+33 1 45 51 60 55 vea@vea.asso.fr

Z-Actualités en page d’accueil



Nous sommes venus d’Orient adorer le roi édition du 8 janvier 2023

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Matthieu (2, 1-12)

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient
arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »  Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant  « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie .Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;  et, tombant à ses pieds, ils se  prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de lamyrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

 

COMMENTAIRE

Nous avons vu son étoile disent les Mages et ils se mettent en marche. Nous aussi notre baptême nous a ouvert un chemin.
Noël nous révèle la naissance du Christ dans l’humilité de sa nature humaine, l’Épiphanie vient nous dire la majesté divine, qui brille à travers son humanité et qui illumine le monde. Le rassemblement des Mages venus des confins du monde, le rassemblement de l’humanité se fait autour de cet enfant fragile qui fait peur à Hérode.
Par leurs présents mystiques, les mages rendent hommage à Celui qu’ils adorent : l’or, un présent pour le Roi, l’encens dédié à Dieu comme la prière, la myrrhe donnée à l’homme mortel promis à l’immortalité.
Aujourd’hui cette marche, c’est la nôtre, ces présents, ce sont les nôtres : l’or de la charité et de nos actions justes, lencens de l’adoration et de la prière, la myrrhe de notre foi dans la Résurrection de Pâques.
Aujourd’hui encore nous sommes en route et suivons l’étoile qui mène au Christ et à sa Parole . Amen

 

Nous remercions vivement le père René Dissard, prêtre du diocèse de Poitiers, pour le partage de ce texte

« Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » édition du 1 janvier 2023

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Luc (2, 16-21)

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né
couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.  Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

 

 

COMMENTAIRE

C’est avec l’Annonce de la Nativité faite aux Bergers et l’Annonce des Bergers au monde que l’Eglise nous invite à entrer dans cette année nouvelle.
Nous méditons la présence de la Sainte Famille, nous entendons : « Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. » Suivons son exemple, rejoignons la dans son oui.
Ce qui est de Dieu est toujours la réalisation d’une promesse, Dieu frappe à la porte, par un appel à aimer, par un appel à faire miséricorde, par un appel à donner sa vie, Les événements de notre monde nous dépassent et nous déroutent comme il y a plus de 2000 ans, c’est cependant là que Dieu nous appelle. L’Église a plus que jamais besoin de témoins qui fassent naître dans les cœurs, un Dieu de Paix, Dieu, aujourd’hui.
Prions Marie, Mère de Dieu, Mère de l’Église, Mère qui nous apprend à accueillir, jour après jour, dans les événements quotidiens, Jésus, « Dieu sauve », « Dieu avec nous », pour ne plus faire qu’un avec lui par notre prière et nos actes.

 

Nous remercions vivement le père René Dissard, prêtre du diocèse de Poitiers, pour le partage de ce texte

« Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » Edition du 25 décembre 2022

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Matthieu (1, 18-25)

Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse, mais il ne s’unit pas à elle, jusqu’à ce qu’elle enfante un fils, auquel il donna le nom de Jésus.

 

 

 

COMMENTAIRE

Se rencontrer à Noël
Nous voici à la veille de célébrer la fête de Noël dans la joie des retrouvailles familiales et ecclésiales, même si des raisons de nous inquiéter sont là et même si nous savons que beaucoup seront seuls à Noël. La joie de la rencontre peut et doit l’emporter sur nos soucis à cause même de l’événement que nous célébrons, la rencontre de Dieu et de l’humanité par la naissance historique de Jésus, fils de Dieu, fils de Marie.
A vrai dire ce motif de nous réjouir semble oublié par beaucoup de nos contemporains qui néanmoins vont se réunir ‘pour les fêtes de fin d’année’. La décoration des villes et des villages ainsi que des maisons, les marchés de Noël sont un contraste avec la simplicité et la pauvreté de la crèche de Bethléem. Mais c’est ainsi ! Il nous reste à rétablir leur signification et leur raison d’être. Prenons part, sans rechigner à la joie de tous et à la peine de ceux qui seront privés de la joie de la rencontre, et rappelons autour de nous les raisons de nous réjouir.
Se rencontrer ! Il n’est pas besoin d’être chrétien pour cela. Assurément ! Toute vie humaine est une vie sociale faite d’échange qu’il faut savoir apprécier et de conflit qu’il faut savoir apaiser. Personne n’échappe à la vie commune sans à rêver d’être seul sur une île.
Se réunir à l’église pour fêter Noël, se retrouver en famille ou avec des amis, c’est participer à ce mystère, imiter notre Seigneur venu rencontrer les hommes. Nous devons nous souvenir de cela même si nous sommes avec d’autres qui n’ont pas cette certitude. N’est ce pas ce qui est écrit dans la lettre de saint Paul à son disciple Tite : «  Bien aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à vivre dans le temps présent en hommes raisonnables, justes et religieux (Tt 2, 11-12). Le prologue de l’évangile selon saint Jean est encore plus explicite sur l’universalité du salut : «  Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans ce monde, illumine tout homme » (Jn 1,9). ‘Tout homme, quelle que soit son origine ou sa condition peut et doit recevoir de Lui les directives qui l’orienteront vers l’accomplissement de sa vie’ (note de la Bible œcuménique).
C’est bien pour tous les hommes que Jésus est né à Bethléem. A nous chrétiens d’en témoigner par la joie et la sérénité de notre vie en célébrant l’anniversaire de cette naissance et en reconnaissant la présence du Christ dans notre vie de chaque jour.

