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Mille signes de l’Evangile



« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » Edition du 21 juin

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » Edition du 21 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 26-33)

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres :
« Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu.
Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps.
Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille.
Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés.
Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.
Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux.
Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »

image pixabay

Commentaire:

Dans cet Évangile, Jésus prépare ses disciples à la mission. Il ne leur cache ni les difficultés ni les oppositions qu’ils rencontreront, mais il les invite à vivre dans la confiance. Pour nous aussi, aujourd’hui, sa parole est un appel à la fidélité et au courage.

  1. Ne pas avoir peur de témoigner de sa foi<
    Par trois fois, Jésus répète : « Ne craignez pas » . La peur est souvent un frein à notre témoignage. Nous craignons le regard des autres, les critiques ou l’incompréhension. Pourtant, l’Évangile n’est pas un trésor à cacher. Le disciple est appelé à annoncer avec simplicité et conviction ce qu’il a reçu du Christ. La foi grandit lorsqu’elle est partagée.
  1. Avoir l’audace de proclamer l’Évangile
    Jésus demande à ses disciples de proclamer « sur les toits » ce qu’ils ont entendu dans le secret. La Bonne Nouvelle n’est pas réservée à quelques initiés ; elle est destinée à tous. Aujourd’hui encore, le monde a besoin de témoins qui osent parler de l’espérance chrétienne, non par prosélytisme, mais par amour. Notre vie, nos paroles et nos choix peuvent devenir une annonce vivante de l’Évangile.
  1. Craindre seulement de s’éloigner de Dieu
    La seule véritable crainte du croyant n’est pas celle des hommes, mais celle de perdre la communion avec Dieu. Jésus nous rappelle que nous avons une valeur infinie aux yeux du Père : « Vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. » Cette certitude nous libère de toutes les peurs. Celui qui demeure uni au Christ peut traverser les épreuves avec confiance. Le plus grand danger n’est pas l’opposition du monde, mais l’indifférence qui nous éloigne peu à peu de Dieu.

En ce dimanche, demandons la grâce d’un cœur courageux, capable de témoigner sans honte de sa foi, avec audace et humilité, dans la certitude que le Seigneur veille sur chacun de ses enfants.

Nous remercions vivement le père Georges Abdallah, prêtre du diocèse de Clermont Ferrand, pour le partage de ce texte.
« Jésus appela ses douze disciples et les envoya en mission » Edition du 14 juin

« Jésus appela ses douze disciples et les envoya en mission » Edition du 14 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 36 – 10, 8)

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »

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Commentaire:

1. Le regard de Jésus est un regard de compassion
« Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion. »
Avant d’enseigner ou d’envoyer en mission, Jésus regarde. Il voit les blessures, les fatigues et les attentes de son peuple. Aujourd’hui encore, il pose sur chacun de nous un regard plein de tendresse. Aucun de nos combats, aucune de nos souffrances ne lui sont indifférents.

2. Dieu continue d’appeler des ouvriers pour sa moisson
Face à l’immensité de la mission, Jésus invite ses disciples à prier :  « Priez donc le Maître de la moisson. »
L’Église a toujours besoin d’hommes et de femmes disponibles pour annoncer l’Évangile. Prions pour les vocations sacerdotales, diaconales, religieuses et missionnaires, mais aussi pour tous les baptisés appelés à témoigner du Christ dans leur vie quotidienne.

3. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement
Les apôtres sont envoyés pour annoncer le Royaume de Dieu et manifester sa proximité par leurs gestes et leurs paroles. Leur force ne vient pas d’eux-mêmes mais du don reçu de Dieu.
Nous aussi, nous avons reçu gratuitement l’amour, le pardon et la miséricorde du Seigneur. Notre mission est de les partager autour de nous avec simplicité, générosité et joie.

Question pour la semaine :
                               Comment puis-je être, là où je vis, un signe de la compassion et de la bonté de Dieu pour ceux que je rencontre ?

Nous remercions vivement le père Georges Abdallah, prêtre du diocèse de Clermont Ferrand, pour le partage de ce texte.
« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » Edition du 7 juin

« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » Edition du 7 juin

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 6, 51-58)

En ce temps-là, Jésus disait aux foules des Juifs :
« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors :
« Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

 

 

Commentaire:

L’Évangile de ce dimanche (Jn 6, 51-58) nous rappelle trois vérités essentielles pour notre vie chrétienne.

