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Mille signes de l’Evangile



« Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés » Edition du 2 Août

« Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés » Edition du 2 Août

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 14, 13-21)

En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart.
Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.
En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades.
Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! »
Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. »
Jésus dit : « Apportez-les moi. »
Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins.
Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

 

Claude Audran II – La multiplication des pains (1683 )CC

Commentaire:

Le récit de la « Multiplication des pains pour cinq mille personnes » accomplie par Jésus figure dans les quatre Évangiles (Mt 14,13-21 ; Mc 6, 30-44 ; Lc 9,10-17 ; Jn 6,1-14).
Dans ce récit, nous retrouvons Jésus et ses disciples dans un lieu désert, près de la mer de Galilée. Les disciples revenaient tout juste d’une mission au cours de laquelle ils avaient été envoyés pour prêcher, guérir les malades et chasser les démons. Ils étaient enthousiastes à l’idée de partager leur expérience avec Jésus. Cependant, une foule nombreuse les avait suivis à pied pour écouter Jésus.
Jésus vit cette grande foule qui l’attendait. Il fut saisi de compassion pour ces gens. Il se mit à leur enseigner le Royaume de Dieu et à guérir les malades. À mesure que la journée avançait, les disciples commencèrent à s’inquiéter de la faim de la foule, car ils se trouvaient dans une région isolée, sans aucune source de nourriture à proximité.
Jésus demanda alors à ses disciples de nourrir tous ces gens, mais ils n’avaient que cinq pains et deux poissons qu’ils apportèrent à Jésus.  Celui-ci les bénit et les rompit, demanda aux disciples de les distribuer à la foule.
Face aux épreuves de la vie, beaucoup perdent espoir. Pourtant, l’espoir existe, et c’est Jésus qui nous l’offre à travers l’Évangile. Lorsque nous avons la foi, l’impossible devient possible, ce qui semblait hors de portée devient accessible, et l’incroyable devient croyable. Ne doutons jamais de la puissance de Jésus pour nous faire traverser nos situations difficiles. Continuons à prier et à avoir foi en la puissance de Jésus.

Nous remercions vivement le père Jérome SavarImuthu , prêtre du diocèse de Clermont, pour le partage de ce texte.
« Il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ » Edition du 26 juillet

« Il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ » Edition du 26 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 44-52)

 

En ce temps-là, Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.
Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle.
Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes  et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »  « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ». Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »

 

 

évangile et peinture Bernadette Lopez

Commentaire:

Trois personnes, deux situations différentes nous sont proposées dans cette parabole. Il y a un paysan qui souhaite une vie meilleure et qui trouve par hasard une fortune, un négociant qui trouve un objet convoité, et enfin un pêcheur dont le filet est plein à craquer de poissons. Tous les trois ont trouvé un trésor. Et nous, dans nos vies, quel trésor avons-nous découvert ? Une bonne profession, de bons parents, une bonne épouse ou un bon époux, de bons enfants, des frères et sœurs humains à aimer ? Notre trésor ou notre perle, ne serait-ce pas le Christ lui-même qui devrait tenir une grande place dans notre cœur, sans nous faire renier pour autant notre famille humaine ? Il nous arrive de privilégier les Valeurs de l’Évangile à celles du monde (si nous ne sommes pas du monde, nous sommes cependant dans le monde). En nous, il y a du bien et du mal, et nous souhaitons balancer par dessus bord ce qui « ne vaut rien », les sacrements que nous recevons nous y aident. Lorsque Matthieu évoque « tout scribe », il veut faire comprendre aux disciples du Christ, qu’en se convertissant, les croyants de l’Ancienne Alliance se trouvent encore plus riches en recevant la Bonne Nouvelle (Nouvelle Alliance) de Jésus : ils renouvellent leur chemin de foi.

Nous remercions vivement Michel Marty , diacre du diocèse de Champagne-Ardenne, pour le partage de ce texte.
« Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson » Edition du 19 juillet

« Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson » Edition du 19 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 24-30)

 

En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’ Il leur dit : ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent : ‘Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?’ Il répond : ‘Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.’ »

 

 

Commentaire:

Traditionnellement, dans la Bible, la moisson est une préfiguration du Jugement dernier. Alors, vous l’aurez bien compris : le Maître de la moisson n’est autre que Dieu lui-même, le champ c’est le monde humain, le blé la nourriture (et pour les Chrétiens le symbole de l’eucharistie, pain de Vie), l’ennemi, le Diviseur qui veut nous séparer de Dieu, l’ivraie les obstacles qui veulent étouffer ce qui nous rapproche de Dieu. Au passage je signale que le mot ivraie est issu d’un mot grec « zizanion , cela nous renvoie à une expression courante : « semer la zizanie » c’est-à-dire semer le trouble, la discorde, qui est bien le produit du Satan.
Et les serviteurs qui sont-ils ? Ceux qui annoncent la Bonne Nouvelle et qui peuvent ne pas trouver un terrain d’écoute favorable auprès de leurs contemporains.
Mais je me pose la question, et vous la pose également : ne serions-nous pas à la fois bon grain et ivraie ? Nous savons bien que nous sommes attirés par Dieu et ce qui est bon – nous avons été créés à l’image de Dieu-. Mais notre nature humaine et la liberté voulue par Dieu, lequel n’impose pas puisqu’il n’est pas un dictateur, font que nous pouvons étouffer en nous la Parole de Dieu qui est Amour. Il n’y a que l’Amour de Dieu pour nous qui fera que nous serons sauvés.

Nous remercions vivement Michel Marty , diacre du diocèse de Champagne-Ardenne, pour le partage de ce texte.
« Le semeur sortit pour semer » (Mt 13, 1-9) Edition du 12 juillet

« Le semeur sortit pour semer » (Mt 13, 1-9) Edition du 12 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 1-9)

 

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché.
D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés.
D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

 

le semeur Van Gogh Wikipedia

Commentaire:

Jésus se trouve chez l’apôtre Pierre, à Capharnaüm sur la rive du lac de Tibériade (mer de Galilée). Assis (la position assise, dans la Bible, est l’attitude de l’enseignant par rapport à ses élèves) dans une barque, le Christ enseigne par des images prises dans la vie simple et quotidienne. Vous avez bien compris que, dans cette parabole, le semeur n’est autre que Dieu lui-même par l’intermédiaire de son Fils Jésus, et que sa Parole est la semence de Vie.
Dans notre quotidien beaucoup de choses peuvent nous empêcher d’écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique.
Quelles sont nos sols pierreux, nos épines ? Les activités professionnelles, l’appétit de biens matériels, l’argent, la sexualité, les loisirs, les jeux, le pouvoir, l’égocentrisme peuvent faire partie des obstacles qui nous éloignent, sans toujours nous en rendre compte, de Dieu. La Parole de Dieu est la racine qui fait grandir notre foi, une foi féconde que l’on ne peut garder pour soi.
Souvenons-nous que, par le baptême, nous sommes devenus à la fois des prêtres (nous portons vers Dieu les prières et les intentions des hommes), des prophètes (nous devons proclamer la Parole de Dieu) et des rois (nous avons à bâtir un Royaume, celui de Dieu, c’est-à-dire d’Amour, de paix, de défense des plus faibles).

Nous remercions vivement Michel Marty , diacre du diocèse de Champagne-Ardenne, pour le partage de ce texte.
« Je suis doux et humble de cœur » Edition du 5 juillet

« Je suis doux et humble de cœur » Edition du 5 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 11, 25-30)

 

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

 

 

évangile et peinture Bernadette Lopez

Commentaire:

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » 
Qui sont les premiers à qui les anges révèlent la naissance de Jésus Fils de Dieu ? Des bergers, c’est-à-dire à des exclus de l’époque
Matthieu nous rapporte ici les paroles de Jésus : « venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau ». Au chapître 23, le Christ qui n’est pas tendre pour les scribes et les pharisiens de son époque, nous éclaire sur leurs pratiques  : «Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. »
Beaucoup de personnes considèrent la Loi de Moïse et les enseignements de Jésus comme difficiles à appliquer – et ils le sont -, et de ce fait considèrent la religion plus comme une contrainte morale qu’ une libération.
Un joug est une pièce de bois qui relie un attelage de deux bœufs afin qu’ils travaillent ensemble en unissant leur force.
Chez nos contemporains, qu’est-ce-qui pèse sur leurs épaules ? : la pauvreté, le chômage, les conflits, la guerre, l’exil, les persécutions parfois sournoises, le manque d’Espérance. Les « petits », pour grandir, ont besoin de se mettre debout et c’est à nous, avec nos faiblesses, de faire qu’ils reprennent leur vie en main, deviennent acteurs de leur propre vie, qu’à leur tour ils accompagnent ceux en difficulté, et rendent grâce à Dieu. Ancien du Secours Catholique, j’ai vu de nombreuses « résurrections » : bien des personnes en situation de difficulté sont devenues bénévoles pour aider les autres.
Ce sont les Pauvres et les Petits qui, à notre contact, nous évangélisent.

Nous remercions vivement Michel Marty , diacre du diocèse de Champagne-Ardenne, pour le partage de ce texte.