Nous remercions vivement le père Pierre Gauthier, prêtre du diocèse de Millau, pour le partage de ce texte

Jésus naîtra de Marie, accordée en mariage à Joseph, fils de David édition du 18 décembre 2022

EVANGILE de Jésus Christ selon saint Matthieu (1, 18-24)

Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».  Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

 

COMMENTAIRE

Ce 4ème dimanche de l’Avent, nous lirons, dans l’évangile selon saint Matthieu, la généalogie de Jésus et l’annonce faite à Joseph de sa conception virginale, récit que l’on peut appeler l’annonciation à Joseph, propre à cet évangéliste, comme il y a l’annonciation à Marie, plus connue et rapportée par l’évangéliste saint Luc. Ces deux récits sont deux manières de voir l’évènement avec les yeux de Joseph et les yeux de Marie L’évangéliste ne nous rapporte aucune parole de Joseph, seulement son attitude faite de surprise et d’acceptation de la mission à lui confiée de  « prendre chez lui sa femme, et il ne la connut pas jusqu’au jour ou elle enfanta un fils, et il l’appela du nom de Jésus (Mt 1,24b-25).
De Marie, l’évangéliste relate deux réponses parlées qui expriment la même attitude de surprise et d’acceptation « Comment cela sera-t-il possible puisque je ne connais pas d’homme ?» (Lc 1, 34) et « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 38).
Cette seconde parole de Marie dit d’abord l’acceptation de la mission unique qui lui est proposée mais aussi le désir d’une révélation plus complète du mystère de Jésus. Même non exprimées, ces dispositions sont aussi celles de Joseph : accueil de la proposition divine et acceptation du mystère qui enveloppe cette proposition.
Ainsi, avant même les liens du mariage qui allait les unir, Marie et Joseph sont réunis par une même attitude d’accueil de la volonté de Dieu et de son mystère : ils sont prêts à former la famille dans laquelle Jésus naîtra et grandira.
Deux manières de voir Joseph et Marie nous sont présentées dans les évangiles de saint Matthieu et saint Luc. La première est la modestie de leur condition qui fait qu’ils sont soumis plus que d’autres aux aléas de la vie : la naissance de l’enfant dans une crèche, la fuite en Egypte et le voyage à Jérusalem quand Jésus eut douze ans et resta au Temple à l’insu de ses parents. Mais une seconde attitude nous est présentée ; sans cacher l’humilité de cette condition et les bousculades de la vie, les récits évangéliques nous révèlent une autre réalité tout aussi prégnante que la première : la communion de Marie et de Joseph, soit l’amour de Dieu et l’obéissance à sa volonté qui faisaient de la simplicité de cette famille non seulement un modèle pour les familles mais pour chacun de nous qui, dans le détail de sa vie quotidienne, tente bon an mal an de découvrir la présence de Dieu. La vie de Marie, de Joseph et de Jésus à Nazareth est communément dite « cachée » par contraste avec la vie publique de Jésus après son baptême par Jean-Baptiste ; elle peut être dite cachée aussi au titre qu’elle cache et révèle l’action de Dieu dans la vie de tous les jours

 

Nous remercions vivement le père Pierre Gauthier, prêtre du diocèse de Millau, pour le partage de ce texte