  1. Jésus veut demeurer avec nous.
    Par l’Eucharistie, Jésus ne nous a pas laissés seuls. Sous les signes du pain et du vin, il continue d’être présent au milieu de son peuple. Chaque messe est une rencontre avec le Christ vivant qui nous accompagne sur notre chemin.
  2. Jésus nourrit notre faim la plus profonde.
    Nous avons besoin de pain pour vivre, mais notre cœur a aussi besoin d’amour, de vérité, de paix et d’espérance. En se donnant comme Pain de Vie, Jésus vient combler cette faim intérieure que rien d’autre ne peut rassasier pleinement.
  3. L’Eucharistie nous unit et nous envoie.
    En partageant le même Pain, nous devenons un seul corps dans le Christ. L’Eucharistie nous appelle à construire la fraternité, à être artisans de paix et à témoigner de l’espérance au cœur d’un monde souvent marqué par les divisions et les inquiétudes.

cette semaine, prenons le temps de remercier Jésus pour ce don incomparable de l’Eucharistie et demandons-lui de faire de nous des témoins de sa présence et de son amour.

« Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel. Celui qui mange de ce pain vivra éternellement. » (Jn 6, 51).

               P.Georges, votre serviteur.

Nous remercions vivement le père Georges Abdallah, prêtre du diocèse de Clermont Ferrand, pour le partage de ce texte.
« Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé » Edition du 31 mai

« Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé » Edition du 31 mai

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 3, 16-18)

 

Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement ;
celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

 

Evangile et peinture Bernadette Lopez

Commentaire:

Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné  son Fils pour que tout homme qui croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle. Dieu a envoyé son Fils dans le monde, pour que le monde soit sauvé par Lui.Jn3/17
Le Monde sauvé de quoi ?
Jésus a partagé la condition d’homme, afin de réduire à l’impuissance par sa mort celui qui détenait le pouvoir sur la mort, le diable et  délivrer ceux qui par la crainte de la mort, passaient leur vie dans  la situation d’esclave.Heb2/15. Esclave du paraître , de la compétition, du désir de dominer, de jouir de tout ce que la vie offre dans une consommation individuelle, des diverses addictions, qui deviennent un vrai esclavage. Dieu s’est fait connaître comme famille, avec les relations entre le Père, le Fils et l’Esprit.  Par le synode que le pape François avait  achevé en 2024, nous sommes appelés à convertir nos relations : regarder Jésus dans ses relations aux personnes qu’il rencontre : il accueille l’aveugle Bartimée à Jéricho ou la pècheresse, comme une relation à construire avec eux, don de l’Esprit pour les conduire à l’amour du Père !

 

Nous remercions vivement le père Guy Dubigeon, prêtre du diocèse de Nantes, pour le partage de ce texte.
« De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie : recevez l’Esprit Saint » Edition du 24 mai

« De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie : recevez l’Esprit Saint » Edition du 24 mai

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 20, 19-23)

C’était après la mort de Jésus ; le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs,Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

 

Pentecôte mosaîque Pixabay

Commentaire:

Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive, celui qui croit en moi ! L’Esprit-Saint comme une eau-vive pour ceux qui croient en Lui ! L’eau vive de notre baptême, de notre confirmation. Avons-nous le désir que nous soit donné l’Esprit du Christ ressuscité ?
Quel don de l’Esprit demander ? Peut-être le don de piété : c’est comme une voile que je monte en tirant sur la corde et le vent me pousse vers Dieu et mes frères. Me laisser entraîner par L’Esprit, c’est toute autre chose que de décider de faire ceci ou cela avec effort et de moi-même.  C’est donné ! Simon-Pierre à la Pentecôte trouve des mots pour convaincre ses concitoyens:c’est donné.
Laissons-nous étonner par les baptisés de Pâques, pour les accompagner dans leur disponibilité à l’Esprit de Pentecôte.

Nous remercions vivement le père Guy Dubigeon, prêtre du diocèse de Nantes, pour le partage de ce texte.