire. Il voit avec les yeux du cœur. Par cet acte de foi, il entre en relation intime avec Jésus.
L’évangéliste laisse entendre que ce n’est pas l’Ecriture  qui fonde la foi pascale, mais l’expérience du tombeau vide. L’Ecriture, elle, éclaire la relecture de l’évènement. Et moi, quel est mon empressement à découvrir Jésus ressuscité ?           

Nous remercions vivement Richard Montavon, diacre du diocèse de Belfort-Montbéliard, pour le partage de ce texte.
Passion de notre Seigneur Jésus Christ Edition du 29 mars 2026

Passion de notre Seigneur Jésus Christ Edition du 29 mars 2026

Entrée messianique

« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Mt 21, 1-11)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers.
Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant :
« Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les-moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : ‘Le Seigneur en a besoin’. Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète :
    Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur,
monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme.
Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus.
Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route.
Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient :
« Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Hosanna au plus haut des cieux ! »
    Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? »
    Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 27, 11-54).

L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus déclara :
  « C’est toi-même qui le dis. »
L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit :
A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »
L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit :
A. « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »
L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus. Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire :
A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »
L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit :
A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »
L. Ils répondirent :
F. « Barabbas ! »
L. Pilate leur dit :
A. « Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? »
L. Ils répondirent tous :
F. « Qu’il soit crucifié ! »
L. Pilate demanda :
A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »
L. Ils criaient encore plus fort :
F. « Qu’il soit crucifié ! »
L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant :
A. « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! »
L. Tout le peuple répondit :
F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »
L. Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde.
Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant :
F. « Salut, roi des Juifs ! »
L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. Arrivés en un lieu dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient :
F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! »
L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant :
A. « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime !
Car il a dit : ‘Je suis Fils de Dieu.’ »
L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière. À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte :
  « Éli, Éli, lema sabactani ? »,
L. ce qui veut dire :
  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
L. L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :
F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »
L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient :
F. « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »
L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit.
(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)
Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,
et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent :
A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »

 

photo passion du Christ Falco Pixabay

Commentaire:

                                                                Hosanna ! Hosanna !!!!!


Hosanna, Fils de David ! Jésus parcoure la Galilée, la Judée. Il enseigne. La foule le suit, l’écoute et l’adule. « Nous-mêmes nous l’avons entendu. Nous savons que c’est vraiment lui le sauveur du monde ». Jésus accueille, entend l’appel des malades, des handicapés. Il guérit, pardonne, relève, ressuscite, il chasse les démons. Il nourrit la foule. « Nous n’avons jamais vu quelqu’un faire de tels miracles…C’est un prophète. »                                                                     Hosanna ! Hosanna !
Hosanna, le Fils de l’Homme ! Jésus partage la souffrance et la peur des hommes : « Mon âme est triste à en mourir…Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi. ». Jésus donne sa vie jusqu’à la mort par amour. « Père, entre tes mains je remets mon esprit. ». Jésus est affronté au mal, à la haine, à l’égoïsme, à la violence, à la trahison, aux sarcasmes. Mais son amour est plus fort que tout : « Père, pardonne leurs. Ils ne savent pas ce qu’ils font. »
                                                       Hosanna le Fils de Dieu ! Hosanna le Fils de l’Homme !
                                                      Tu viens sauver tous les hommes par ton amour.
 Ouvre nos cœurs et nos intelligences.
Réveille le monde entier. Qu’il accueille ton enseignement, ton amour, ton salut.
Hosanna ! Hosanna !

Nous remercions vivement le père Daniel Baron, prêtre du diocèse de Nancy et Toul , pour le partage de ce texte.
« Je suis la résurrection et la vie » Edition du 22 mars 2026

« Je suis la résurrection et la vie » Edition du 22 mars 2026

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 11, 1-45)

En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur.
Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :
« Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. »
Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? »
Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. »  Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »
Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »
Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.
Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort,  et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! »
Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –  beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »
Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »
Elle répondit :« Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas :« Le Maître est là, il t’appelle. »
Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.
Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »
Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda :
« Où l’avez-vous déposé ? »
Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer.
Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! »
Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre.
Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. »
Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,
afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors !  »    Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire.
Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »
Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Commentaire:

Avec Jésus, la Résurrection et la Vie.

« Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Telle est l’interpellation à Jésus des deux sœurs. Et nous nous retrouvons bien dans cette prière, car nous avons du mal de comprendre que Dieu nous laisse vivre de telles difficultés, de telles souffrances. En face de cette désolation exprimée, Jésus répond de deux façons différentes. Pour Marthe il s’adresse à son intelligence et l’invite à la foi. «  Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ». « Oui, Seigneur, je crois ». Pour Marie et la foule qui pleurent, il s’adresse à leur cœur. « Il est pris d’émotion. Il pleure », il partage la souffrance. « Voyez comme il l’aimait. » Devant tous Jésus prie Dieu son Père et va leur donner un signe de son amour. Il redonne la vie à son ami Lazare, mais pas tout seul. Il invite les gens à retirer la pierre, à délier les bandelettes. Alors beaucoup crurent en Jésus. Si parfois nous faisons l’expérience d’une guérison, d’un mieux être, d’une réconciliation, d’une libération dues à notre prière, le plus souvent Jésus suscite en nous la paix, la sérénité, un équilibre retrouvé devant toute nos épreuves. Ainsi les nombreux malades, les désespérés, qui vont à Lourdes, reviennent apaisés, redynamisés, « ressuscités » par la chaleur de la foi, de l’espérance, de l’amour  vécue dans le pèlerinage.
« Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »

Nous remercions vivement le père Daniel Baron, prêtre du diocèse de Nancy et Toul , pour le partage de ce texte.